Le Comte (Graf en allemand) Claus Schenk von Stauffenberg (1907-1944) est l’officier allemand resté célèbre pour l’attentat raté contre Hitler le 20 juillet 1944.

Les éditions du Rocher lui consacrent un album de grande qualité au format du roman graphique, entièrement en noir et blanc, au dessin soigné et au scénario fouillé, réhaussé en appendice d’un cahier photos et d’explications relatives aux principaux protagonistes de ce complot contre Adolf Hitler, la fameuse opération Walkyrie.

Cette bande dessinée rappelle de nombreux faits méconnus du grand public. Le Comte Claus von Stauffenberg, pétri de mystique germanique, a été formé au sein du cercle « Allemagne secrète » qui réunissait des intellectuels et des artistes autour du poète Stefan George, chantre des racines éternelles germaniques. Bien que participant à l’essor du nationalisme allemand durant l’entre deux guerres, ce cercle était dépourvu de tout antisémitisme et l’écrivain juif allemand Karl Wolfskehl, passionné de mythologie germanique, y était une figure de proue.

Et qui sait encore que l’épouse du jeune frère du Comte Claus von Stauffenberg, Melitta, née de parents juifs convertis au christianisme, était pilote d’essai pour la Luftwaffe et a participé à améliorer la technique du bombardement en piqué ?

Au travers de ce récit extrêmement bien documenté, nous voyons comment von Stauffenberg, jeune officier de la Wehrmacht, issu de la vieille aristocratie prussienne, fut d’abord un soutien d’Adolf Hitler et un brillant officier qui participa à la campagne de Pologne, puis à la bataille de France avant d’être muté à la section d’organisation du commandement suprême de l’Armée de terre puis à l’état-major général de la Xème division de blindés qui devait couvrir la retraite de l’armée du maréchal Rommel en 1943. C’est au cours d’une mission de reconnaissance que son véhicule est mitraillé. Grièvement blessé, il perd son œil gauche, sa main droite et deux doigts de la main gauche. C’est peu après qu’il commence à prendre ses distances avec le nazisme et rejoint des cercles conservateurs de conjurés préparant un coup d’Etat…

Cette bande dessinée ne manquera donc pas d’intéresser non seulement le public amateur de BD à thème historique mais aussi plus largement ceux qui s’intéressent à la Seconde Guerre mondiale.

Hitler doit mourir, Thomas Oswald, Philippe Chapelle, éditions du Rocher, 140 pages, 16,90 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

close

MPI vous informe gratuitement

Recevez la liste des nouveaux articles

Nous n’envoyons pas de messages indésirables ! Lisez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

3 Commentaires
Les plus anciens
Les plus récents Les mieux notés
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires

Ce numéro 80 de la revue Civitas est un numéro spécial de 100 pages.

On y trouvera d’une part un dossier consacré au Great Reset. Pour beaucoup cette expression (en français Grande Réinitialisation) demeure un peu mystérieuse. Pourtant, il ne s’agit pas d’une question anecdotique, bien au contraire.

On retrouve dans cette revue les interventions de Monseigneur Viganò, qui a exercé d’éminentes fonctions à la Curie et dans la diplomatie vaticane (Nonce aux États-Unis), Xavier Poussard directeur de la lettre confidentielle Faits et Documents, Lucien Cerise, Modeste Schwartz et Pierre Antoine Plaquevent spécialistes reconnus de cette question, Xavier Moreau, grand spécialiste de la Russie, Le général Delawarde ainsi que la courageuse Cassandre Fristot qui relate les persécutions et les condamnations dont elle a été victime pour avoir simplement porté, dans une manifestation, une pancarte avec la question QUI ?

On sait aujourd’hui qu’il est des questions qu’il est interdit de poser…

A commander dès maintenant sur MCP pour 10 € seulement !

 

%d blogueurs aiment cette page :