Hier, mercredi 2 décembre, l’écrivain Hervé Ryssen, emprisonné actuellement pour délit d’opinion, comparaissait au Tribunal Judiciaire de Paris.

Maitre Damien Viguier, l’avocat d’Hervé Ryssen, témoigne sur l’ambiance du procès et de l’attitude courageuse de son client.

Maitre Pierre-Marie Bonneau dans un entretien évoque l’esprit combatif de l’écrivain.

Sur le site d’Egalité et Réconciliation, un résumé des longues heures d’audiences a été publié :

« 15h30 : Maître Bonneau plaide la nullité de procédure pour un manque de précision dans les accusations portées contre Hervé Ryssen.

16h00 : Maître Liliti et Maître Soskin ont plaidé.

16h05 : le Procureur de la République considère qu’il n’y a aucune atteinte aux droits de la défense et demande que les nullités ne soient pas retenues. La présidente du tribunal décide que ces questions seront délibérées en même temps que le fond de l’affaire.

16h10 : le compte Twitter d’Hervé Ryssen est en question. Hervé Ryssen assume le fait que ce soit son compte. Ses tweets du 16 octobre 2017 sont évoqués.

16h30 : Hervé Ryssen assume ce qu’il a écrit sur le rôle de certains juifs dans la révolution russe. Hervé Ryssen se défend d’avoir parlé « des juifs » par généralité. Hervé Ryssen évoque l’eschatologie juive et son lien avec le mondialisme.

16h45 : calme, la présidente du tribunal interroge Hervé Ryssen : « Qu’est-ce que le fanatisme juif ? »

17h05 : évocation du tweet qui publiait un photomontage mêlant La Vérité si je mens et Auchwitz. Hervé Ryssen précise que le but de cette publication n’a rien à voir avec le négationnisme. Entrée de Frédéric Haziza dans la salle.

17h15 : Hervé Ryssen parle de sa situation personnelle. Le tribunal évoque son casier judiciaire (17 condamnations). Hervé Ryssen affirme qu’il n’a jamais fui la justice et qu’il s’est rendu à toutes les convocations.

17h30 : Hervé Ryssen appelle au débat sur les millions de chrétiens massacrés en Union soviétique. Hervé Ryssen déclare « ne plus vouloir écrire le mot de quatre lettres, trop de risques. Ma décision est prise, je l’ai fait savoir ».

18h00 : l’avocate de la LICRA demande à Hervé Ryssen s’il croit à la Shoah et l’interroge sur le nombre de morts. Hervé Ryssen répond « qu’on ne peut dire que 6 millions voire 12 ou 18 ». Hervé Ryssen assume être un judéologue.

18h10 : les avocats des parties civiles posent des questions pour piéger Hervé Ryssen à propos de l’antisémitisme. Hervé Ryssen appelle au dialogue et à la tolérance. Réponse aux parties civiles (LICRA, MRAP, J’accuse) : « Mon cœur est ouvert, je peux parler de tout. Vous, vous avez des dogmes et m’interrogez comme un tribunal d’inquisition ».

18h20 : Noémie Madar est à la barre. Elle témoigne en affirmant que Ryssen provoque à la haine. Elle est effarée du soutien apporté à l’écrivain. Elle parle d’une « meute d’antisémites » que Ryssen « pousserait à la haine ». Puis c’est Ilana Soskin (avocate de la LICRA) qui poursuit. Elle compare Hervé Ryssen à Josef Mengele puisqu’il prétend être à la fois scientifique et spécialiste du judaïsme. « La présence de ces gens m’indispose » dit-elle à propos des personnes venues soutenir Hervé Ryssen.

18h30 : l’avocat du MRAP dit que Ryssen n’assume pas son antisémitisme et se cache derrière les livres des autres. Il trouve normal le fait que Ryssen soit emprisonné. Il évoque encore la mémoire de l’holocauste. Il qualifie Hervé Ryssen de « plus grand faussaire de la France contemporaine ».

19h00 : Stéphane Lilti, avocat de l’UEJF, déclare que « le sujet de Ryssen n’est pas le judaïsme mais les juifs et leur projet d’extermination des autres peuples ».

19h10 : début des réquisitions du procureur de la République. Il défend l’idée que le photomontage est négationniste et antisémite. Il requiert donc la condamnation de Ryssen au titre de la contestation de crime contre l’humanité.

19h30 : le procureur requiert 8 mois d’emprisonnement et 120 jours-amendes à 100 euros.

19h35 : Maître Viguier commence sa plaidoirie. Il plaide la relaxe de l’écrivain. Il souligne la bonne volonté de Ryssen à propos de la paternité de son compte Twitter. Il fait remarquer que personne à part les parties civiles ne voit d’allusion à du négationnisme dans le photomontage. Maître Viguier conteste que le photomontage puisse valoir une double condamnation (pour injure envers le peuple juif et pour contestation de crime contre l’humanité). Il rappelle que les tweets incriminés avaient d’abord pour objet d’informer son public d’une condamnation antérieure (à l’époque des faits).

19h45 : Maître Viguier procède à une explication de texte des propos tenus sur les massacres soviétiques et sur l’eschatologie juive (« La théologie n’est pas éloignée de la politique »). Il rappelle le parcours d’enseignant d’Hervé Ryssen. Il souligne le sérieux de l’œuvre de l’écrivain.

20h00 : Maître Viguier : « Hervé Ryssen est l’exemple même de l’écrivain. La loi de 1881 sur la presse a été instaurée pour protéger les écrivains comme lui ».

20h05 : Maître Viguier précise que contester les morts en Union soviétique serait du révisionnisme autorisé, alors que l’autre révisionnisme serait interdit. Il y a alors inégalité entre les génocides ; ceux qu’on a pas le droit de contester et ceux qu’on a le droit d’établir.

20h10 : Maître Viguier lit un extrait de l’ouvrage d’Hervé Ryssen, Le Fanatisme juif (page 30) puis évoque la question de l’inceste et de l’endogamie. « Ryssen, c’est le chercheur qui trouve ». Il demande la relaxe.

20h20 : Maître Viguier plaide sur la peine, en cas de condamnation. Il rappelle la concomitance entre l’arrivée d’Éric Dupond-Moretti à la chancellerie et la réactivation des dossiers Ryssen et la tentative de mise en détention d’Alain Soral. Il rappelle également que le père d’Hervé Ryssen vient de décéder et que l’autorité des sorties sous escorte n’a pas permis à Hervé Ryssen d’assister aux funérailles.

20h25 : Maître Viguier parle des conditions de détention. « J’admire sa résistance. Son comportement est exemplaire en prison. Il est à l’isolement et n’a que deux heures de promenade par jour. Il a un contrat de travail. »

20h30 : intervention de Maître Bonneau, second avocat de l’écrivain. Il rappelle que la loi pénale est d’interprétation stricte et qu’il n’y a aucune contestation explicite de crime contre l’humanité dans les propos de Ryssen. Il cite également les propos de Vladimir Poutine dans le journal The Times of Israël à propos du rôle des juifs dans les organes soviétiques. Comme il est question d’un lien hypertexte dans le tweet incriminé, Maître Bonneau précise qu’il existe un débat juridique à propos du fait qu’un lien hypertexte vaille nouvelle publication ou non. Pour lui, ce lien hypertexte n’est pas une rediffusion de la vidéo incriminée.

20h40 : Hervé Ryssen prend la parole. Il dit qu’il a été blessé par l’accusation de faussaire proférée par Maître Lilti. Il lui demande de reconnaître la responsabilité des dignitaires soviétiques juifs. Silence gêné de Maître Liliti. Hervé Ryssen énumère les intellectuels juifs qu’il cite dans Le Fanatisme juif. Silence de mort dans la salle. « Je ne suis ni un menteur ni un faussaire. Mais vous, Maître Liliti, vous niez. Vous êtes un négationniste ». Hervé Ryssen parle d’inversion accusatoire.

20h50 : applaudissements et encouragements dans la salle. La présidente est mécontente.

21h00 : fin de l’audience. Le délibéré aura lieu le 5 février 2021. »

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Francesca de Villasmundo

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