Son adoption à l’ONU le 17 décembre dernier est quasiment passé inaperçue. Pourtant le Pacte Mondial sur les réfugiés est un autre cheval de Troie de la mondialisation : parmi les mesures édictées, il prévoit en effet le transfert des réfugiés en des pays pauvres vers les pays plus riches, c’est-à-dire l’Europe et les États-Unis.

L’Assemblée générale de l’ONU a donc adopté lundi à une très grande majorité, mais sans les États-Unis et la Hongrie, ce Pacte mondial sur les réfugiés visant à améliorer leur gestion internationale et à permettre « de renforcer l’assistance et la protection des 25 millions de réfugiés recensés dans le monde ».

Ce texte a quatre objectifs principaux : alléger les pressions exercées sur les pays d’accueil, accroître l’autonomie des réfugiés, élargir l’accès à des solutions faisant appel à des pays tiers et aider à créer dans les pays d’origine les conditions nécessaires au retour des réfugiés dans la sécurité et la dignité. Contrairement au document sur les migrants, les États-Unis ont participé aux négociations sur celui sur les réfugiés qui ont duré dix-huit mois.

Comme pour le Pacte Mondial sur les migrations, celui sur les réfugiés découle d’une Déclaration de New York, fortement voulue par le président des États-Unis de l’époque, Barack Obama. Votée le 19 septembre 2016 par les 193 membres de l’ONU, cette déclaration visait à améliorer leur aptitude à « avoir une attitude plus humaine et coordonnée envers les réfugiés et les migrants » dans le but de « sauver des vies, protéger des droits et partager la responsabilité au niveau mondial ». Depuis lors, les pays représentés à l’ONU se sont engagés à créer « une structure mondiale pour que l’émigration, comme les autre phénomènes internationaux, soit guidée par un système commun de principes et d’approches », l’aboutissement de ces réflexions étant donc le Pacte Mondial sur les migrations ; et à formuler un Pacte mondial sur les réfugiés pour consentir à arriver à « une répartition plus équitable du fardeau et de la responsabilité d’accueillir et de soutenir les réfugiés », 85 % de ces réfugiés vivant dans des pays pauvres. Pourtant depuis 1951 le statut et les droits des réfugiés sont bien réglés par la Convention internationale de Genève. Le but de la manœuvre paraît bien être la répartition des réfugiés dans les pays occidentaux.

Car ce que l’ONU et l’Unhcr (le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés), les artisans de ce nouveau pacte, semblent ignorer, peut-être occultent savamment, c’est la provenance des fonds grâce auxquels il est possible d’aider ces 20 millions de réfugiés, effectivement concentrés en des pays pauvres non parce que ces derniers sont plus généreux et charitables mais parce qu’ils sont frontaliers des États en crise. 86% des fonds dont disposent l’Unhcr, la majorité des agences onusiennes et de tant d’Ong, proviennent des États-Unis, de l’Union Européenne et d’États européens.

Ainsi ce Pacte Mondial sur les réfugiés entend alléger la pression sur les pays hôtes en augmentant les contributions financières qui leur sont allouées mais aussi et surtout en promouvant le transfert des réfugiés vers d’autres États sur laquelle la pression est mineure, entendons par là ceux européens et du nord de l’Amérique.

Tandis que le Pacte Mondial sur les Migrations affirme le droit absolu à émigrer, le Pacte Mondial sur les réfugiés, en falsifiant les faits, essaye de faire peser sur l’Occident la charge physique des réfugiés. Ces deux pactes sont les deux pinces de la tenaille du mondialisme qui s’efforce de pulvériser les nations, d’anéantir les identités et de détruire ce qui reste de la grande civilisation millénaire chrétienne et européenne.

Francesca de Villasmundo

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