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Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN
Président d’honneur du Front National

Je dois d’abord dire que je suis navré de voir que l’espace public de liberté, tant d’opinion que d’expression, ne cesse de se réduire dans notre pays et même dans nos rangs.

Et pourtant, nous avons longtemps professé, à l’instar de Saint-Jean, que « c’est la Vérité qui nous rendra libre » et j’ai toujours dit que je préférais être battu sur mes idées qu’élu sur celles de mes adversaires.

Je n’ai pas changé !

Je ne ferai rien qui puisse compromettre la fragile espérance de survie de la France que représente le Front National avec ses forces et ses faiblesses.

Elu par le Congrès de Tours Président d’Honneur du Front National, après l’avoir fondé et conduit dans une constante adversité pendant une quarantaine d’années, je pensais être une bonne « locomotive » pour conduire la liste aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

En effet, j’y avais obtenu plus de 33% des voix et fait élire cinq députés aux dernières élections européennes et avais l’appui de la grande majorité des conseillers régionaux dont je suis le Président de groupe.

Une crise grave a été ouverte au Front National, au prétexte de deux interviews, l’une à RMC-BFMTV et l’autre à l’hebdomadaire Rivarol.

Ceci ne justifiait pas le hourvari qu’on a déclenché dans nos rangs au risque d’affaiblir dangereusement notre mouvement.

Je ne serai pas complice de cette manœuvre.

C’est pourquoi, j’ai décidé de ne pas être candidat aux élections régionales.

Je remercie chaleureusement tous ceux, personnalités, élus, responsables, militants, qui m’ont apporté leur soutien dans cette épreuve, et tout particulièrement mon ami, le député Bruno Gollnisch.

Je leur demande, dans l’intérêt supérieur de la France, de soutenir la candidature de Marion Maréchal-Le Pen, député du Vaucluse.

Tant que Dieu me prêtera vie, je resterai à ma place au poste de combat.

Aussitôt la nouvelle de son retrait annoncé Bruno Gollnish, puis Marion Maréchal ont annoncé leur candidature comme têtes de liste du FN en PACA.

L’eurodéputé Bruno Gollnisch, longtemps N°2 du FN,  précise dans un communiqué «Je prends acte du retrait annoncé par Jean-Marie Le Pen de sa candidature à la présidence de la région Provence-Alpes Côte d’Azur. Dans ces conditions, j’envisage de présenter ma candidature à cette fonction, et donc à l’investiture de la présidente et du Bureau politique du Front national réuni le 17 avril». Il avait renoncer à conduire la tête de liste en Rhône-Alpes où il était élu depuis 1986, pour appuyer celle de JMLP en PACA. En cas de victoire c’est lui qui aurait du prendre la présidence. En raison de ses positions politiques Bruno Gollnish avait subi une cabale ignoble qui lui avait fait perdre sa chaire à l’université de Lyon.

Quelques minutes après avoir publié son communiqué ci-dessus, ayant appris la candidature de B Gollnish, Jean-Marie Le Pen précisait sur BFMTV « J’ai appris la candidature de monsieur Gollnisch». et il ajoute « Marion Maréchal est la plus populaire, la plus connue, pour conduire la liste. Pour diriger la région, présider le groupe ou la région, je verrais mieux monsieur Gollnisch ».

Par ailleurs le sénateur-maire FN de Marseille, Stéphane Ravier, avait annoncé au plus fort de la crise interne au FN, qu’il se verrait bien tête de liste pour les régionales de sa région…

Reste également la commission disciplinaire devant laquelle JMLP doit comparaître en raison de ses déclarations dans Rivarol. Il a précisé qu’il ne voyait pas quelle sanction pourrait atteindre le Président d’honneur du FN.

A suivre.

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