chirurgie robotique

Le mois dernier, une première mondiale a été réalisée au CHU Rangueil de Toulouse. deux chirurgiens, le Dr Frederico Sallusto, 49 ans, et le Dr Nicolas Doumerc, 39 ans, ont réalisé un acte sans précédent : effectuer une transplantation rénale par voie génitale et exclusivement par robot chirurgical. C’est dans la discrétion que cette prouesse a été accomplie. En effet, la déclaration de l’intervention a été faite un mois après la réalisation de la chirurgie afin de laisser un délai raisonnable pour gratifier l’acte de réussite.

Les chirurgies de transplantation rénale sont généralement réalisées avec une incision conséquente sur l’abdomen permettant l’insertion du greffon dans le corps. Cela avait pour conséquence une plaie douloureuse nécessitant un suivi hospitalier plus long. Jusqu’ici une centaine de personnes en Inde et aux Etats-Unis ont bénéficié d’une greffe par robot chirurgical, mais jamais encore par voie vaginale. Désormais, par cette technique, les plaies, de moins d’un centimètre, réalisées sur le ventre des patientes, permettent au robot de pénétrer à l’intérieur du corps afin de réaliser l’acte. Les soins post-opératoires sont beaucoup plus simples, et les cicatrices disparaissent rapidement, permettant aux patientes une sortie de l’hôpital dans les jours qui suivent.

L’extraction rénale, tout comme la transplantation, ont été réalisées par voie vaginale, chez deux sœurs, Valérie, 44ans et Béatrice, 43ans. Elles ont vécu ensemble cette belle aventure et se portent, à ce jour, très bien. Elles sont rentrées chez elles deux et quatre jours après l’opération.

C’est donc une double avancée pour la médecine : des chirurgies de plus en plus par robots-assistées, et une nouvelle technique, via la voie vaginale, permettant aux femmes des suites opératoires moins lourdes. Sans compter qu’un programme de transplantation peut maintenant voir le jour pour les patientes en obésité morbide, alors que jusqu’à présent « l’opération classique était compliquée »,  en raison des épaisseurs des tissus cutanés, explique le Dr Federico Sallusto.

Marguerite Poussin

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