Madame le député de la quatrième  circonscription de Dordogne, Jacqueline DUBOIS, a adressé à tous ses administrés une lettre intitulée “Mieux accompagner les  1000 premiers jours de l’enfant” dont l’objectif revendiqué est de : «  mieux accompagner les parents sur les problématiques médicales, sociales et éducatives, du 4ème mois de la grossesse aux deux ans de l’enfant ». Patrick LAFLAQUIERE, habitant le territoire où sévit Mme Dubois, a bien reçu son courrier et n’a pas manqué de relever, avec brio et ironie, les contradictions de Madame le Député de la REM (République En Marche). En fait de marche, la représentante périgourdine d’Emmanuel MACRON, s’est pris les pieds dans le tapis du très politiquement incorrect puisque le texte de sa lettre semble accréditer le fait que l’embryon a une personnalité juridique depuis sa conception. Patrick Laflaquière obstinément opposé à l’avortement et par ailleurs trésorier du Rassemblement National de Dordogne, l’a donc félicité, par Lettre recommandée qu’il a rendue publique. C’est ce courrier que nous vous proposons, en félicitant au passage son auteur qui fait preuve là d’un courage, et de convictions, qui ne sont plus –pour rester dans l’euphémisme – très en cours dans le parti auquel il appartient…

Lettre recommandée AR – 29 septembre 2020

Madame Jacqueline DUBOIS, Députée de la Dordogne

2 rue de la Calprenède – 24200 SARLAT LA CANEDA

Madame la Députée,

Je viens de lire avec intérêt votre 4ème Lettre d’information 2019-2020, arrivée hier dans ma boite aux lettres. Parmi les nombreuses causes que vous soutenez, j’ai remarqué avec le plus vif intérêt votre implication dans le projet « Parcours des 1000 premiers jours » porté par le secrétaire d’Etat, Adrien Taquet, dont l’objectif « est de mieux accompagner les parents sur les problématiques médicales, sociales et éducatives, du 4ème mois de la grossesse aux deux ans de l’enfant (voir la pièce jointe).

Vous précisez ensuite : « Les « 1000 premiers jours » représentent une période décisive de la vie d’un enfant… »

Je note ainsi que pendant la période de gestation qui va du début du 4ème mois de grossesse jusqu’à la naissance, vous donnez à l’embryon le nom d’enfant, ce qui est une attribution considérable puisque vous reconnaissez à cet embryon la personnalité juridique réservée à l’enfant.

Si je décompte les 1000 premiers jours de l’enfant en remontant dans le temps, j’arrive au calcul suivant :

Deux premières années de l’enfant = 2 x 365 = 730 jours

Gestation pour arriver à 1000 jours : 1000 jours – 730 jours = 270 jours = 9 mois.

Ces 270 jours correspondent exactement à la période totale de gestation d’un être humain qui est de 9 mois. Aussi, si je suis votre raisonnement et si nous voulons parler des 1000 premiers jours de l’enfant, il ne faut pas considérer les 5 derniers mois de gestation (à partir du 5ème mois), mais la totalité de la gestation, à savoir les 9 mois qui totalisent 270 jours.

La conséquence juridique de cette constatation est immédiate : vous attribuez courageusement la personnalité juridique de l’enfant à l’embryon, à minima à partir du début du 4ème mois de grossesse, mais très logiquement si l’on décompte les 1000 premiers jours de l’enfant, dès sa conception.

Le 1er août dernier, l’Assemblée nationale a adopté en 2ème lecture le projet de loi bioéthique. Le texte voté contient un amendement qui fait froid dans le dos. C’est la possibilité pour toute femme enceinte en situation de « détresse psychologique » de pratiquer une Interruption médicale de grossesse (IMG) pendant les 9 mois de la gestation, c’est-à-dire jusqu’à la naissance. Pour faire court, il s’agit là ni plus ni moins que d’un « infanticide de confort », un acte qui révulserait jusqu’au plus endurci des criminels.

Aussi je suis étonné que malgré votre engagement pour le « Parcours des 1000 premiers jours de l’enfant » vous n’ayez pas pris part au vote du 31 juillet-1er août 2020 afin de vous opposer au projet de loi bioéthique, projet qui relativement à l’IMG pendant les 9 mois de gestation, semble être aux antipodes de votre engagement et de vos convictions affichées dans votre 4ème Lettre d’information 2019-2020.

Ce projet de loi bioéthique devant revenir devant l’Assemblée nationale après son passage au Sénat, je vous serais reconnaissant de bien vouloir me faire savoir si lors du vote définitif vous serez bien réellement présente à l’Assemblée pour vous opposer à ce projet au cas où il contiendrait toujours l’amendement d’IMG jusqu’au terme du neuvième mois de grossesse, faisant ainsi finalement preuve de cohérence avec votre engagement pour le « Parcours des 1000 premiers jours de l’enfant ».

Je vous prie d’agréer, Madame la Députée, l’expression de mes salutations respectueuses.

Patrick LAFLAQUIERE

Le projet de loi relatif à la bioéthique, qu’il convient de nommer un infanticide programmé [l’IMG (interruption médicale de grossesse) pendant 9 mois, donc jusqu’à la veille de sa naissance] a été voté par l’Assemblée nationale dans la nuit du 31 juillet au 1er août. Les parlementaires représentant La République en marche (LREM), le Mouvement démocrate (MoDem), la France insoumise (FI) et le Parti communiste français (PCF) ont voté pour, à l’exception de 7 contre et 3 abstentions chez LREM, ainsi que 2 contre et 1 abstention au MoDem. Le groupe socialiste était partagé à parts égales, avec une voix pour et une voix contre, apportée par le député PS de Meurthe-et-Moselle Dominique Potier. Pour leur part, Les Républicains et l’UDI ont voté contre, sauf le député LR de l’Oise Maxime Minot, qui a approuvé le texte. Siégeant parmi les non-inscrits, les élus du Rassemblement national (RN) n’ont pas pris part au vote.

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

1 Commentaire
Les plus anciens
Les plus récents Les mieux notés
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
%d blogueurs aiment cette page :