Cela fait deux ans que la France se casse les dents face à la diplomatie russe. Hollande veut faire chuter le gouvernement Assad pour laisser le champ libre à ses amis djihadistes. Mais voilà la Russie a sans cesse fait usage de son droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU, empêchant toute résolution de passer. La diplomatie française ne semble pas avoir digéré le dernier camouflet. Fabius relance donc l’idée de réformer le droit de veto à l’ONU. Quelles seraient les conditions ? «Lorsque le Conseil de sécurité aurait à se prononcer sur une situation de crime de masse, les membres permanents s’engageraient à renoncer à leur droit de veto». Qu’entend-on par crime de masse ? Mais Fabius ajoute que « pour être réaliste, ce code exclurait les cas où seraient en cause les intérêts vitaux nationaux d’un membre permanent du Conseil ». Que faut-il comprendre ? Que si un membre permanent du Conseil  commettait des crimes de masse, on le laisserait faire ? Mieux cette idée de réforme s’apparente à une permission de tirer sur ce qui se bouge. Monsieur Fabius montre son peu de compréhension des enjeux géopolitiques et économiques du conflit en Syrie. En tout cas, son idée est vraiment floue et on n’en sent pas trop l’intérêt à part tenter de se venger de la Russie.

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A lire absolument !

Ce numéro 80 de la revue Civitas est un numéro spécial de 100 pages.

On y trouvera d’une part un dossier consacré au Great Reset. Pour beaucoup cette expression (en français Grande Réinitialisation) demeure un peu mystérieuse. Pourtant, il ne s’agit pas d’une question anecdotique, bien au contraire.

On retrouve dans cette revue les interventions de Monseigneur Viganò, qui a exercé d’éminentes fonctions à la Curie et dans la diplomatie vaticane (Nonce aux États-Unis), Xavier Poussard directeur de la lettre confidentielle Faits et Documents, Lucien Cerise, Modeste Schwartz et Pierre Antoine Plaquevent spécialistes reconnus de cette question, Xavier Moreau, grand spécialiste de la Russie, Le général Delawarde ainsi que la courageuse Cassandre Fristot qui relate les persécutions et les condamnations dont elle a été victime pour avoir simplement porté, dans une manifestation, une pancarte avec la question QUI ?

On sait aujourd’hui qu’il est des questions qu’il est interdit de poser…

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