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Portrait du Maréchal Pétain. Il s’est confessé et a communion au fort de Montrouge le 10 juillet 1945, quelques jours avant son procès.

« Un jour, j’ai fait don de ma personne à la France. Je ne retire pas ce don, mais aujourd’hui j’ajoute : je fais don de ma pauvre personne à la France et à Dieu. »

Voici la transcription d’un document (1) que nous proposons à nos lecteurs qui s’interrogent sur la « catholicité » de feu le Maréchal Philippe Pétain.

Lorsque le Maréchal PÉTAIN fut incarcéré au fort de MONTROUGE, il fit demander un aumônier à l’Archevêché.

Le Cardinal désigna le Chanoine POTEVIN, promoteur de l’Archevêché, qui se rendit régulièrement deux fois par semaine à MONTROUGE pour y célébrer la messe à laquelle assistait chaque fois le Maréchal.

Dès son premier entretien avec le Chanoine POTEVIN, le Maréchal lui dit :

« Vous rappellerez au Cardinal les paroles que nous échangeâmes la dernière fois que je suis venu officiellement à PARIS. Alors je lui demandais : “Eh bien, Eminence, n’avez-vous rien à me dire ? – À quel sujet, Monsieur le Maréchal ? – À mon propre sujet.” Et le Cardinal me répondit : “Monsieur le Maréchal, vous savez combien nous désirons vous voir dans la plus complète amitié de Dieu.”

Je lui fis cette réflexion :

“Vous n’avez plus longtemps à attendre désormais. Je n’ai pas voulu faire les choses à la légère et j’y ai réfléchi longtemps et sérieusement. C’est une action pour moi très importante et je veux y adhérer de toute ma conscience et de tout mon cœur…” »

Et le Maréchal ajouta à son aumônier :

« Vous pouvez dire au Cardinal que je suis prêt. Je sollicite de recevoir Dieu après m’être confessé de toutes les fautes que j’ai pu commettre. »

C’est le 10 juillet 1945 que le Maréchal communia en présence de ses gardiens.

Au moment où il allait communier, un dialogue s’engagea entre lui et son aumônier dans les termes suivants :

— « Pardonnez-vous à ceux qui vous ont fait du mal ? »
— « Oui », répondit le Maréchal.

— « Pardonnez-vous à ceux qui vous ont accablé ou qui vont encore vous accabler pendant votre procès ? »
— « Oui, de tout cœur. »

Et le Maréchal répéta : « De tout cœur, je pardonne. »

Tenant toujours en mains le ciboire au-dessus duquel est élevée l’hostie et profondément ému, l’Aumônier ajouta une phrase qui n’avait pas convenu au préalable :

« Comme Notre-Seigneur lui-même a pardonné. »

Alors le Maréchal, sans hésiter, de répondre d’un seul trait :

« Oh, je ne peux pas lui être comparé, car je ne suis qu’un pauvre Chrétien qui a lui-même besoin du pardon que Dieu me pardonne. Un jour, j’ai fait don de ma personne à la France. Je ne retire pas ce don, mais aujourd’hui j’ajoute : je fais don de ma pauvre personne à la France et à Dieu. »

Le Maréchal communia et l’atmosphère était si émouvante que deux de ses gardiens ne purent retenir leurs larmes.

Après la cérémonie, le Maréchal eut un long entretien avec le Chanoine POTEVIN.

Il rappelle les conditions dans lesquelles il a cru devoir obéir à sa conscience en refusant de quitter la FRANCE, malgré toutes les offres qui lui furent faites. Il ajoute qu’il accepte toutes les épreuves en expiation des fautes qu’il a pu commettre et pour la rédemption de la FRANCE.

Quelques jours avant de communier, sur la demande de son aumônier il s’était consacré au Sacré-Cœur et avait demandé de garder le fanion orné de l’emblème divin qui avait été placé sur l’autel à cette occasion.

Enfin il répète à plusieurs reprises au Chanoine POTEVIN que, pendant tout le temps de son procès, il s’efforcera de garder une attitude digne et silencieuse, malgré la violence des attaques dont il pourrait être l’objet, et ce toujours en union avec le Christ.

(1) Ci-après la reproduction du document original qui nous a été  envoyé par une lectrice dont un grand-oncle était très proche du Maréchal Pétain :


Ce récit a été repris dans plusieurs ouvrages ou brochures sur la vie du Maréchal Pétain, notamment dans :
– Souffrance et mort du Maréchal (1951) de Jacques Isorni,
– Textes et brochures sur la piété de Philippe Pétain de René Benjamin,
– Certaines publications du Comité pour la défense du Maréchal Pétain (1945-1946).

Paul DEROGIS

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