Le sinistre Paglia, conseiller du pape, s’est rendu célèbre par sa fameuse fresque homo-érotique de la cathédrale de Cheni sur laquelle il s’est fait représenter lui-même. Il est actuellement Grand Chancelier de l’Institut pontifical Jean-Paul II, et président de l’Académie pontificale pour la vie créée par le Pr Lejeune. Il a littéralement détruit ces deux institutions. Le 22 mars, lors d’une audience présentée dans le séminaire diocésain mexicain de Queretaro, il a lancé ce cri: « Assez de débats, il est temps d’accepter Amoris Laetitia ». Il a crié une seconde fois très fort : « Assez » !

Accepter quoi ? Un texte ambigu dont l’interprétation est donnée différemment par divers évêques du monde entier. Comme on disait jadis, « Tout dépend du point de vue d’où l’on se place et de l’idée que l’on s’en fait, par rapport à la considération qu’on en a. » Le pape, dont c’est pourtant le rôle, sollicité de toutes parts, n’a jamais voulu répondre clairement sur la question de l’accès à la communion des divorcés remariés.

Paglia, a voulu montrer son dépit de voir continuer la controverse sur le sujet. Le pape l’a donc chargé de remettre de l’ordre dans les rangs. Il le fait en affirmant qu’ « il faut commencer à recevoir le peuple de Dieu… » dans la situation des divorcés-remariés. Mais il va plus loin : « Il faut changer la forme de l’Eglise ! ». Selon lui c’était la pensée du pape. Il est allé ailleurs porter ce message notamment à l’Archidiocèse de Guadalajara, et au diocèse d’Austin (Texas).

Le problème reste entier car le chapitre 8 de Amoris Laetitia va à l’encontre de la doctrine bimillénaire de l’Eglise et aussi aux directives de Jean-Paul II sur l’indissolubilité du mariage. Finalement l’idée générale donnée par Paglia est qu’il y a des circonstances pour lesquelles on peut donner la communion aux divorcés remariés. Ayant entrebâillé la porte, elle finira par s’ouvrir tout grand.

« En tant que président du Conseil Pontifical pour la vie (qui remplace l’institut pontifical Jean-Paul II ndlr), j’ai parlé à beaucoup de gens divorcés, mariés ou non remariés. Ils m’ont fait part du manque d’accueil qu’ils recevaient dans leurs paroisses. » Il a souligné le cas de Mgr Semeraro qui pratique dans son diocèse italien d’Albano, une politique d’accueil envers les divorcés en leur donnant des fonctions de lecteurs, catéchistes ou parrains et marraines et même en leur donnant au cas par cas l’accès à la communion.

Or cette manière d’appréhender la question est contraire au code du droit canon 804. Mais Paglia en fait fi, prétendant en public que Amoris Laetitia est dans la continuité de l’exhortation Familiaris consortio paragraphe 84 de Jean-Paul II.

Il faut que Paglia apprenne à lire car il y est écrit tel quel dans ce paragraphe 84  : « L’Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l’Écriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. »

En donnant cette référence, Paglia qui souhaite remettre de l’ordre dans les esprits, ne fait qu’aggraver la pagaille en voulant concilier l’inconciliable.

Jean-Pierre Dickès

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