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La théorie du genre n’existe pas”, Najat Vallaud-Belkacem vous l’a dit et répété. Et pourtant, pas moyen d’échapper aux campagnes destinées à “créer de l’empathie pour les transgenres”.  L’exemple du jour ? La photographe Chloe Aftel se fait connaître un peu partout, des Etats-Unis à l’Allemagne, du Pérou à l’Italie, sans oublier la France, en raison de son intérêt particulier pour les portraits d’individus “agenres” ou “genderqueer”.

Chloe Aftel voit – comme par hasard – son projet de portraits intitulé “Agender” bénéficier depuis quelques semaines d’articles enthousiastes. Son geste est militant. “J’ai trouvé cela fascinant que ce groupe de gens galvanise le débat autour de ce qu’est le genre“, affirme Chloe Aftel à Vocativ qui parle de “genderqueer nation”. Tous ses modèles ont la particularité de ne s’identifier ni au genre masculin, ni au genre féminin. Quand ils parlent d’eux, ces individus préfèrent employer le pronom indéfini “they”. 

Ce n’est pas adhérer aux deux genres, ni à l’un des deux, c’est n’adhérer à aucun des genres. Ce n’est pas l’absence de genre, et ce n’est pas ne pas me soucier de mon genre. En fait, c’est plutôt le contraire – je m’en soucie énormément. Tout comme mon expression de genre, et ma perception de genre. J’ai un genre, et il est neutre.”, raconte l’un des modèles de Chloe Aftel.

On attend avec impatience l’individu qui va nous raconter qu’il a la perception d’être un poisson ou une chèvre…

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