La reine Élisabeth II a signé hier jeudi 16 mars 2016 la loi qui laisse la voie libre au Brexit.

Comme annoncé par le président du Parlement, John Bercow,

« j’informe la chambre, sur la base du Royal Assent Act de 1967, que la Reine a donné son assentiment à la loi concernant l’acte de sortie de l’Union Européenne. »

Cette formalité permet à Teresa May, le premier ministre britannique,  d’enclencher à partir de maintenant la procédure du Brexit. Elle pourra invoquer l’article 50 du traité de Lisbonne, qui permet à un pays de demander à quitter le giron européen.

Déjà lundi dernier, le Parlement britannique avait donné son feu vert au divorce d’avec l’UE. Madame May a annoncé le jour suivant qu’elle allait envoyer d’ici fin mars une lettre au Conseil européen l’informant de la décision du Royaume-Uni de quitter la structure européenne, conformément au résultat du référendum du 23 juin 2016.

«Je reviendrai devant cette chambre avant la fin du mois pour notifier ma décision une fois que j’aurai déclenché formellement l’article 50» du traité de Lisbonne, a-t-elle précisé aux parlementaires.

Après 40 ans de relations intimes, ce divorce entre Bruxelles et Londres risque d’être sanglant…

Francesca de Villasmundo

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2 commentaires

  1. BARTHE says:

    bientot plus de viande angaise, le wisky taxé pour entrer en europe, la bourse ce recenter sur Paris, l’angais n’est plus la langue de l’EU…..

  2. pamino says:

    « le président du Parlement, John Bercow »
    1. Le Parlement est composé de la Très-Excellente Majesté de la Reine, des Pairs Spirituels et Temporels et des Représentants élus des Roturiers. C’est évidemment la Reine qui préside le Parlement depuis le Trône qui se trouve dans la Chambre des Pairs.
    2. La chambre montrée est bien celui des Pairs, et c’est pour cela que l’annonce commence, comme on entend clairement, avec « My Lords ».
    3. On a vu la personne qui fait l’annonce se lever du Sac de Laine, remplie de nos jours de laine australienne, placé sur le sol devant le Trône comme siège du Lord Chancelier qui préside la Chambre des Pairs en l’absence du Souverain, c’est-à-dire normalement ; à la fin, cette personne, qui est évidemment ou bien le Lord Chancelier lui-même ou bien son député, s’y assied de nouveau.
    4. La chambre des Roturiers est présidée par son Speaker, élu par les députés d’entre eux. Actuellement, c’est ledit Mr. John Bercow.
    5. Depuis la révolution anglaise avec la décollation de Charles Ier, le souverain n’entre plus dans la Chambre des Roturiers. Quand la reine ouvre une séance du Parlement depuis le trône dans la Chambre des Pairs, elle envoie son serviteur dans ladite Chambre (« un autre lieu » en langage parlementaire), l’Huissier de la Vergette Noire, convoquer les Roturiers dans la Chambre des Pairs pour écouter le Discours depuis le Trône, dans lequel elle va lister les projets de loi pour la séance à venir. Quand l’Huissier tape avec sa vergette sur la porte de la Chambre des Roturiers, on la lui ouvre, puis la lui claque au nez, ceci deux fois de suite ; la troisième fois [cf. ‹La flûte enchantée› (et ‹enchanteresse›)] il peut entrer et donner son message, sur quoi le Speaker et quelques autres députés le suivent dans la Chambre des Pairs pour écouter le discours de la reine.
    6. « La Chambre des Communes » est une traduction inadmissible de ‹The House of Commons› ; voir en haut.

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