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Mars 2026 : Ben Gvir, promoteur de la loi israélienne sur la peine de mort pour les seuls Palestiniens, portant un badge en forme de nœud coulant à la Knesset
Mars 2026 : Ben Gvir, promoteur de la loi israélienne sur la peine de mort pour les seuls Palestiniens, portant un badge en forme de nœud coulant à la Knesset

La loi sur la peine de mort pour les Palestiniens proposée par les ministres les plus extrémistes messianistes de Netanyahu a été adoptée par la Knesset israélienne. Peine de mort par pendaison. Peine obligatoire. Aucune grâce. Délai d’exécution : 90 jours. Application par les tribunaux militaires, avec un taux de condamnation de 96 %. Ne s’applique pas aux Israéliens.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, chef du Likoud a voté en faveur de cette loi

La démocratie la plus morale du Moyen-Orient vient de voter une loi sur la peine de mort plutôt méphistophélique : peine de mort par pendaison ; peine obligatoire sans aucun appel ni aucune grâce ; délai d’exécution : 90 jours ; application par les tribunaux militaires, avec un taux de condamnation de 96 %, ne s’applique pas aux Israéliens. En effet, cette loi sur la peine de mort ne concerne qu’un un seul « groupe racial » : elle n’est réservée qu’aux seuls Palestiniens convaincus de terrorisme. Lorsqu’on sait qu’un enfant palestinien qui jette une pierre ou un fermier palestinien qui protège sa maison et sa terre peuvent être considérés des terroristes, cela ouvre de larges perspectives de pendaison…

Le texte a été adopté en troisième lecture par 62 voix contre 48, avec une abstention. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, chef du Likoud a voté en sa faveur.

Les détails de cette loi sont effrayants : elle oblige à la pendaison pour les Palestiniens reconnus coupables d’avoir tué des Israéliens dans des actes classés comme « terrorisme », le texte précisant : « qui cause intentionnellement la mort d’une (autre) dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l’intention de mettre fin à l’existence de l’État d’Israël, sera condamnée à mort ou à la prison à perpétuité » ; aucune possibilité de grâce est permise ; elle ne nécessite pas un verdict unanime ; l’exécution doit être effectuée dans les 90 jours suivant la condamnation.

« Nous sommes entrés dans l’histoire !!! » a écrit sur X le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, promoteur de cette loi

Le journaliste du Figaro Georges Malbourot, spécialiste du Proche-Orient, fait remarquer que « pour les Palestiniens de Cisjordanie occupée, le texte prévoit que la peine de mort soit la sanction par défaut si l’homicide est qualifié d’acte de terrorisme par la justice militaire israélienne », ce qui ouvre la voie à l’arbitraire : « Dans ce territoire occupé par Israël depuis 1967, les Palestiniens qui commettent des infractions relèvent de tribunaux militaires israéliens, quand les colons israéliens sont jugés par le système judiciaire civil. Selon la nouvelle loi, la peine de mort serait applicable dans un délai de 90 jours après la condamnation définitive, avec un possible report allant jusqu’à 180 jours. » Dans ces tribunaux militaires, le taux de condamnation est de 96 %.

« Nous sommes entrés dans l’histoire !!! » a écrit sur X, dès la fin du vote, le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, promoteur de cette loi, qui ces derniers jours, se baladait avec un pin’s sur sa veste représentant un nœud coulant. Pour fêter la mise à mort de Palestiniens, il aurait voulu sabrer le champagne dans l’enceinte de la Knesset, ce qui lui a été interdit… un peu de tenue tout de même, la haine se doit d’être civilisée et de respecter les codes du parlement israélien.

Il a été sabré à la sortie de l’hémicycle : « Bientôt, nous les compterons un par un » s’est réjoui Ben Gvir, l’homme qui, par le passé, avait été interdit de servir dans l’armée israélienne car il avait été condamné pour terrorisme. Il a admis devant les caméras qu’il brûle d’envie d’exécuter les détenus palestiniens. Pour rester lui-même au pouvoir, Netanyahu lui a donné une deuxième chance… entre génocidaires, on se comprend…

Cette loi ne concerne qu’un un seul « groupe racial », les Palestiniens

Quelques minutes après son adoption à la Knesset, l’Association pour les droits civils en Israël (ACRI) a annoncé avoir déposé un recours en urgence devant la Cour suprême « demandant l’annulation de la loi », qu’elle qualifie d’ « inconstitutionnelle, discriminatoire par nature et, pour les Palestiniens de Cisjordanie, adoptée sans base juridique ». Le Parlement « n’a pas le pouvoir de légiférer pour la Cisjordanie » où Israël « n’exerce aucune souveraineté », fait-elle valoir. Mais qu’importe ce point de détail pour ces extrémistes juifs messianistes qui considèrent que la Cisjordanie, la Judée-Samarie comme ils l’appellent, leur appartient depuis 3000 ans, la Bible étant leur cadastre.

Plus de 9 300 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes, dont 350 enfants et 66 femmes. Des centaines pourraient maintenant être soumis à l’exécution. Channel 13 rapporte que les services pénitentiaires construisent un établissement « Green Mile » où les exécutions auront lieu.

Les ministres des Affaires étrangères d’Allemagne, de France, d’Italie et du Royaume-Uni ont exhorté Israël à abandonner le vote. L’ONU a qualifié les peines de mort obligatoires de violation du droit à la vie. La propre armée d’Israël a averti que le projet de loi violait le droit international.

« La foule a choisi Barabas. Les Israéliens ont choisi Ben Gvir. »

Or, en réalité, l’ONU et la communauté internationale ayant été toutes ces décennies passées, incapable de faire respecter quoi que ce soit à Israël, cette loi, « c’est seulement l’officialisation d’une réalité qui dure depuis 1948 » écrit sur X l’essayiste Laurent Ozon. « Ce qui me choque ce n’est pas ce que fait Israël, mais la tolérance dont fait preuve l’occident à son égard » écrivait le juif Norman Finkelstein, auteur de « L’Industrie de l’Holocauste », ouvrage dans lequel il affirme que la mémoire de l’Holocauste est instrumentalisée comme une arme idéologique pour conférer à Israël une certaine immunité face aux critiques.

Scènes de liesse, pleurs de joie de la députée israélienne Limor Son Har Melech lorsqu’elle annonce à la tribune de la Knesset, sont le reflet d‘une société israélienne qui a déshumanisé, -et le génocide à Gaza a été le coup fatal-, le peuple autochtone, les Palestiniens. Ils montrent au monde entier qui sont vraiment les ministres de Netanyahu et leurs députés, et le député britannique Galloway a la formule lapidaire :

« La foule a choisi Barabas. Les Israéliens ont choisi Ben Gvir. »

Tout est résumé par ces mots du cardinal Pizzaballa, Patriarche latin de Jérusalem :

« Satan veut régner là où Jésus a vécu. »

Francesca de Villasmundo

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