Des étudiantes qui se prostituent pour payer leurs études ou leur loyer, voilà un phénomène qui se banalise partout en Europe et en Amérique.

Des expressions ont fait leur apparition pour codifier ce phénomène. L’étudiante prête à monnayer ses charmes est un « sugar baby ». L’homme âgé et financièrement aisé qui va la rémunérer pour l’accompagner au restaurant, à l’hôtel et au lit est un « sugar daddy ».

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Des sites internet, souvent internationaux, sont uniquement dédiés à ce « commerce » du corps et connaissent une expansion fulgurante.

La France n’est pas épargnée. Le site Seeking Arrangement affirme n’être qu’une plate-forme internet « de rencontre » qui met en relation hommes fortunés et étudiantes « libérées », et prétend compter 40.000 très jeunes femmes inscrites sur son réseau français, dont environ 7.500 seraient de jeunes étudiantes. Au total, combien d’étudiantes seraient inscrites sur un site d’escort-girl en France ? Impossible à dire mais le phénomène est en pleine recrudescence. Ce « job étudiant » d’un genre très particulier n’est pas neuf. Mais le cinéma en ayant fait ces temps-ci un sujet de quelques films (« Jeune et Jolie », « La crème de la crème »,…), a probablement contribué à donner quelques idées à des filles en recherche d’argent en même temps qu’à des recruteurs pour qui l’affaire est très lucrative.

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Des recruteurs accostent de plus en plus fréquemment des jeunes filles dans les universités. Pour leur proposer un boulot « d’accompagnatrice ».

Officiellement, il n’est jamais question de prostitution. Des jeunes filles disent trouver plaisir à passer des soirées monnayées avec des hommes « prêts à les chouchouter ». Bien sût, elles confirment que cela se termine par un acte sexuel. Mais elles tentent de se disculper en considérant cela comme une liberté bien récompensée. La liberté sexuelle n’est-elle pas partout prônée au quotidien, et dès le plus jeune âge, y compris à l’école ?

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(photo : Dans certains pays, le recrutement se fait désormais très publiquement !)

En réalité, c’est souvent la précarité financière qui conduit ces filles à cette prostitution déguisée. Cela commence généralement par un ou deux rendez-vous par semaine. Certaines s’y limiteront. Pour d’autres, c’est l’engrenage fatal, l’arrêt des études et le basculement définitif dans le monde de la prostitution.

Mais il faut aussi prendre conscience que d’autres jeunes étudiantes s’inscrivent sur ces sites sans avoir le moindre besoin financier. Parfois, elles sont elles-mêmes issues d’un milieu financièrement aisé. Pour elles, c’est un « amusement » assumé pour se payer du shopping dans des boutiques haut de gamme. Ces filles sont de purs produits de la société « moderne », « sexuellement libérée »…

Selon Sud-Etudiant, un syndicat étudiant, 40.000 étudiantes se prostitueraient occasionnellement en France ! Le marché sexuel est en plein essor. Les tenants de la révolution sexuelle peuvent se réjouir…

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