Les entretiens sur l’Ukraine forment la première partie de la quatrième heure du film d’Oliver Stone. Cette partie a été diffusée sur France 3 mercredi dernier, tard dans la nuit. Ils ont été enregistrés en mai  et juillet 2015 à Sotchi, au bord de la Mer Noire, non loin de la Crimée et de l’Ukraine. Le film du réalisateur de cinéma, Oliver Stone, est le condensé en quatre heures des 20 heures d’entretiens qu’il a eu avec le président de la fédération de Russie de juin 2014 à février 2017.

La conversation d’Oliver Stone avec Vladimir Vladimirovitch Poutine sur l’Ukraine est illustrée dans ce film-documentaire par des documents d’actualité qui attestent et confirment ce qui est dit au même moment, soit par Oliver Stone, soit par le président russe.  Les quelques photos qui parsèment le script que j’ai fait de l’entretien sont tirées du film, mais n’ont pas la prétention de résumer les nombreux documents présentés dans le film lui-même. Ce script fait suite au compte-rendu de la première partie du film que j’avais intitulée:  Quatre heures de « Conversation avec M. Poutine », l’excellent film d’Oliver Stone sur France3.

Vue de sotchi

Alors que Donald Trump n’a pas osé ou pas pu revenir sur les sanctions contre la Russie contrairement à ses projets de campagne et que les USA ont décidé de prolonger les sanctions économiques contre la Russie, alors que l’Union européenne, contrairement aux velléités exprimées par de nombreux affairistes et personnes politiques, s’est une fois encore couchée devant les USA et ont à leur tour prolongé les sanctions, alors qu’Emmanuel Macron qui aime tant jouer les fiers-à-bras pour impressionner le petit peuple, s’est couché lui aussi, en dépit de ce qu’il laissait entendre pour plaire aux agriculteurs durant la campagne, enfin, alors que la Russie a elle aussi prolongé les sanctions économiques en retour qui sont désastreuses pour l’agriculture, notamment française, il peut être intéressant de se remémorer les événements tragiques qui se déroulent en Ukraine depuis 2014, racontés par Vladimir Poutine. Surtout lorsque l’on sait qu’un regain de tension s’observe sur le front du Donbass avec de plus en plus de victimes civiles.

Le bureau de Poutine au Kremlin avec la photo de son père marin à Sébastopol, et une icône de la Vierge.

                                                                                                                            

« Après l’indépendance, explique Vladimir Poutine, il y a eu des pillages en Ukraine qui étaient pires que ceux qui se passaient au même moment en Russie « et rien n’a changé sous les gouvernements qui ont suivi. » « les gens en avaient assez de la corruption organique, de la paupérisation des uns et de l’enrichissement immoral des autres. Les gens pensaient que l’UE pouvait les sortir de la position humiliante qu’ils subissaient depuis le début des années 1990. Les événements découlent de cette situation. » « L’économie de la Russie et celle de l’Ukraine se sont développées à partir d’un noyau commun, les deux pays avaient des liens économiques uniques. le marché russe était complètement ouvert aux importations en provenance d’Ukraine, aujourd’hui encore [mai 2015 ndlr] il n’y a pas de droit de douane entre nos deux pays. Pendant 17 ans nous avons mené des négociations avec l’UE sur les conditions d’entrée de la Russie à l’OMC [Organisation du Marché Commun ndlr]. Et tout-à-coup on nous annonce que l’Ukraine et l’UE vont signer un accord d’association. Cela signifie que toutes les marchandises en provenance de l’UE vont pouvoir entrer sur notre territoire [sans contrôle ni droit de douane ndlr] et cela sans négociations préalables et malgré les accords de principes que nous avions déjà signés avec les européens au cours de ces 17 années de négociations. Bien évidemment nous devions réagir à cette annonce et nous avons dit que si l’Ukraine devait agir ainsi c’était son choix et nous respections ce choix. Mais ce n’était pas à nous de payer pour ce choix. Pourquoi les habitants de la Russie devraient-ils payer pour une décision ukrainienne ? Nous avons proposé des négociations trilatérales à nos partenaires européens, mais leur refus a été catégorique. (…)

On le sait la crise a éclaté lorsque M. Ianoukovitch a déclaré qu’il devait repousser la signature de l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE. Le président Ianoukovitch a dit que l’accord allait être conclu mais qu’il fallait tout d’abord préciser certaines modalités. C’est là que tout a commencé. Nos partenaires en Europe et aux États-Unis ont surfé sur une vague de mécontentement populaire. Au lieu d’expliquer ce qui se passait vraiment ils ont soutenu ce coup d’État.

Entre novembre 2013 et fin février 2014 il y a eu beaucoup de manifestations. (…) La CIA était extrêmement attentive à ce qui se passait. Il suffit de regarder l’enchainement des événements. Ianoukovitch a annoncé que la signature de l’accord d’association était repoussé et personne n’a cherché à savoir pourquoi ni pour combien de temps. Immédiatement des troubles ont éclaté. »

Oliver Stone précise: « 14 policiers tués et 43 blessés. Pendant le massacre de la place Maïdan, vous receviez des renseignements ? C’est bizarre qu’il y ait eu à la fois beaucoup de manifestants et de policiers tués. La police ne ripostait pas et elle a battu en retraite, rappelée par Ianoukovitch. Il semble que des groupes de snipers visaient des policiers et des civils dans le but de créer un chaos propice à la prise de pouvoir…

Vladimir Poutine: « C’est tout-à-fait exacte. Ianoukovitch n’a pas donné d’ordre d’utiliser les armes contre les manifestants. Nos partenaires occidentaux y compris les Américains ont fait pression sur lui pour qu’il ne donne pas  ce genre d’ordre. Ils nous ont dit: faites en sorte que Ianoukopvitch n’ait pas recours à la force. De notre côté nous demanderont aux manifestants d’évacuer les places publiques et les bâtiments administratifs. Nous avons répondu, c’est une bonne proposition. Nous allons y travailler. Et comme vous le savez, le président Ianoukovitch n’a pas eu recours aux armes. Il m’a dit d’ailleurs que pour lui c’était inimaginable. Il n’avait absolument pas l’envie de donner l’ordre de tirer sur la population.

O.S. : Qui étaient ces snipers ? Qui les avait engagés ?

V.P. : des gens qui avaient intérêt à l’escalade des tensions! Je n’ai pas d’informations précises sur l’identité de ces individus, mais c’est d’une logique élémentaire!

O.S : Aviez-vous des informations sur des bataillons issus de factions d’extrême-droite qui avaient reçu un enseignement militaire dans d’autres villes ? On m’a dit que des unités d’une centaine d’hommes étaient arrivées en ville dans les jours qui ont précédé les affrontements place Maïdan…

V.P. : Nous avions et nous avons toujours des informations attestant que des groupes de combat de ce type étaient formés en Ukraine occidentale, en Pologne et dans d’autres territoires. »

« Je rappelle que juste avant, le 21 février 2014, les ministres des affaires étrangères de 3 pays européens sont venus à Kiev pour participer à la rencontre avec le président Ianoukovitch et l’opposition. Ils se sont mis d’accord sur l’organisation d’élections anticipées et sur les futurs rapports entre l’opposition et le président.

[ces accords n’ont jamais été honorés, ils ont été remplacés par le coup d’Etat ndlr]

« C’était un coup d’Etat armé et rien d’autre! »

O.S : la presse américaine en a parlé comme si Ianoukovitch avait abandonné Kiev.

V.P. :  « Oui, oui, c’est une version qui justifie le soutien à ce coup d’Etat. Dés que Ianoukovitch est parti dans la deuxième ville du pays pour participer à un événement important intérieur sa résidence a été occupée par des hommes en armes. Si la Maison Blanche était occupée de cette manière, vous ne diriez pas qu’il s’agit d’un coup d’Etat ? Ces gens ne sont pas venus pour passer le balais. Le procureur général s’est fait tirer dessus. Un de ses agents particuliers a été blessé, le cortège du président Ianoukovitch a essuyé des coups de feu. C’était un coup d’Etat armé et rien d’autre! Le lendemain avec notre aide, le président Ianoukovitch a pu regagner la Crimée, qui a l’époque faisait encore partie de l’Ukraine. Il y est resté une semaine ou 10 jours. Il espérait encore que les gens qui avaient signé l’accord du 21 février tenteraient de régler le conflit par des moyens démocratiques, légaux. Mais rien de tel ne s’est produit. En revanche il était évident que s’il tombait entre leurs mains il se ferait tuer. Bien sûr on peut tout déformer. On peut tromper des millions de gens en utilisant le monopole qu’on impose sur les médias. Mais au final, un spectateur impartial peut très bien comprendre que c’était bel et bien un coup d’Etat.

« Dans le Donbass, Donetsk et Lougansk n’ont pas accepté le coup d’Etat »

Quand le régime a été renversé certains ont apprécié ce changement et d’autres non. Des gens ont été effrayés par le déchainement des nationalistes et leur radicalisme. La première loi qui a été adoptée par ceux qui ont pris le pouvoir a été de limiter l’usage de la langue russe. Les européens ont bloqué cette mesure mais un signal avait été lancé. Le peuple a compris la direction qu’allait prendre le pays. Ce même processus a été mis en œuvre dans le Sud-est du pays, dans le Donbass. Là-bas il y a deux grandes villes, Donetsk et Lougansk dont les habitants n’ont pas accepté le coup d’État.

Le Donbass en vert. Sur cette carte extraite du film d’Oliver Stone, la Crimée en orange n’est pas intégrée à la Russie en rouge.

Au début la police a reçu l’ordre d’enlever certaines personnes, mais elle a rapidement pris le parti des insurgés. Ensuite les services secrets se sont mis à enlever les gens la nuit et à les mettre en prison. Il est normal qu’en voyant ça les habitants du Donbass aient pris les armes. A partir de là les vrais combats ont commencé.  Au lieu d’engager le dialogue avec les habitants du sud-est de l’Ukraine, après l’intervention des services secrets, le gouvernement ukrainien a déployé les forces spéciales et ensuite toute l’armée avec des chars et des avions de combat.

Ils se sont mis à frapper les zones résidentielles directement au lance-rocket. Ensuite il y a eu de nouvelles élections et un nouveau président a été élu. A plusieurs reprises nous avons appelé le président ukrainien à ne pas prendre de mesures radicales. Je lui ai parlé de nombreuses fois, mais il avait sa propre vision de la situation, il évoquait toujours les pertes d’une, deux ou trois personnes que son armée avait subi durant les combats contre les milices. C’était évidemment regrettable, toute mort est toujours une tragédie, mais quand il a repris les hostilités se sont des milliers de personnes qui ont péri.

Photo: Arrivée au Kremlin en hiver.

Rencontre du 15 juillet 2015

O.S. : En ce qui concerne M. Obama, quels étaient vos échanges avec lui ?

V.P. :  Nous étions en contact ininterrompu. Enfin nous parlions au téléphone très régulièrement. (…) Nos visions étaient très différentes et elles le sont toujours en ce qui concerne les origines et le déroulement de la crise ukrainienne. (…) Nous nous sommes parlés il y a quelques jours, nous avons évoqué nos rapports bilatéraux, la situation au Moyen-Orient et en Ukraine.

O.S. : Vous diriez que vos échanges sont cordiaux ?

V.P. :  Non! ce sont des relations de travail! (…) Je peux vous dire que c’est un échange où les deux parties sont désireuses de se parler. Nous ne sommes pas du tout dans une confrontation, j’ai l’impression que le président Obama est quelqu’un de réfléchi qui sait évaluer une situation de façon réaliste, nous sommes d’accord sur certains points et en désaccord sur d’autres. Parfois nous trouvons des points de convergence sur des sujets difficiles. (…)

O.S. : Vous nous parliez des influences extérieures durant la crise ukrainienne, on sait que des ONG opéraient en Ukraine, on sait que Victoria Nuland, la secrétaire américaine pour l’Europe de l’Est soutenait activement le changement de gouvernement.

[diverses documents filmés apparaissent en surimpression qui apportent toutes les preuves de ces affirmations, notamment le discours de Victoria Nuland affirmant à Kiev que les USA avaient versé 5 milliards de dollars pour changer le régime ndlr].

on sait que le sénateur John Mac Caïn s’est rendu sur place et qu’il a été vu dans des meetings avec des dirigeants d’extrême droite dont des néo-nazis.

On sait qu’en Amérique la Fondation nationale pour la Démocratie, une organisation influente, privée, à but non lucratif est très active, très active ici [Ici c’est-à-dire en également en Russie].

Carl Gershman son président s’est exprimé en faveur d’une Ukraine indépendante, et on sait que le financier milliardaire d’origine hongroise, George Soros a soutenu des groupes là-bas en Ukraine.

V.P. : Tout cela est vrai, je ne comprends pas toujours la logique de nos partenaires, mais parfois j’ai l’impression que pour mieux contrôler leur propre camp euro-atlantique et imposer plus de discipline, ils ont besoin d’un ennemi extérieur.

O.S. : Autrement dit, les États-Unis maintiendraient une Europe unie pro-américaine et pro-OTAN, grâce à un ennemi commun comme la Russie ?

V.P. : Je peux vous assurer que c’est la vérité, je le sais, je le sens.

Joe Biden, le secrétaire d’Etat américain devant la Rada, le parlement ukrainien, venu mobiliser les députés à Kiev.

O.S. : Avec le recul était-ce une erreur d’avoir annexé la Crimée ? ça vous a coûté très cher… Les sanctions, le retournement de l’Union européenne contre la Russie, les États-Unis, ça a défrayé la chronique parce que c’est illégal ou considéré comme tel dans le monde d’après-guerre.

« En Crimée 70% de la population sont des Russes d’origine »

Le port de Sébastopol

V.P. :  Ce n’est pas nous qui avons décidé d’annexer la Crimée à la Russie, ce sont les habitants de Crimée qui ont décidé de rejoindre la Russie. Le parlement de Crimée, élu avec la constitution ukrainienne et donc complètement légitime, a annoncé la tenue d’un référendum; le parlement de Crimée a voté à une majorité écrasante en faveur de la réunification avec la Russie. Il faut dire que le coup d’Etat a entrainé énormément de violences.

Photo de gauche: Tentative par les néo-nazis de prise du Parlement criméen.

Entre autres menaces il y avait le risque de violences perpétrées par des nationalistes ukrainiens en Crimée dont 70% de la population sont des russes d’origine ou se considèrent comme russes car le russe est leur langue maternelle. Les gens étaient inquiets pour leur sécurité. Conformément aux accords internationaux nous avions le droit de faire stationner 20 000 hommes sur notre base militaire en Crimée, et même un peu plus. Il fallait garantir le fonctionnement des institutions représentatives pour que le parlement puisse se réunir et faire son travail. La Population devait se sentir en sécurité.

Le sénateur américain John Mac Caïn en compagnie de leaders néo-nazis à Kiev

(…) « oui nous avons créé les conditions nécessaires pour que les gens puissent se rendre aux urnes. Nous n’avons mené aucune opérations armées. Pas un coup de feu n’a été tiré et personne n’a été tué. Plus de 90% des habitants de Crimée ont participé au référendum, ensuite sur la base du résultat du scrutin, le  parlement de Crimée a demandé au parlement de Russie d’intégrer la Crimée dans la fédération de Russie. Les pertes territoriales subies par l’Ukraine ne sont pas dues à la Russie mais à la décision des habitants de Crimée qui ne voulaient pas se retrouver sous le contrôle d’un régime nationaliste.

Photo de droite: Une petite fille vient fraterniser avec un soldat russe en Crimée

« Pendant des décennies, l’union soviétique a été dirigée par des Ukrainiens »

Une guerre civile a éclaté dans le Sud-est, dans le Donbass, immédiatement le PIB a chuté de manière catastrophique les plus grosses entreprises industrielles ont cessé le travail, le chômage a grimpé, les salaires ont plongé. L’inflation a atteint entre 45 et 47%. Nous sommes étroitement liés à l’Ukraine, plus que des peuples frères, je suis convaincu que nous sommes quasiment le même peuple. Évidemment il y a des spécificités linguistiques, culturelles et historiques qu’il faut respecter, d’ailleurs elles ont toujours été respectées, même lorsque l’Ukraine faisait partie de l’URSS. Il faut rappeler que pendant des décennies, l’union soviétique a été dirigée par des Ukrainiens. Je trouve que ça en dit long.

Nikita Kroutchev étaient de ces Ukrainiens qui ont dirigé d’une main de fer l’Union soviétique, notamment en persécutant férocement les chrétiens. C’est lui qui a donné la Crimée en 1958 à l’Ukraine.

O.S : Mais économiquement, comme vous dites, vous êtes auto-suffisant. Ils sont partis laissez-les à leurs problèmes! ça ne détruira pas votre pays.

V.P. :  Bien sûr!

O.S. : Lors de notre dernière rencontre je vous ai posé une question sur la base sous-marine russe en Crimée, Sébastopol. Et vous avez dit que la perte de la base ne représentait pas une menace.

Le président russe avait expliqué qu’en effet une nouvelle base navale à Novorossirsk pouvait suppléer éventuellement celle de Sébastopol.

V.P. : ça représente une menace mais pas une menace critique.

O.S. : Même si l’OTAN devait passer un accord avec l’Ukraine, je ne vois pas où serait la menace pour la Russie avec l’armement moderne.

Cette carte n’est pas extraite du film d’Oliver Stone, mais elle donne une idée de l’encerclement de la Russie par l’OTAN avec ses systèmes de défense anti-missiles dirigés contre la Russie.

V.P. : Moi, si, j’y vois une menace. Quand l’OTAN débarque dans un pays, la population de ce pays et ses habitants ne peuvent pas influencer les décisions de l’OTAN, y compris celles concernant l’infrastructure militaire, même des armements très sensibles peuvent être déployés comme les systèmes de défense anti-missiles. Aujourd’hui on observe un renforcement de l’influence américaine en Europe , en partie grâce aux pays d’Europe de l’Est, ils sont encore dans un paradigme de confrontation avec une puissance dominante, l’ex-URSS qu’ils projettent sur la Russie actuelle. Mais tôt ou tard, cela va s’arrêter.

Suite à la guerre en Ukraine, les Américains ont réussi à présenter la Russie comme un agresseur potentiel, mais bientôt tout le monde comprendra que la Russie ne représente pas une menace. Ni pour les pays baltes, ni pour l’Europe de l’Est et encore moins pour l’Europe de l’Ouest. Quand les Européens s’en rendront compte ils seront d’autant plus désireux de protéger leur souveraineté et de défendre leurs intérêts nationaux. Cette pression constante n’est agréable pour personne, croyez-moi. Tôt ou tard on en verra les conséquences. Tôt ou tard cela prendra fin. Il est préférable que ce soit le résultat d’un dialogue. Bien sûr on peut aussi faire monter la pression en Asie en parlant de la Corée du Nord, mais pour moi, ce dont nous avons tous besoin, c’est d’une autre forme de relations internationales, basée sur l’intérêt des peuples et sur leur souveraineté. Pas sur l’intimidation et sur les menaces d’une agression extérieure qui ne peut être conjurée qu’avec l’aide des Etats-Unis. Un jour ce paradigme ne sera plus d’actualité. « 

« Il faut simplement remercier Dieu de servir notre pays. »

Cette troisième partie du film se poursuit au Kremlin avec l’évocation du problème Syrien notamment, des événements tout aussi cruciaux que ceux d’Ukraine, mais ce n’est pas le sujet de cet article. Peut-être d’un autre…

Les dernières images de cette troisième partie montrent Vladimir Poutine et Oliver Stone déambulant dans le palais des Térems (enceinte du Kremlin), dont l’ensemble des fresques qui recouvrent les murs et le plafond pourrait un peu se comparer par leur splendeur à celles de la chapelle Sixtine, avec des scènes de la Bible et de l’histoire de la Russie. C’est au Palais des Térems qu’en 1653 l’Assemblée des Etats adopta le décret sur le rattachement de l’Ukraine à la Russie.

Oliver Stone qui se montre dans la quatrième heure de son film en nostalgique du communisme, ne pose pratiquement aucune question à Vladimir Poutine sur la religion tout-au-long de ces entretiens. C’est dommage parce que l’église orthodoxe est la colonne vertébrale de la politique russe depuis qu’en 1999 Vladimir Poutine s’est retrouvé à la tête de la Russie. Le retour et l’engouement des Russes pour l’Orthodoxie et toutes les traditions qu’elle véhicule commencent en fait à la chute de l’Empire soviétique en 1991.

Comme durant la révolution française le vandalisme révolutionnaire a fait son œuvre en Russie. De nombreux monuments de l’histoire impériale russe et plus encore de la religion, ont été détruits par le régime communiste, notamment par Staline, mais les plus importants ont été restaurés à l’identique notamment les palais et cathédrales du Kremlin ainsi que ceux de la place Rouge, au cours des années 1990. Dont notamment la grande cathédrale du Christ Sauveur, au cœur de Moscou, que Staline avait détruite pour mettre une piscine à sa place. Actuellement encore ce travail de restauration,  de reconstruction et de construction nouvelles d’églises se poursuit à un rythme élevé chaque année.

C’est Vladimir Poutine qui a le dernier mot de cette troisième partie. Interrogé sur les risques d’attentats sur sa personne, il dit que tout le monde est mortel et que le destin des hommes appartient à Dieu seul, et il conclue: « Il faut simplement remercier Dieu de servir notre pays. »

Voir également: Quatre heures de « Conversation avec M. Poutine », l’excellent film d’Oliver Stone – 1ère partie du film   

emiliedefresne@medias-presse.info

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40 commentaires

  1. Champtocé says:

    À tous points de vue, le maître du Kremlin est ce que l’on appelle un Homme d’État, plus exactement un grand Homme d’État.
    Puisse le Seigneur faire en sorte que la France en retrouve enfin un dans le futur !

    • Un grand « Homme d’Etat » comme le fut Napoléon ? et dont la Sainte Vierge avait dit « méfiez-vous de lui, son coeur est double » ?…
      https://www.youtube.com/watch?v=WfBPzj0LJy8

      • Да здравствует Россия says:

        Ce n’est pas de Napoléon dont la Sainte-Vierge a parlé à Mélanie mais de Louis-Napoléon Bonaparte, c’est-à-dire Napoléon III. Mais elle n’a rien dit de Poutine à ma connaissance.

        • A ma connaissance, non elle n’a rien dit de Poutine (?).
          Poutine a juste invité Erdogan à Moscou pour l’inauguration de sa grande mosquée, puisque comme le rappelle Poutine dans son discours, « en vertu de la loi de notre pays, l’islam est l’une des religions traditionnelles de la Russie » et il continue « Je relève que leur rejet (aux musulmans) et condamnation de toutes les formes de fondamentalisme et radicalisme ont apporté une contribution majeure à la lutte contre le nationalisme et l’extrémisme religieux. »
          Oui c’est un grand Homme d’Etat… Malheureusement il n’a rien à voir avec un saint Louis dont le coeur n’était pas double.

          • Да здравствует Россия says:

            C’est bien ce qu’il me semblait, la Sainte vierge n’a rien dit contre Poutine et certainement pas qu’il était double.
            Effectivement comme le président russe le dit dans le film d’Oliver Stone, en Europe la France est le pays qui compte le plus de musulmans, avant la Russie qui elle compte 146 millions d’habitants, dont des république musulmanes qui ont été conquises du temps des tsars pour combattre leur expansion. Mais il précise qu’à la différence de la France, les musulmans de Russie sont des Russes d’origine, de civilisation et de culture russes et qu’ils n’ont pas d’autre patrie. Il précise que la reprise de la démographie due à la politique gouvernementale profite à la partie blanche de la Russie. Les ethnies musulmanes forment 15% de la population de la fédération de Russie, mais 6% seulement des Russes s’affirment musulmans.
            Par ailleurs c’est la Russie qui arrêté l’expansion de l’empire ottoman, une action à laquelle, hélas, les dirigeants français ont fait obstacle. Sinon aujourd’hui probablement que la Turquie serait russe et en partie convertie.
            Au fait saviez-vous que dans l’Algérie française il y avait des musulmans qui avaient des mosquées ? Et que même Saint-Louis a parlementé avec les musulmans ?

            • Le Sommelier says:

              Et l’ Algérie, c’ était 3 départements français .
              Et les Musulmans n’ ont aucune part à l’ histoire de la volonté de perversion de l’ intelligence et des mœurs en France .
              http://www.chire.fr/A-152839-histoire-de-la-volonte-de-perversion-de-l-intelligence-et-des-moeurs-du-xvie-siecle-a-nos-jours—les-oppositions-a-celle-ci-vers-dieu-ou-vers-la-bete.aspx

            • Saint Louis a parlementé avec les musulmans chez eux.D’autres saints l’ont fait, mais à ma connaissance ils n’ont pas inauguré de mosquées dans leurs pays.
              Et pourquoi parlez-vous des musulmans ? Il est question de Poutine. Je ne parlais donc pas des musulmans de France ni des musulmans de Russie, mais de Poutine. Avec Erdogan, c’est donc un coup l’amour, un coup la guerre. Poutine est un grand homme d’Etat, en effet.
              Son coeur est double.

              • blague à part says:

                Mais vous êtes vraiment bouché vous. Puisqu’on vous dit que ces musulmans sont des Russes, originaires de Russie et que ce sont même les Russes qui ont conquis leurs territoires…

                • Michelyne says:

                  blague à part,
                  Bien répondu! Peut-être qu’un syphon de toilette (déboucher) en aiderait quelques-uns!

                • Un musulman est musulman avant d’être russe. C’est vous qui êtes bouché…ou stupide ?

                  • blague à part says:

                    C’est vous qui avez décrété cela ? Je vous signale que les républiques musulmanes sont à l’intérieur de l’empire des tsars à partir du XVIème siècle pour certaines, la plupart à partir du XVIIème siècle et les dernières du XVIIIème siècle…
                    Dont de grandes républiques qui aujourd’hui, suite à la chute de l’empire soviétique, sont indépendantes.
                    Eh oui, sous les tsars il y avait beaucoup plus de musulmans, proportionnellement à la démographie de l’époque, qu’il n’y en a aujourd’hui, en Russie

                    Avez-vous vu beaucoup de déchaînement islamiste en Russie sous les tsars ? Les premières manifestations islamistes datent de la guerre de Tchétchénie (1988 si ma mémoire est juste) parce qu’elles ont été agitées par la CIA… Vous devriez cesser de régir en idéologue de la CIA.

                    • Donc un musulman en Russie est un gentil musulman. Ailleurs, c’est un méchant musulman. Bienvenue au pays des bisounours.

                      (Je passe sur les absurdités que vous dites à propos de « grandes républiques »(!) et des tsars et des islamistes depuis la guerre de Tchétchénie. Restez sur vos idées, elles ne regardent que vous. Bien sûr, Dieu a apprécié l’inauguration de cette mosquée et vous êtes tout content.)

                  • blague à part says:

                    « Grandes républiques » par leurs dimensions et leur population… Je précise car vous êtes inculte de toute évidence dans ce domaine.

                    En effet en Russie un musulman n’a pas le même comportement qu’en France. Car « en Russie », ainsi que le dit Poutine, « on vit comme en Russie. La Russie n’a pas besoin des minorités islamiques, mais les minorités islamiques ont besoin de la Russie. On leur donne la liberté et les moyens de vivre, mais c’est la loi de la majorité qui prévaut. Donc c’est à elles de s’adapter. »

                    A Moscou il n’y a que 4 mosquées, et une vingtaine en tout dans la Russie blanche, alors qu’à paris il y en a des centaines pour une population qui n’est installée que depuis 40 ans. Et la mosquée en question qui est votre seul argument, n’est que la rénovation et l’agrandissement d’une mosquée préexistante.

                    • « Grandes républiques » merci, j’avais compris… Mon ironie portait sur le fait qu’une république soit grande…
                      Pour le reste, si Dieu est content de cette inauguration, tout va bien dans le meilleur des mondes.
                      Mais jamais saint Louis n’aurait inauguré une mosquée préexistante ou non. Les temps changent.
                      Pensez ce que vous voulez, de toute manière, vous n’êtes pas catholique.

                  • blague à part says:

                    Mais si je suis catholique! Je ne vois pas ce qui vous permet ce jugement péremptoire bien peu catholique.
                    Vladimir Poutine vous remercie de le comparer à Saint-Louis, ce n’est certes pas à Macron que vous feriez un tel honneur! Néanmoins le saint Roi a malheureusement échoué dans ses croisades, tandis qu’en France il n’a pas eu à gérer de populations musulmanes, contrairement à Poutine …

                    • « Néanmoins le saint Roi a malheureusement échoué dans ses croisades »
                      …et le Christ a échoué sur la croix…
                      Vous êtes loin d’être catholique, vous en prenez le nom, mais vous vivez en pleine illusion.
                      Il n’y a qu’à lire vos commentaires.
                      Si votre Dieu se réjouit de l’inauguration de cette mosquée, alors votre Dieu, c’est Allah.
                      Inutile de poursuivre avec vous.

                  • Drieularochelle says:

                    Je ne vous permets pas de jouer au Christ et me dire si je suis ou non catholique. Vous, vous êtes idolâtre de vous-même et vous ne comprenez rien parce que vous êtes en adoration devant vos a-priori et refusez de savoir ce que les autres pourraient vous apprendre. Je vous laisse donc à votre vanité.

  2. Boutté says:

    Les sanctions agricoles ont décidé les Russes à viser l’auto suffisance . Ils ont à peu près réussi ce défi dans de nombreux secteurs de production . Cet effort rendra la Russie suffisante pour son alimentation et, par conséquent, les exportations vivrières de France n’ont plus d’avenir en Russie , définitivement.
    Merci monsieur Hollande !

    • Le Sommelier says:

      Cette auto suffisance de la Russie, indispensable en temps de guerre, leur sera très profitable lors de la troisième conflagration mondiale avec les thalassocraties qui s’efforcent de l’enserrer .
      Quand l’ Ours sera cerné de tous côtés, il n’ aura plus que le choix de percer vers l’ Ouest .
      L’ heure se rapproche .

  3. horace says:

    Un exemple de « chef d’Etat ». Une personnalité hors norme sachant tenir tête à la ligue internationale maçonnique en se référant au Christ, sans avoir peur de le dire. Le message de Fatima se déroule sous nos yeux et nous ne le voyons pas. Pourtant il est là. Le « prince des ténèbres » qui règne à Washington livre son dernier combat à travers le monde. Regardez et voyez, il sont terribles les jours qui viennent, mais la victoire est pour la Vérité.

    • blague-à-part says:

      Oui, les erreurs de la Russie communiste se sont répandues dans le monde, mais la Russie, elle, est redevenue la Sainte Russie. Il est symptomatique que seule la Russie soit traditionnellement appelée la « Sainte Russie », on ne parle pas de sainte France, ni d’aucun autre saint pays.
      l’icône de la Vierge dans le bureau de Poutine c’est Notre-Dame du perpétuel secours.

      • Perlimpinpin says:

        Si la Russie est sainte comme le Coran dans certains journaux qui forgent ces mythes, vous pouvez vous garder le titre…

        Pour la France, on parle de France éternelle, comme pour Rome…

        • blague à part says:

          Ah oui ? Le saint Coran ? Je ne savais pas que le Coran était chrétien, mais continuez de tout mélanger, ainsi vous êtes en plein dans votre siècle. Ce qui est certain c’est qu’en Russie personne ne se pose la question de la Tradition, puisque là-bas la Tradition ne varie pas et repose sur les premiers conciles. Là-bas pas de Vatican II… Quant à la France éternelle cela fait plus de 220 ans qu’on attend de la voir renaître de ses cendres révolutionnaires, heureusement pour elle et pour nous, la Sainte Russie n’a attendu que 70 ans. Car actuellement la Russie est le seul barrage à la république universelle maçonnique.

          • Le Sommelier says:

            Il est certain que le Message de Notre Dame de Fatima devient tellement clair qu’ il est difficile d’envisager raisonnablement une autre solution que le salut de Rome par la Sainte Russie .

            • Perlimpinpin says:

              Le message de Fatima était pourtant que la Russie allait répandre ses erreurs dans le monde, ce qui est pourtant d’actualité encore aujourd’hui avec l’Occident dont la France communistes. Nul doute qu’il faudrait moins de temps à la Russie pour redevenir communistes qu’à l’Occident pour redevenir de vrais pays capitalistes…(Avec 60 000 milliards de dettes au moins et des très riches ainsi que des entreprises type Amazon, Apple et McDo qui ne cotisent pas pour les pauvres et épargnent dans des paradis fiscaux, on ne peut pas appeler ça des pays capitalistes, tandis qu’avec des prélèvements allant jusqu’à 80% d’impôts sur ceux qui gagnent parmi les classes moyennes sup’ et juste pour rembourser l’intérêt de la dette et non la dette elle-même, c’est du socialisme

              Alors, je ne vois vraiment pas comment la Russie pourrait nous sortir de l’ornière dans laquelle elle nous a mise, sachant que même Mao Tse Toung n’a pas pu garder son système de santé s’approchant de celui de la France. On a dépassé les cocos et personne pour le voir ou bien ?

              • Le Sommelier says:

                Vous faites bien de rappeler que le terme employé dans le message de Fatima est  » Russie  » . C’ est bien la Russie orthodoxe qui a collaboré avec le communisme, et si les prêtres jureurs de la Révolution avaient eu le nombre, Rome aurait été investie très tôt dès avant Vatican II par une hiérarchie moderniste .
                L’ infidélité des Orthodoxes à la Rome éternelle a permis donc l’ essor du communisme et si le mur de Berlin est tombé, c’ est que nous étions devenus communistes, des matérialistes athées, comme le sont d’ ailleurs les capitalistes . Le mur ne servait donc plus à rien, sinon à limiter l’ encerclement de la Russie par l’ OTAN aux portes des pays de l’ Est et de l’ Ukraine .
                Communisme et capitalisme ne sont que l’ expression d’ une même hérésie à la même vision réduite à l’ homo economicus . Le libéral Bastiat est l’ inspirateur à la fois du capitalisme et celui de Marx en leurs visions économiques . Les dollars ont financé les kalachnikovs .
                Nombreuses sont les autres similitudes de pensée entre Marxisme et Capitalisme : vision anthropologique darwinienne identique, méthode de pensée dialectique hégélienne, etc …
                Il me semble que seule la conversion des Orthodoxes au Catholicisme pourrait donc sauver la situation puisque la Rome éternelle a été investie . L’Eglise est éclipsée .
                Je vois mal une conversion sans des pérégrinations épuratrices douloureuses .

                • blague-à-part says:

                  En 1917 la Sainte Vierge a parlé des erreurs de la Russie. Ces erreurs, de toute évidence ce n’était pas l’orthodoxie mais le communisme. Sans quoi la Sainte-Vierge n’aurait pas attendu 1917 pour parler de la conversion de la Russie.

                  « si le mur de Berlin est tombé, c’ est que nous étions devenus communistes, des matérialistes athées, comme le sont d’ ailleurs les capitalistes . » Tout-à-fait exact!
                  Actuellement si les Russes se convertissaient au catholicisme ce serait une catastrophe, car ce serait se convertir au communisme qui est passé de l’Est à l’Ouest. Le pape François ne fait que faire l’apologie de la version occidentale du communisme en permanence, par un biais ou un autre.

                  Je ne vois pas comment les Russes pourraient se convertir à une religion catholique traditionnelle qui n’est plus enseignée par le pape mais seulement par de petits groupes (FSSPX) qui aux yeux du monde (et de la Russie) ne représentent pas l’Eglise catholique. C’était du temps du communisme que la chose était envisageable, parce que les Russes aspiraient au modèle occidentale, ce n’est plus envisageable aujourd’hui. Les Russes sont fiers de leur religion il n’y a qu’à lire le livre du patriarche Cyrile pour comprendre l’océan qui sépare l’orthodoxie russe du catholicisme conciliaire.
                  Il faudrait d’abord que le pape et la plupart des évêques et prêtres catholiques commencent par se convertir avant de prétendre convertir quiconque.

                  La sainte vierge a dit à propos de la consécration de la Russie qui si cela n’était pas fait à temps et selon ses vœux, cela se ferait quand même mais qu’alors il serait tard. (je reprend l’esprit de son message, je n’ai pas les citations exactes.)
                  Donc, les choses se sont faites concernant la Russie sans l’ la consécration, par contre les erreurs du communisme se sont répandues en Occident et jusqu’au Vatican.

                  La Russie est protégée de la dérive conciliaire par le fait que les orthodoxes sont séparés de Rome. Autrement ils seraient eux aussi en pleine dérive. Grâce à Dieu qui fait bien les choses l’orthodoxie les préserve d’obéir à Rome.

                  • Les gréco-catholiques d’Ukraine sont l’exemple à suivre de fidélité à l’Eglise apostolique et romaine Ils sont l’illustration de l’esprit du message de Fatima. Mais la Russie a bien trop d’orgueil (3ème Rome) pour s’y soumettre.

                  • Si les orthodoxes sont séparés de Rome, c’est-à-dire de l’Eglise, ils sont déjà condamnés et eux aussi en pleine dérive.
                    Sortez de vos illusions.

            • Perlimpinpin says:

              Puis très franchement, le Vatican n’a rien à envier à la Russie avec son orthodoxie : http://www.rtbf.be/info/monde/detail_le-patriarche-russe-alexis-ii-a-collabore-avec-le-kgb?id=5205903

              Et c’était déjà Poutine.

          • Franck says:

            « …dans certains journaux qui forgent ces mythes. »
            Perlimpinpin ne dit pas autre chose que vous.
            C’est la « mal-comprenite » aigüe qui sévit de plus en plus aujourd’hui.
            Sans doute trop de précipitation…

          • Perlimpinpin says:

            Oui, oui, c’est ça. Attendons donc de voir ce que va faire la Russie à Rome…

            Je ne suis pas pressé de voir ça… Et vu de toute façon que je ne parle pas à un catholique mais à un orthodoxe, c’est dans votre intérêt de colporter ces mensonges anti-catholiques et du reste totalement FAUX.

  4. Paul-Emic says:

    « Quand les Européens s’en rendront compte ils seront d’autant plus désireux de protéger leur souveraineté et de défendre leurs intérêts nationaux. »
    Alors les Américains provoqueront la guerre par quelque moyen que ce soit , car leur perte d’influence en Europe marquerait leur déclin définitif, limités à l’Ouest par une Chine en pleine expansion et à l’Est par la domination fut-elle pacifique de la Russie sur le Heartland.

  5. blague à part says:

    Je trouve que Poutine est encore bien gentil avec ses « partenaires » américains. Quand on pense à tous les morts de la place Maïdan, aux morts d’Odessa brûlés vifs, aux milliers de morts civils du Donbass, aux soldats ukrainiens morts eux aussi, cela fait très cher en vies humaines pour diviser l’Europe et l’empêcher de s’allier avec la Russie. Ces gens sont des meurtriers pour leur petits profits et leur adoration du veau d’or.

  6. stemaig says:

    Comme journaliste il est de grand temps de rendre ta carte; vous buvez ;des crises de delirium tremens ?
    tes arguments sont tellement cons

    • Да здравствует Россия says:

      En temps que simple lecteur il serait grand temps que tu apprennes à lire. Comme le titre de l’article l’indique, ceci est le script des conversations de Vladimir Poutine avec Oliver Stone. le journaliste n’a fait que transcrire.
      Avant de dire des âneries, il vaudrait mieux avoir les idées claires et savoir lire.

  7. Au sujet de Vladimir Poutine et de ses liens très solides avec le rabbin Lazar et les loubavitchs : https://queteverite.blogspot.com/2017/07/vladimir-poutine-la-russie-lukraine-et.html

    • Le Sommelier says:

      Article très intéressant . Pierre de Villemarest a beaucoup écrit . Un de ses derniers livres,  » Le KGB au cœur du Vatican  » est à lire pour mieux comprendre l’ importance capitale du rôle politique de l’ Eglise sur l’ échiquier mondial et l’ énorme effort du KGB pour en pénétrer la hiérarchie .

      • Chouanne says:

        Un article qui date de juin 2007. Pierre de Villemarest parle de choses qui datent du concile Vatican II auxquelles les papes n’étaient pas forcés d’adhérer. Car c’est Jean XXIII et Paul VI qui ont été les complices du communisme, ce qui ne les empêchait d’ailleurs peut-être pas en même temps de magouiller avec la CIA ou les services secets israéliens… Ensuite Jean-Paul II a travaillé pour la CIA mais ça dommage, il n’en parle pas! Et depuis François travaille-t-il pour les mondialistes ou pour la Russie ? Il suffit de répondre à cette question pour savoir qui est au coeur de l’eglise conciliaire aujourd’hui.
        Pierre de Villemarest était en retard d’une guerre au moment où il a écrit cet article quelques mois avant sa mort.

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