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12 avril 2026 - Peter Magyar gagne les élections en Hongrie.
12 avril 2026 – Peter Magyar gagne les élections en Hongrie.

Stop à l’immigration. Pas d’Ukraine dans l’UE. Tisza a gagné grâce aux idées des conservateurs et avec l’appui de l’OTAN et de l’Union européenne. Mais le réveil de la gauche qui exulte de cette victoire pourrait être brutal.

La gauche encense la victoire d’un néo-conservateur en Hongrie

Les élections hongroises de dimanche dernier, 12 avril 2026, resteront dans l’histoire comme la première fois où la gauche se réjouit d’une victoire des conservateurs.

La haine d’Orbán, conjuguée à la volonté de s’en prendre aux droites européennes, comme Giorgia Meloni, produit des effets pervers, allant jusqu’à encenser un leader néo-conservateur comme Peter Magyar.

Ainsi, en Italie, écrit Il Giornale It « la gauche italienne aurait dû s’interroger sur le positionnement politique du parti de Magyar Tisza au sein du PPE, et, si cela ne suffisait pas, elle aurait pu se pencher sur le passé politique de Magyar, qui a passé vingt ans au sein du parti d’Orbán et était marié à Judit Varga, ancienne ministre de la Justice du gouvernement Orbán. Pourtant, personne à gauche en Italie ne semble l’avoir fait (superficialité ou mauvaise foi ?), et encore moins avoir lu son programme ou écouté les positions qu’il a exprimées lors des débats auxquels il a participé ces derniers mois. En résumé, concernant le vote hongrois, on pourrait dire que la droite souverainiste et post-libérale a perdu, tandis qu’une force de centre-droit a gagné, laquelle, dans le contexte hongrois, est plus à droite que la droite italienne, avec de nombreux points communs avec le Fidesz ».

L’engagement politique de Magyar au sein du Fidesz a laissé des traces dans son programme. Proche du cercle restreint d’Orbán, il a puisé la plupart de ses principes de politique intérieure. C’est précisément sur ce point que Magyar incarne un libéralisme conservateur très proche de celui du Fidesz à ses débuts, parti auquel il a commencé à se rallier durant ses études universitaires.

Le programme de Tizsa met l’accent sur la « tolérance zéro à l’égard de l’immigration illégale »

Le programme de Tizsa met l’accent sur la « tolérance zéro à l’égard de l’immigration illégale », le « renforcement de la protection des frontières », le « rejet des quotas migratoires de l’Union européenne » et, surtout, une nette aversion pour le Pacte sur l’immigration, fortement soutenu par la Commission von der Leyen, celle-là même qui applaudit sa victoire.

Sur ce point, il adopte paradoxalement une position plus ferme qu’Orbán, notamment concernant la suppression du programme de travailleurs invités afin de protéger le marché du travail hongrois. Par ailleurs, Magyar a affirmé son intention de maintenir le mur à la frontière avec la Serbie pour endiguer l’immigration clandestine.

Le programme de Magyar stipule clairement qu’« aucun transfert d’immigrants illégaux vers le territoire hongrois ne sera autorisé ». Au sujet de l’immigration, il précise également qu’« à compter du 1er juin 2026 et jusqu’à nouvel ordre, la délivrance de nouveaux permis de travail pour les travailleurs étrangers sera interdite ». Ces positions ont permis au dirigeant de Tzisa de gagner le soutien de l’opinion publique, notamment des personnes désabusées par Orbán. Tzisa accorde également une importance particulière à la lutte contre la corruption et ambitionne de faire adopter un amendement constitutionnel interdisant au Premier ministre de briguer un second mandat après deux mandats. Cet amendement serait rétroactif, empêchant ainsi toute nouvelle tentative de formation d’un gouvernement par Viktor Orbán.

Non également à l’entrée de l’Ukraine dans l’UE

Des divergences plus marquées existent avec son prédécesseur en matière de politique étrangère, Magyar ayant promis un rapprochement avec l’OTAN et l’Union européenne. Concernant la Russie, bien qu’il ait manifesté son souhait de mettre fin à la dépendance énergétique de l’Ukraine vis-à-vis de la Russie d’ici 2035, il a déclaré vouloir maintenir des relations « pragmatiques » avec Moscou. De même, sur le fameux prêt européen de 90 milliards d’euros accordé à Kiev et auquel Orban s’était opposé, Magyar soutient que « la Hongrie a obtenu une dérogation » concernant « huit partenaires de l’UE l’ont acceptée et, en disant cela, je pense avoir répondu ». Il estime que « la Hongrie devrait s’abstenir » de ce prêt à l’Ukraine car « la Hongrie se trouve dans une situation financière très difficile ». Peter Magyar a fait cette déclaration à Budapest, lors de sa première conférence de presse après sa victoire électorale, en réponse à une question sur sa volonté de lever le veto d’Orban.

Il s’est également opposé à une adhésion rapide de l’Ukraine à l’UE. Il a affirmé vouloir rétablir le financement de l’UE pour améliorer l’économie hongroise, mais ne soutient pas « l’adhésion accélérée de l’Ukraine à l’UE ». Il a ajouté :

« Il s’agit d’un pays en guerre ; il est absolument hors de question que l’Union européenne admette un pays en guerre. »

C’est sur les questions Lgtbqi que Magyar pourrait s’aligner avec la gauche

« La présence de Magyar parmi les sièges du PPE, souligne Il Giornale, au Parlement européen garantit au nouveau Premier ministre une plus grande marge de manœuvre, mais seul le temps dira à quel point est réelle la rupture avec son prédécesseur, notamment sur les questions de politique intérieure, et la mesure dans laquelle certaines de ses positions sont compatibles avec celles du PPE. Elles ne correspondent certainement pas à une ligne progressiste, mais essayez donc d’expliquer cela à la gauche italienne ».

Il se pourrait bien cependant que l’idéologie gauchiste soit toutefois gagnante en Hongrie avec Magyar. Ce dernier pourrait, afin d’obtenir les fonds gelés, accepter les diktats européens pro-LGBTQI contre lesquels Orban s’est battu tout au long de ses mandats. Ce serait un alignement idéologique avec la gauche. La Hongrie entrerait ainsi de plain-pied dans la révolution arc-en-ciel qui est « une révolution mondiale totalitaire », révolution sociétale, politique et spirituelle, qui doit redéfinir les sociétés vers un futur dystopique.

Francesca de Villasmundo

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