bidonnage raid saint-denis

Au lendemain de l’assaut mené par le RAID le 18 novembre 2015 à Saint-Denis, le patron du RAID, Jean-Michel Fauvergue, évoquait des “rafales incessantes” lors de cette opération spéciale.

“Il y a eu ces premiers tirs qui ont commencé à 04h16, puis il y a eu des ripostes. On a ensuite développé notre opération, tout doucement”, expliquait-il à l’antenne de RTL.

Le procureur de la République, François Molins, avait parlé de “tirs très nourris et quasi ininterrompus” essuyés par les policiers.

Pourtant, les experts de la police scientifique et la sous-direction de la police judiciaire (SDPJ) de Seine-Saint-Denis émettent des doutes.

“Ils ont beau chercher dans les décombres, ils ne trouvent pas d’autres éléments balistiques attestant du déluge de plomb supposé s’être abattu sur leurs collègues.”

11 munitions ont été attribuées aux terroristes, contre plus de 1.500 du côté des forces de l’ordre, d’après la DGSI et la sous-direction antiterroriste (SDAT). 11 munitions, parmi lesquelles celles d’un pistolet automatique Browning de calibre 9 mm Parabellum et trois ogives retrouvées dans le mur au-dessus de l’entrée de l’appartement.

Des  “rafales incessantes” avec 11 balles ? Cela sent le bidonnage.

Les autopsies pratiquées les jours suivants établissent que Chakib Akrouh et Abdelhamid Abaaoud sont morts par l’effet de blast provoqué par la ceinture explosive. Et la jeune femme par asphyxie.

Aucune des 1.500 balles tirées par les policiers n’aurait donc atteint sa cible.

“Si, d’après le site d’investigation, 17 impacts sont recensés sur l’avant et peuvent donc, a priori, être attribués à des tirs effectués par les terroristes, au moins quarante autres impacts figurent à l’intérieur des équipements de protection.”

De nombreux impacts pourraient donc provenir de collègues !!

“Cinq de nos hommes sont blessés, certains par balles, d’autres ont pris des morceaux d’explosifs. Ils ont été touchés aux bras, aux jambes, aux mains, dans le bas du dos.”

Diesel, chienne d’attaque du Raid, aurait été tuée par une Brenneke, marque de balles de fusil, d’après les premières informations données par le Raid. Or, les terroristes n’étaient pas en possession de cette munition de fusil de chasse ou de fusil à pompe.

Mediapart relève que “Le fusil à pompe est une arme en dotation au Raid . Les juges d’instruction, en charge de l’enquête sur les attentats du 13 novembre, n’ont pas estimé nécessaire de demander qu’une autopsie soit pratiquée sur la chienne.”…

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