En ces treize années qui séparent la mort de Quentin Méric de celle de Quentin Deranque, quelle leçon la classe politique française aura-t-elle donné à sa jeunesse ?
Une leçon fort hideuse, en vérité, et nullement catholique.
Que la vie politique dans laquelle elle aurait le devoir de s’engager n’est plus qu’un spectacle au service des intérêts de puissants corrompus.
Qu’il conviendrait ainsi, de génération en génération, d’intégrer les sordides mises en scène qui servent ce système dominant ; devenir, autrement dit, soit un nervi qui le protège sur sa droite, soit un nervi qui le protège sur sa gauche.
Rejouer éternellement les mêmes scénarii qui sacrifient la formation intellectuelle et spirituelle dont chacun a le plus grand besoin à des poncifs militants ; la fougue et la joie de ses vingt ans à des utopies guerrières prétendument héroïques, comme si le monde ne devait être perpétuellement qu’une boule de poison qu’on se refilât, de père en fils, en se pinçant le nez et en détestant son prochain.
Clément Méric et Quentin Devanque portent tous deux le nom d’un martyr.
L’un et l’autre furent, d’une certaine façon, sacrifiés sur l’autel de l’apostasie silencieuse qui ronge le cœur des fils de France depuis que l’esprit révolutionnaire la gouverne et garrotte ses plus belles énergies.
Pendant ce temps, les contrefaçons les plus terrifiantes du Bien s’abattent sur les esprits :
– de l’humanisme païen à l’Islam radical,
– du féminisme exalté au sionisme militant,
– toutes portées par des médias qui exaltent le pire en confondant volontairement information et propagande.
Et le Bien véritable qu’incarne Jésus-Christ en croix souffre en silence.
En un siècle, les gouvernements successifs de ce pays l’ont chassé des tribunaux, des écoles et des hôpitaux, et ceux-là même qui l’ont chassé feignent de s’étonner que la Justice est mal rendue, l’enseignement en faillite, l’hôpital en détresse.
Les lois iniques s’enchainent les unes aux autres, sous l’autorité d’un président qu’on qualifierait volontiers de pitre vaudevillesque, si la situation qu’engendre sa perverse gouvernance n’était pas si dramatique.
Il suffirait de peu, pourtant, d’une réconciliation française vraiment chrétienne sous l’autorité bienveillante d’un chef de la nation au service du Bien commun, pour que la saine raison réenchante le domaine du politique.
« Car la perversité est craintive, condamnée qu’elle est par son propre témoignage. Toujours accablée par sa conscience, elle ajoute à ses maux. La crainte en effet n’est pas autre chose que l’abandon du secours de la raison » enseigne, à ce propos, la Sagesse dans son livre (17 – 11 ;12)
Mais cela, l’autorité maçonnique l’empêchera toujours de toutes ses forces, d’élection en élection, balançant incessamment le pendule de sa mauvaise foi de gauche à droite, puis de droite à gauche, feignant de protéger la société qu’elle contamine de son poison langagier.
Ce temps de Carême dans lequel nous, catholiques, entrons à peine, puisse-t-il être un temps de réelle pénitence, de sincère expiation, capable de toucher « ce cœur qui a tant aimé les hommes », puisque sa sainte Mère affirma un jour à Pontmain, à un peuple français certes plus docile qu’il ne l’est à présent, « qu’Il se laisse toucher ».
Le Petit Béraldien
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