Si des jeunes, hommes ou femmes, hésitent à participer à l’université d’été du Pays Réel que propose Civitas, du 16 au 18 août 2018, près de Poitiers, qu’ils lisent le texte ci-dessous.

Il s’agit de l’allocution faite par l’Abbé de Cacqueray (aujourd’hui Père Joseph chez les Capucins de Morgon) devant les jeunes de France Jeunesse Civitas en novembre 2008, allocution qui n’a rien perdu de son actualité.

Il n’y a rien de plus lamentable que de voir des enfants (des enfants de leurs parents ou des enfants de leur patrie) qui, sous prétexte que leurs parents sont tombés peut-être – hélas – dans quelque vice, ou bien que leur pays est tombé dans quelque décrépitude, qui à ce moment-là disent : « Oh, je délaisse mes parents ou je délaisse ma patrie ».
Chers amis, ce sont des fils mal nés qui abandonnent leur mère lorsqu’elle s’est fourvoyée dans le vice. Les autres ressentent d’autant plus leur devoir qu’ils mesurent combien elle a besoin d’eux à de tels moments.

Mon grand-père est né en 1900. En 1917, il avait 17 ans et est parti sur les tranchées. Il avait 17 ans, c’était un gamin. Et pourtant, comme beaucoup d’autres, il est parti à la guerre à 17 ans. Et dans beaucoup de pays à l’heure actuelle des jeunes gens de 14, 15, 17 ans, dans des pays musulmans, doivent témoigner jusqu’au sang de leur foi.

Et nous, nous pourrions, dans notre pays, alors que le mal est en train de s’aggraver toujours davantage, nous pourrions continuer à vivre comme si de rien n’était ? Et virevolter ? Ce n’est pas possible, chers amis. Il faut, si nous ne voulons pas nous faire complètement manger, et que nos enfants soient effectivement musulmans, sinon nous-mêmes, il faut que nous comprenions l’ampleur et la gravité de la situation.

Que le Bon Dieu, que la Très-Sainte Vierge-Marie, nous donnent, nous apportent cette grâce d’une conviction bien supérieure à celle de tous ceux qui nous ont précédés. Une flamme ardente en nos âmes, la flamme de Jésus-Christ, la flamme de l’amour de Dieu, la flamme de l’amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour que nous puissions en réalité, en vérité, être des apôtres, être des missionnaires pour la conversion des âmes, et également ne rien vouloir d’autre sur les sociétés que de faire régner, du règne de son amour, Jésus-Christ sur les sociétés. Que deviendront les sociétés si Jésus-Christ ne règne plus ?

Vous n’êtes plus des enfants, l’âge de l’enfance il est maintenant terminé. Vous êtes des hommes, vous êtes des femmes. Et les responsabilités elles se trouvent sur vos épaules comme sur les nôtres. Et ces responsabilités, nous n’avons pas le droit de ne pas les porter. Et j’invite chacun dans sa mission particulière, sur son chemin à lui, de se donner, de se donner généreusement, de se donner jusqu’au bout de son âme, de ne pas compter ses forces, de travailler sans désirer le repos, on en aura bien assez dans le Ciel comme ça.

Chacun à son poste. Mesdemoiselles et Messieurs, chacun à son poste. Que le Bon Dieu nous donne des hommes qui soient des hommes, que le Bon Dieu nous donne des femmes qui soient des femmes. Des hommes chrétiens, des hommes catholiques, des femmes catholiques. C’est de cela dont nous avons besoin.

Tout est possible, chers amis, tout est possible.
Si vraiment nous nous donnons pour de bon à Notre-Seigneur Jésus-Christ par la Très-Sainte Vierge-Marie, tout est possible. Nous pouvons, nous sommes capables de renverser la situation. Nous sommes capables de renverser le cours des choses, non pas par nos forces à nous, mais par la force de Jésus-Christ en nous. C’est cela la Foi. Nous sommes capables de renverser le cours des choses.
Simplement il faut que nous nous donnions d’une façon dont moi et vous, nous ne nous sommes jamais donnés jusqu’ici. Nous ne connaissons pas Jésus-Christ, nous n’aimons pas Jésus-Christ. Si nous le connaissions, si nous l’aimions réellement, je dirais un peu plus qu’aujourd’hui, tout peut changer, je vous le promets, tout peut changer.

Retrouvez le Père Joseph à cette université d’été. Des inscrits viennent de France, de Belgique et de Suisse pour s’y former en vue d’agir pour la Chrétienté. Et vous ?

Renseignements et inscriptions en ligne via le site www.udt-du-pays-reel.com

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Un commentaire

  1. Soupape says:

    1 – L’exhortation du Père Joseph est exactement ce que je pense.

    Le temps n’est plus celui des moyens ordinaires.

    2 – Personnellement,
    je pense que le don que j’ai reçu est celui d’expliquer.

    Je ne donne pas de leçons, mais seulement des explications.

    Si ces explications paraissent évidentes à certains,
    ils peuvent se dispenser de les lire,
    car je ne suis pas venu ici pour les bien portants,
    mais pour faire découvrir ce que j’ai découvert
    (eut égard au temps considérable que j’ai mis pour le faire)
    et aussi donner à certains les mots qu’ils ne trouvent pas spontanément
    pour exprimer ce qu’ils ressentent et se faire eux-mêmes comprendre.

    3 – J’espère que mes “découvertes” sont dues (au moins en partie)
    à l’action éclairante que le Dieu des Apôtres de Jésus-Christ
    exerce sur TOUS les hommes disposés à la recevoir,
    car je ne crois pas un mot des philosophies,
    et, si je n’étais qu’un raisonneur de plus, cela m’inquiéterait !

    4 – J’insiste beaucoup sur la relation personnelle à Dieu,
    qui commence d’abord par la vie de Prière,
    puis s’approfondit considérablement par la Vie sacramentelle.
    Je ne vise, bien évidemment, aucune révélation sensible !.
    Il arrive que je sois conduit à tenir des propos,
    qui sans être neufs sur le fond, le sont sur la forme, et choquent certains.
    Cela est dû au franchissement personnel de certaines étapes,
    qui échappe nécessairement à ceux qui ne les ont pas franchies.
    D’où un problème pédagogique, que je n’ai pas encore fini de formuler..
    Mais, avec un peu de réflexion,
    on vérifiera que mes propos convergent bien vers le But

    Mes explications peuvent néanmoins être améliorées, voire complétées,
    et on peut me poser des questions.

    5 – Bien que je vérifie pendant longtemps mes intuitions avant de les mettre en circulation,
    (car il faut savoir tenir sa langue !)
    je peux aussi me tromper.
    Dans ce cas, on peut me le faire savoir.

    6 – Sur les sujets profanes, j’interviens avec liberté,
    car, selon le mot de Saint Paul, (I Co, 14, 30) c’est envers la malice qu’il faut être des enfants,
    mais, dans nos jugements, il faut se conduire en hommes mûrs et expérimentés.

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