La vérité sort parfois de la bouche des ennemis de la vérité ! On savait l’exhortation bergoglienne sur la famille Amoris Laetitia contraire à la tradition, doctrine nouvelle ayant comme fondement l’aggiornamento conciliaire. Le cardinal Kasper, son inspirateur premier, président émérite du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des chrétiens et théologien progressiste et moderniste hors pair, en donne une preuve supplémentaire.

Le prélat allemand, présent mardi à Rome, en compagnie de Mgr Vincenzo Paglia, l’actuel président de l’académie pontificale pour la vie, a présenté son dernier livre : Le Message d’Amoris Laetitia. Une discussion fraternelle. Dans son ouvrage, il affirme qu’« Amoris Laetitia n’est pas une doctrine nouvelle, mais un renouvellement créatif de la tradition ». Pour asseoir son affirmation, il se fonde sur la conception conciliaire de « Tradition vivante » :

« La tradition n’est pas une eau stagnante,  mais elle est comme une source, un fleuve, c’est une chose vivante »

explique-t-il à Vatican News. C’est donc bien la nouvelle définition conciliaire, celle qui promeut une tout autre idée, évolutionniste, de la Tradition et qui fut admise au concile Vatican II, qui fonde la doctrine d’Amoris Laetitia. Dans cette perspective, l’exhortation du pape François n’est donc pas une doctrine nouvelle mais un développement logique du dogme justifié par la doctrine évolutionniste conciliaire.

Mais si l’on considère la Tradition dans sa définition traditionnelle, celle défendue par Mgr Lefebvre, avant, pendant et après le Concile, alors Amoris Laetitia est bien une doctrine nouvelle, contraire à la doctrine catholique traditionnelle.

Par « Tradition vivante »,

« le Concile a en réalité imposé une nouvelle conception faussée de la Tradition sous l’influence de l’école de Tubingue et sous l’impulsion de théologiens comme les pères Congar et Rahner »

écrivait en 2012 dans le n° 209 de la revue Fideliter, l’abbé Régis de Cacqueray de la F.S.S.P.X.

« On n’a plus considéré la Tradition comme étant le dépôt des vérités, reçu de Dieu par révélation, constitué par les apôtres à la fois oralement et par écrit et clos avec la mort du dernier d’entre eux. Le caractère objectif de la Tradition a été mis de côté au profit d’un sens nouveau et vague à souhait. .. La Tradition n’est pas une transmission de choses ou de paroles, une collection de choses mortes ; la Tradition est le fleuve vivant qui nous relie aux origines, le fleuve vivant dans lequel les origines sont toujours présentes. Le grand fleuve qui nous conduit aux portes de l’éternité… (Benoît XVI dans son allocution du 26 avril 2006). »

« La réalité qu’elle [la Tradition vivante] recouvre ne désigne pas l’immutabilité objective du sens des vérités révélées, qui demeure à travers leur formulation rendue plus précise. Le nouveau magistère de Vatican II conçoit la Tradition sous un angle subjectif : la Tradition vivante représente, sur le plan collectif du peuple de Dieu, la continuité des expériences. La Tradition n’est plus l’enseignement de la vérité révélée ; elle est la communication d’une expérience. (…) Et par expérience, il est clair que l’on doit entendre autre chose que l’adhésion intellectuelle à une vérité, qui définit comme telle la foi. »

continuait l’abbé de Cacqueray. Qui concluait alors :

« Et nous nous y opposons parce que cette conception est nouvelle, et se distancie profondément de celle qui fut toujours crue et prêchée dans l’Église catholique. »

Tellement nouvelle et se distanciant si profondément de ce qui fut toujours cru et prêché dans l’Église catholique qu’elle est l’assise aujourd’hui d’Amoris Laetitia l’apostate et de ses ouvertures sacramentelles aux divorcés remariés civilement totalement contraires à la doctrine catholique.

Amoris Laetitia est bien un « renouvellement créatif de la tradition » mais de cette tradition vivante de la nouvelle religion conciliaire issue de Vatican II en rupture avec la vraie Tradition de l’Église catholique !

Francesca de Villasmundo

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