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9 mars 2026 -Guerre israélo-américaine contre l'Iran : Donald Trump a appelé Poutine
9 mars 2026 -Guerre israélo-américaine contre l’Iran : Donald Trump a appelé Poutine

Les Etats-Unis et Israël s’enlisent dans le conflit iranien. L’Iran n’est pas le Venezuela et sa ferme riposte prend de court les attaquants. Donald Trump a appelé Vladimir Poutine hier. Serait-ce la fin de partie ?

Un tournant dans le conflit iranien

L’appel téléphonique d’hier entre Poutine et Trump pourrait constituer un tournant dans le conflit iranien ; c’est l’analyse faite par nombre d’observateurs réalistes, c’est-à-dire hors du champ médiatique mainstream qui prend ses désirs de victoire d’Israël sur le Satan iranien pour une réalité.

Or c’est loin d’être le cas, la résistance iranienne, sa riposte ciblée sur l’État hébreux et les bases américaines dans le Golfe met à mal le narratif vendu à Donald Trump par les va-t-en-guerre américains, tous sionistes convaincus, d’une guerre rapide, efficace et décisive, et d’un regime change en un clin d‘œil.

Le fils Khamenei a remplacé le père Khamenei comme guide suprême de l’empire perse, ainsi l’effondrement prévu de l’appareil politico-militaire n’est pas arrivé et l’Iran est loin d‘être battu. Et Trump appelle Poutine…

L’Iran est loin d‘être battu. Et Trump appelle Poutine…

Ce n’est donc pas un hasard si le président américain a déclaré, après sa conversation avec le président russe, que la guerre était « pratiquement terminée ». Il a ajouté, bien sûr, que l’Iran ne dispose plus d’un appareil militaire, détruit par les bombardements américains, puisqu’il doit revendiquer la victoire avant de pouvoir se retirer.

« Bien sûr, explique le blog géo-politique Piccole Note, l’homme est inconstant et il est difficile de lui faire confiance, mais certains indices laissent penser que ses déclarations ne sont pas dénuées de fondement. Premièrement, avant l’appel téléphonique, Poutine avait déclaré que la hausse des prix du pétrole pourrait être « temporaire ». Cette prédiction ne peut avoir qu’une seule explication : la fin du conflit, car toute solution provisoire (recours aux réserves stratégiques, levée des restrictions sur le pétrole russe) serait inefficace. La fermeture du détroit d’Ormuz et l’instabilité du Moyen-Orient rendraient de telles solutions précaires. »

Il convient également de noter, remarque Piccole Note « que Poutine s’est jusqu’à présent abstenu d’aborder la guerre en Iran, laissant le champ libre à son peuple. La référence susmentionnée, bien qu’indirecte, n’en acquiert que plus de poids. »

Le journaliste Davide Malacaria ajoute qu’un autre indice donne du poids à son analyse :

« les prix du pétrole ont chuté après les déclarations de Trump. Les producteurs de pétrole et les grandes entreprises disposent d’informations privilégiées. Si les propos de Trump étaient infondés, ils n’auraient pas eu un tel impact. Le test de résistance sur le commerce mondial, résultant de la fermeture du canal d’Ormuz – que les États-Unis pensaient pouvoir gérer –, a bel et bien eu des conséquences. »

Une fracture apparaît entre les États-Unis et Israël au sujet de l’Iran

Les médias israéliens jugent de la situation de même. Le Times of Israel titrait :

« Alors que la hausse des prix du pétrole menace Trump, une fracture apparaît entre les États-Unis et Israël au sujet de l’Iran. »

L’article affirmait que « les objectifs des États-Unis et d’Israël dans le conflit avec l’Iran sont globalement similaires, mais non identiques. »

Michael Singh, directeur général du Washington Institute for Near East Policy, néoconservateur de premier plan et interventionniste contre Téhéran, affirme en effet, et c’est relayé par le Times of Israel :

« […] Les États-Unis n’ont peut-être pas le même appétit pour un conflit prolongé, d’autant plus que nous avons des priorités sur d’autres théâtres d’opérations que Israël n’a manifestement pas, et que nous pouvons plier bagage et rentrer chez nous, alors qu’Israël ne le peut pas. »

Même certains néo-conservateurs, pourtant interventionnistes, ne veulent plus de cette guerre

D’autres néoconservateurs, tel Max Boot, figure encore plus influente du Parti républicain, veulent également un revirement. Le Washington Post se fait le relai de leurs déclarations et accusations contre Trump :

« toute l’énergie et l’attention que les États-Unis déploient au Moyen-Orient ne font que détourner l’attention du défi économique et militaire croissant que représente la Chine ».

En résumé, les néoconservateurs, ou du moins certains d’entre eux, ne participent plus à cette guerre.

Piccole Note souligne qu’un dernier indice pourrait annoncer la fin imminente du conflit :

« le fait que Trump, après avoir déclaré que la résolution de celui-ci se ferait en coordination avec Netanyahu, a dépêché Steve Witkoff et Jared Kushner à Tel Aviv. Ils se devaient manifestement de tenir parole. La visite a été annulée, signe que le « magicien d’Israël » refuse de céder. Netanyahou est rusé et dispose de nombreux atouts, et pas seulement en Israël. Il pourrait tout faire basculer. Cependant, la première prise de distance de Trump vis-à-vis de son allié/maître depuis le début de la guerre doit être accueillie avec appréhension. La division des néoconservateurs lui confère un levier considérable. »

La guerre n’est pas finie mais il se pourrait que Trump souhaite siffler la fin de partie … Grave affaire à suivre !

Francesca de Villasmundo

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