« On a connu des évêques-félons, des généraux-félons, des ministres-félons, des intellectuels-félons et des félons tout court. C’est une espèce d’homme dont l’Occident se fait de plus en plus prodigue… »

Jean Raspail

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2 commentaires

  1. Tchetnik says:

    Honneur à Jean Raspail, le dernier héros d’un roman de Pierre Benoît.

  2. bernard says:

    Montaigne, en pleine ignorance de la culture des indiens Tupinambas et donc de leurs jugements, leur éthique et leur ethnocentrisme (bien naturel), inaugura en 1580 cette culpabilité des européens à propos de ces peuples amérindiens dont l’observation critique par les conquérants occidentaux lui parut ridicule, de son point de vue, tout autant occidental d’ailleurs, privé à l’époque de tout recul anthropologique. Le point de vue des Tupinambas (non recueilli alors) vis à vis des comportements des européens était tout aussi ethnocentré, et ‘ridiculement’ partial. Métraux plus tard (1967) rééquilibra l’opposition et recensa les descriptions et réflexions au sujet de ces peuples qui pratiquaient avec leurs voisins des guerres incessantes à l’issue desquelles les prisonniers, un temps acceptés/assimilés/mariés par leurs vainqueurs, étaient finalement tués et dévorés par vengeance. Centrés sur leurs groupes, ils n’avaient d’éthique que celle édictée par leur culture sur laquelle ils n’avaient aucun recul critique équivalent à celui que les Européens pratiquent si facilement. Cette position auto-dénigrante née en Europe à la Renaissance alterne depuis avec l’autosatisfaction selon les collectifs au pouvoir (Girard R. Celui par qui le scandale arrive, 2001 : 48-53).