« Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es »
Le maire de Lyon Grégory Doucet [à droite sur la photo ci-dessus] entretient, tant avec la religion catholique qu’avec l’histoire de France, un rapport ambigu et partisan qui soulève de nombreuses questions à quelques semaines des municipales.
À peine élu, en effet, il s’était illustré en refusant de participer à la cérémonie traditionnelle du vœu des échevins, prononcé par ces derniers en 1643. Ce vœu engageait leurs successeurs à porter à Fourvière, le jour de la Nativité de Marie (le 8 septembre), un écu d’or et sept livres de cire blanche, en mémoire de la délivrance de la peste.
« Dans mon interprétation des règles de la laïcité, je laisse les croyants mener cette cérémonie », déclarait-il alors.
Cela ne l’empêcha cependant pas d’inaugurer lui-même en 2020 la mosquée iman Malik et son institut à Gerland, se félicitant publiquement que chacun ait dorénavant « un lieu décent pour exprimer sa foi ».
Menacé de perdre la mairie aux municipales à venir, Grégory Doucet envisageait de passer un accord avec la candidate insoumise, la députée LFI Anaïs Belouassa-Cherifi.
Aujourd’hui, suite à l’assassinat de Quentin Deranque le maire écologiste de Lyon se voit contraint de clarifier ses positions : Cette dernière avait en effet publiquement affiché son soutien lors de la dissolution de La jeune garde avec son collègue fiché S Raphaël Arnault [à gauche sur la photo ci-dessus].
On sait par ailleurs que la structure de Raphaël Arnault était intégrée à des réseaux associatifs et culturels.
La mairie organisait avec son aide des actions locales d’autodéfense contre les identitaires autour du Vieux Lyon, ainsi que des groupes d’experts chargés de dresser l’inventaire des rues, monuments, statues et plaques, à la symbolique jugée problématique par l’extrême gauche.
Sur la sellette, entre autres, la statue du commandant Blandan dans le 1er arrondissement, mort au combat le 12 avril 1842 à Boufarik, lors de la conquête coloniale de l’Algérie, ainsi que, dans le sixième arrondissement, la rue Bugeaud, maréchal de France ayant aussi participé à cette conquête.
Le commandant Blandan et le maréchal Bugeaud sont-ils, aux yeux du maire de Lyon, adepte de la cancel culture au moins autant que de l’écologie, de dangereux fascistes ?
Durant tout son mandat, Grégory Doucet collabora ainsi avec les représentants lyonnais de La Jeune Garde, dont il partage manifestement tous les fantasmes révisionnistes et toutes les obsessions symboliques.
À Lyon comme ailleurs, combien de temps encore devrons nous supporter le diktat de ces idéologues fanatisés qui, faute d’admettre le réel, ne songent qu’à le travestir au nom de leurs lubies ?
Le Petit Béraldien
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