Gare à la cancel culture ! Elle frappe plus vite que son ombre d’ignorante.

Après l’inégalable dramaturge anglais William Shakespeare, sa dernière victime n’est rien de moins que le grand poète italien Dante Alighieri.

« Dans Dante, Mahomet subit un sort grossier et humiliant, simplement parce qu’il est le précurseur de l’islam. »

Et ainsi circule en Belgique et en Hollande une nouvelle traduction politiquement correcte de la Divine Comédie de Dante. Et de l’Allemagne, les ânes de cette bien-pensance donnent au poète de « plagiaire et carriériste ».

Dans ces pays du Nord, où la faillite du vivre-ensemble conduit « l’intelligentzia culturelle » à toujours plus de lâche abdication, Dante est « revisité » pour ne pas offenser les musulmans et est durement attaqué par un journal allemand. Alors qu’en Italie se célèbre le 25 mars le Dantedì, la journée nationale dédiée au poète suprême Dante Alighieri (1265-1321), en Belgique et en Hollande une nouvelle traduction flamande politiquement correcte de la Divine Comédie évite de mentionner le nom du Prophète de l’Islam, Mahomet. Le journal belge De Standaard qui évoque l’affaire conclut :

« C’est ainsi que Dante est censuré pour ne pas offenser les musulmans. »

Dante le place en effet parmi les semeurs de discorde, dans le huitième cercle et la neuvième fosse, dont le châtiment consiste à être mis en pièces par un diable armé d’une épée. Mahomet apparaît dans le Chant  XXVIII, v. 22-63, coupé du menton à l’anus, avec les entrailles et les organes internes suspendus entre ses jambes.

Dans la traduction flamande de l’ouvrage, éditée par Lies Lavrijsen, le nom de Mahomet est donc occulté pour ne pas être « inutilement offensant », comme l’a souligné l’éditeur de Blossom Books Myrthe Spiteri, qui a supprimé les références au prophète de l’islam :

« Dans Dante, Mahomet subit un sort grossier et humiliant, simplement parce qu’il est le précurseur de l’islam. »

C’est la énième – et humiliante – soumission culturelle de l’Occident à l’islam, qui renonce à ses maîtres, comme Dante, pour ne pas risquer de froisser les mahométans. Cette soumission est dictée non seulement par l’attitude mais aussi par les chiffres : à Bruxelles, les musulmans représentent 25,5% de la population, en Wallonie 4,0% tandis qu’en Flandre 3,9%, tandis qu’aux Pays-Bas voisins, les musulmans représentent 4,9% de la population.

Sans étonnement, Avvenire, le quotidien des évêques italiens, toujours les premiers à se mettre à genoux devant l’historiquement correct, prend la défense de cette censure, en prétextant que la position de Dante envers la culture arabo-musulmane est très complexe.

L’eurodéputée de la Ligue, Silvia Sardone, est intervenue elle-aussi sur le sujet, hier 25 mars :

« Aujourd’hui, c’est la fête nationale dédiée à Dante, le grand poète. Malheureusement, en Europe, au lieu de le célébrer, on en vient même à le censurer. En Belgique, en effet, une nouvelle traduction de l’Enfer de la Divine Comédie de Dante, traduite en flamand, a enlevé Mahomet pour ne pas être inutilement offensant. 

« Mais pour les bien-pensants d’aujourd’hui, il faut effacer aussi l’histoire de la littérature. Dante, pour certains, est raciste, islamophobe et pas très inclusif. Mais est-ce qu’on se rend compte ? Dans une Europe toujours plus soumise à l’islam, on cherche des poux à la plus grande œuvre jamais écrite en italien. Le tout pour ne pas heurter les musulmans, désormais de plus en plus de maîtres chez nous. »

Rien d’étonnant, souligne Silvia Sardone, « étant donné que certains extrémistes d’un groupe salafiste ont tenté il y a des années une attaque dans l’église de Saint Pétrone à Bologne où il y a une fresque de Mahomet en enfer. »

Mais les attaques contre Dante arrivent également d‘outre-Rhin. En ce jour où est célébré Dante, dans un article du Frankfurter Rundschau, l’écrivain et commentateur Arno Widmann s’en prend violemment à la figure de Dante et à l’Italie. Selon l’écrivain, en Italie le 25 mars est célébré un poète médiéval « à des années-lumière de Shakespeare », égocentrique et carriériste, qui n’a pas grand-chose à voir avec la naissance de la langue italienne. Widmann observe, au milieu de mille inexactitudes, que « l’Italie le loue parce qu’il a porté la langue aux sommets de la grande littérature : il a construit la langue de son œuvre et de cette langue est née la langue de ses lecteurs puis de l’Italie » alors que le poète n’a rien inventé, ni la langue italienne, ni le voyage décrit dans la Divine Comédie. Pour l’écrivain allemand Dante est un plagiaire : selon Widmann, en effet, il vaut mieux « ne pas faire de tort à Dante, en sous-estimant son ambition sans scrupules », car en réalité « il aurait pu rêver, avec son voyage chrétien dans l’au-delà, faire un coup d’État contre le poème arabe ». Tel que rapporté par La Repubblica, Widmann reprend la thèse, le déni, du savant espagnol Asín y Palacios, qui en 1919 déclara que la Divine Comédie était basée sur un poème mystique arabe dans lequel l’expérience de l’ascension vers le Ciel est racontée.

C’est un autre allemand qui lui répond, Eike Schmidt, historien de l’art allemand et directeur du musée des Offices à Florence :

« Cela dénote une ignorance totale du sujet. »

Qui continue avec un jugement implacable :

« Arno Widmann ? C’est un personnage au visage très polémique, qui a toujours fait parler de lui avec des théories volontairement provocantes. 

«Voulant dire du mal de Dante, il oppose des arguments totalement insoutenables. Son opinion ne coïncide pas du tout avec l’opinion générale sur Dante en Allemagne, elle ne représente même pas un courant de pensée ».

Concernant l’accusation sévère, celle selon laquelle Dante a imité les poètes provençaux français, Schmidt déclare :

« Ce n’est certainement pas une grande découverte : qu’il a regardé les provençaux comme un modèle a toujours été connu, mais qu’il se soit borné à les copier est évidemment également faux. »

Et sur la contre version chrétienne du voyage dans l’au-delà de Mahomet, Schmidt explique que « c’est complètement infondé parce que le voyage dans l’au-delà est un genre très fréquent non seulement dans la tradition chrétienne, mais déjà dans la littérature classique romaine et grecque (pensez seulement à l’Odyssée, où on raconte la descente d’Ulysse dans l’Hadès à la rencontre d’Achille). Il est clair qu’à l’activiste il manque une connaissance de base sur le sujet ».

Bref, cancel culture rime avec ignorance !

Francesca de Villasmundo

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