
Rebondissement dans les circonstances de la mort de Quentin, à Lyon. Des informations ont émergé faisant état de la présence de la police du renseignement territorial sur les lieux, prenant des photos avant et après le décès de Quentin.
Les municipalises sont passées, et des informations sensibles sur la mort de Quentin sortent dans les médias. Ainsi va la vie politique en France, entre occultations, cachoteries et mensonges.
Une cinquantaine de photos des protagonistes du drame ont été prises avant et après le lynchage de Quentin Deranque
L’information capitale qui émerge concerne la présence de policiers du renseignement territorial, en surveillance sur les lieux du drame et les alentours, avant, pendant et après le meurtre du jeune identitaire. Une cinquantaine de photos des protagonistes du drame ont été prises. On y voit notamment les voyous du mouvement ultra-violent de l’extrême-gauche La Jeune Garde dont les coups ont entrainé la mort de Quentin se préparer avec cagoules et gants.
BFMTV à l’origine de la fuite des photographies inédites écrit : « Le 12 février dernier, l’eurodéputée Rima Hassan donne une conférence à Sciences-Po Lyon. Inquiets de possibles tensions entre l’ultragauche et l’ultradroite lyonnaise, des policiers du renseignement territorial se fondent dans les rues aux alentours plus d’une heure avant le début de l’événement. Ils aperçoivent un groupe de personnes à moins de 200 mètres de l’établissement et se mettent à les surveiller. Et c’est ainsi qu’ils vont documenter les faits et gestes de ce groupe, identifié ensuite comme un groupe d’ultra gauche, minute par minute » avant et après le lynchage de Quentin Deranque, âgé de 23 ans.
Document BFMTV: de nouvelles photos inédites des minutes qui ont précédé le lynchage de Quentin Deranque pic.twitter.com/tNt3Gayue6
— BFM (@BFMTV) March 27, 2026
« Sur une des photos prises par le renseignement territorial que révèle BFMTV, constate le journal français, Quentin Deranque se trouve rue Victor-Lagrange (7e arrondissement), au pied du lampadaire où il a été frappé à la tête quelques instants plus tôt. Il est 17h59, il se relève avec difficulté, groggy, des passants s’agglutinent autour de lui. Un camarade d’ultradroite s’approche. La photo, peut-être prise au téléobjectif, montre la scène de manière distincte. « Grâce à sa tenue vestimentaire, Quentin Deranque est formellement identifié, tentant de se relever », observe une source proche de l’enquête. »
Les policiers ont observé une grande partie des affrontements
L’absence de réaction des policiers pourtant sur place pour venir en aide au jeune homme roué de coups alors qu’il git par terre interroge. Selon les informations recueillis par BFMTV, « ces policiers n’assistent pas au moment exact des violences visant Quentin Deranque au sol et n’ont donc pas pu intervenir. Ils ont toutefois observé une grande partie des affrontements et déplacements des « antifas » et « nationalistes » qui les ont précédés. »
BFMTV ayant pu consulter les photos décrit le déroulé des événements :
« En une heure, ce 12 février, une cinquantaine de photos ont été prises. Elles détaillent, sur près de 600 mètres, les déplacements des « antifas », puis leurs affrontements avec un groupe d’ultradroite, qui se concluent par le tabassage de Quentin Deranque, lequel est décédé deux jours plus tard de ses blessures.
« Ces photos immortalisent ainsi l’arrivée dans un square, à 17h06, et à moins de 200 mètres de Sciences-Po Lyon, d’un groupe de militants « rapidement identifié comme susceptible d’appartenir à la mouvance ultra-gauche, et plus particulièrement au groupuscule La Jeune Garde », selon une source proche de l’enquête.
« Puis ils quittent le square et se dirigent vers une entrée arrière de Sciences Po Lyon, à cent mètres de là. La douzaine de militants, note-t-elle, « semblent se mettre à scruter leur environnement ». Peut-être pour guetter l’arrivée de rivaux d’ultradroite ? À 17h50, ils s’équipent et se dissimulent le visage derrière des cagoules, des casquettes. Certains enfilent des gants.
« D’après les images des policiers du renseignement, le groupe d’ultragauche emprunte un tunnel de la SNCF et arrive, à 17h56, à l’entrée de la rue Victor-Lagrange.
Les services de renseignement n’ont pas vocation à intervenir, selon BFMTV
« « Une rixe éclate, avec des échanges de coups de pieds et coups de poing entre plusieurs individus », notent les agents.
« Selon une autre vidéo de la scène, capturée cette fois par un riverain, ce groupe, vêtu de noir, est équipé de cache-cous, d’une béquille, d’un casque, de fumigène et d’une gazeuse, et se bat contre le groupe d’ultragauche.
« Selon plusieurs sources policières jointes par BFMTV, les services de renseignement n’ont pas vocation à intervenir dans ce cas de figure, n’étant pas suffisamment nombreux, ni équipés pour ce type d’interventions. Ont-ils prévenu les CRS ou d’autres forces de sécurité pendant cette surveillance ? Nous ne le savons pas.
« À 17h58, plusieurs militants de l’ultradroite sortent de cette même rue, en courant.
« Peu avant 18 heures, Quentin Deranque, rattrapé par ses poursuivants, est frappé très violemment alors qu’il est au sol. Selon nos informations, les policiers du renseignement n’assistent pas à cette scène. Ils arrivent à proximité quelques minutes après, alors que le jeune homme se relève, entouré de personnes qui semblent lui venir en aide.
« Pourquoi perdent-ils ces affrontements de vue pendant plus de deux minutes, entre 17h57 et 17h59, exactement au moment où le militant […] se fait tabasser ? Est-ce par ce qu’ils sont à bord d’un véhicule et que la rue Victor-Lagrange est à sens unique ? C’est une possibilité, étant donné qu’il faut 2 minutes de voiture pour faire le tour du pâté de maison et que ces policiers assistent à la fuite des militants d’ultradroite de l’autre côté de la rue.
« Contactées, la préfecture du Rhône et la Direction nationale du renseignement territorial (DNRT) n’ont pas souhaité réagir. Neuf suspects proches de l’ultragauche sont mis en examen pour « meurtre » ou « complicité de meurtre » dans cette affaire.
« Un épisode n’apparaît pas sur ces images: vers 17h30, des militantes d’extrême droite de Némésis venues perturber la conférence de Rima Hassan en déployant une banderole « Islamo-gauchistes hors de nos facs » se sont fait agresser par plusieurs individus. Une scène captée par d’autres agents du renseignement territorial du Rhône. »
L’État veut protéger les policiers de la DGSI et leurs indics sur place ?
Le délai avec lequel ces photos sont révélés depuis la mort de Quentin signifie-t-il que l’État veut protéger les policiers de la DGSI et leurs indics sur place ? C’est une thèse portée par divers groupes identitaires et nationalistes.
L’Action Française de Lyon écrit :
« Nous avons été les premiers, 48h après la mort de Quentin, à avancer la thèse que les services de renseignement et la république étaient mouillés jusqu’au cou dans cet assassinat.
« 50 jours plus tard, les faits nous donnent raison. Mais à peine 10% des éléments à charge contre les antifas ont été divulgués par la presse et les 1312.
« Le reste des preuves continuera de sortir dans les mois et les années à venir. Ils attendront que l’opinion publique soit passée à autre chose, lorsqu’il n’y aura plus aucun risque pour eux. »
Certains faits pourraient corroborer cette thèse : il y a quelques mois, on apprenait en effet que des activistes de la Jeune Garde travaillaient pour la police du renseignement territorial (DGSI) ; aujourd’hui on apprend que des policiers de la DGSI ont pris des photos et se sont ensuite éclipsés sans interpeler quiconque alors qu’un jeune venait de se faire tabasser à mort sous leurs yeux. Et depuis la mort de Quentin, le député LFI Raphaël Arnault, fondateur de la Jeune Garde, est introuvable.
Affaire à suivre…
Francesca de Villasmundo
Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !






