Un policier tombe à terre après avoir reçu un cocktail molotov. REUTERS/John Kolesidis (GREECE)

Alexis Tsipras avait promis la fin de l’austérité, mais rien n’arrive. Les employés du public comme du privé se sont mis en grève ce jeudi, paralysant toutes les activités du pays. Fermant les écoles, les hôpitaux, les banques, les transports pour 24 heures en signe de protestation contre les nouvelles coupes budgétaires et hausse d’impôts introduites par le gouvernement à la demande des créanciers de l’Union.

Alors que lundi dernier les banksters de Bruxelles ont refusé d’octroyer un prêt supplémentaire de sauvetage à la Grèce déplorant l’insuffisance des réformes économiques, le gouvernement a fait passer un lot de réformes d’austérité au Parlement, afin d’obtenir leurs bonnes grâces. De nouvelles coupes dans les pensions et le gel des salaires seront examiné dans les semaines à venir. Ce deuxième lot est attendu par Bruxelles comme une mesure qui pourrait permettre l’obtention d’un prêt de 10 milliards d’euros pour la recapitalisation des banques grecques. En d’autres termes, il ne s’agirait une fois encore que de renflouer les banksters qui sont pourtant responsables des prêts qu’ils ont accordés.

Face à ces mesures économiques toujours plus restrictives, une immense manifestation de 25 000 personnes a défilé au centre d’Athènes où des affrontements ont éclaté entre la police et des jeunes qui ont jeté des cocktails Molotov comme le montre la vidéo ci-dessus. La police a répondu par des jets de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes.

Selon Grigoris Kalomoiris, un des leaders du syndicat de fonctionnaires Adedy, « le salaire moyen a été diminué de 30%, quand les salaires étaient déjà à un niveau inacceptable, alors que le système de sécurité sociale risque de s’effondrer, nous ne pouvons pas rester immobiles». Syriza «a renoncé à toutes ses promesses».

Un pays qui voit également son économie malmenée par l’arrivée massive de clandestins.

Syriza s’est associé toute honte bue à l’appel à participer en masse à cette grève, «contre les politiques néolibérales et le chantage des centre financiers et politiques à l’intérieur et à l’extérieur de la Grèce». Cet appel a suscité l’ironie et les critiques des participants au mouvement avant même son commencement. 

 

 

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