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Comme tous les offices, celui de la Très Sainte Vierge repose sur les heures canoniales, jadis honorées par tous les clochers de village : matines (milieu nuit), laudes (aurore), prime, tierce, sexte et none (première, troisième, sixième et neuvième heure du jour), vêpres (soir) et complies (avant le coucher).

Son origine est liée au Mont-Cassin et son usage s’est répandu au XIIe siècle jusqu’à devenir universel dans toute la chrétienté au XIVe. Liée au privilège sabbatin accordé à ceux qui portent le scapulaire du Mont-Carmel, sa récitation quotidienne dans la dévotion privée est porteuse de nombreuses grâces.

L’Office débute avec les matines à minuit.

Le psaume 94, appel solennel et joyeux à la fidélité au Seigneur et à l’abandon de tout endurcissement du cœur, est suivi par l’hymne de saint Venance Fortunat, « Quem terra pontus sidera » où résonne la dévotion des temps mérovingiens à notre Sainte Mère.

Suivent les nocturnes qui varient selon les jours et temps de l’année liturgique, et les leçons tirées de saint Luc. Le dernier répons peut être remplacé par le « Te Deum » aux fêtes de la Vierge et de Saint-Joseph.

Avec les laudes débute une nouvelle journée, dans une vive et glorieuse louange à Dieu Tout-Puissant, dont « la miséricorde est plus grande que la vie » ; on enchaîne quatre psaumes d’actions de grâce (92, 99, 62, 148) et le vibrant « Cantique des Trois jeunes gens dans la fournaise », dont saint François d’Assise s’inspira pour le « Cantique des Créatures ».

Suit un nouvel hymne composé par saint Venance Fortunat, « Ô gloriosa Virginum », puis le «Cantique de Zacharie » issu de saint Luc, chant saluant le véritable lever de soleil sur l’humanité qu’est le Christ.

Pour les quatre heures du jour (prime, tierce, sexte et none), le même hymne « Memento rerum conditor », dans lequel on demande à Dieu, qui, de la chair consacrée de la Vierge Marie, s’est approprié notre forme mortelle, de se souvenir de sa Miséricorde et de nous protéger durant le jour de l’Ennemi. Cet hymne est suivi à chaque heure de trois psaumes différents.

Les vêpres ont la même structure que les laudes : Cinq psaumes d’action de grâce pour la journée qui tire à sa fin, dont le très beau psaume 109 qui dépeint la fonction sacerdotale de Jésus auprès de son Père, les psaumes 112 et 121, que chantaient les juifs durant les grandes fêtes en gravissant les degrés du Temple, le psaume127 où Salomon exprime la vanité des actions humaines qui ne sont pas tournées ni soutenues par Dieu, et enfin le psaume147, psaume de louange universelle faisant écho au 148 chanté aux Laudes.

L’hymne des vêpres (Ave maris stella) , également composé par saint Venace Fortunat célèbre la nouvelle Eve ; enfin le « Magnificat » qui clôt les vêpres répond au « Cantique de Zacharie » du matin.

Les Complies contiennent trois psaumes (128, 129, 130) de pénitence et de supplication, l’hymne déjà chanté aux heures « Memento rerum conditor ») et le si touchant Cantique du vieillard Siméon « Nunc dimittis » qui annonce en l’Enfant Jésus la lumière des Nations. L’Office se conclut par des antiennes en l’honneur de la Très Sainte Vierge qui changent selon l’année (Alma Redemptoris Mater, Ave Regina, Regina caeli, Salve Regina)

Avec Marie et dans la récitation quotidienne de son Petit Office, on apprend peu à peu à devenir plus stable dans la foi, plus fécond dans l’action, plus expérimenté dans le combat spirituel, grandissant jour après jour dans la conscience aigüe de notre indignité et la crainte de déplaire à Dieu.

Bien sûr on ne peut pas toujours, dans les circonstances d’une vie ordinaire, psalmodier l’Office comme il se devrait, mais une lecture silencieuse, même dans un métro ou un autobus, suffit à en goûter tout le sel et à en recevoir toutes les grâces, dont la principale est de se souvenir à heure fixe de la protection maternelle de Marie, tout en honorant son divin Fiat et en apprenant d’elle la dévotion que toute créature doit à son Fils.

Le Petit Béraldien

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