Durant le débat télévisé du 3 mai 2017, Marine Le Pen – Emmanuel Macron, celui-ci a prétendu effrontément qu’il n’était même pas ministre au moment de la vente de SFR à Patrick Drahi et de ce fait il s’est défendu d’avoir « vendu » SFR au magnat de la presse en 2014.  Effectivement le ministre de l’Économie ne pouvait pas vendre une entreprise qui n’appartenait pas à la nation. Par contre cette entreprise ne pouvait être vendue qu’avec l’autorisation de Bercy, loi oblige. C’est donc par décret que Macron a débloqué la vente de SFR à Patrick Drahi le 28 octobre 2014 contre les intérêts de la France. Et lors de la parution de ce décret qu’il a signé, il était bel et bien ministre depuis le mois d’août 2014. Montebourg a été contraint à la démission par Hollande et Macron réunis afin que les ventes-trahisons d’Alstom-énergie et de SFR soient autorisées. C’est que cette autorisation de vente a fait du propriétaire de BFMTV, de Libération, de l’Express et autres gros médias, qu’est l’isaraélo-marocain Patrick Drahi, son obligé. Ainsi que Marine Le Pen l’a rappelé au cours du débat, Macron a préparé longtemps à l’avance sa campagne électorale en mettant de son côté la haute finance et les médias. Son mensonge éhonté a été immédiatement repris en chœur par tous les médias mainstream à peine le débat du 3 mai achevé, et notamment par Libération, son patron/propriétaire Drahi, oblige. Or ces médias mentent sans vergogne puisque eux-mêmes ont relayé l’information au moment de la publication du décret autorisant la vente, signé Macron, le 28 octobre 2014.

Un article de BFMTV du 12 novembre 2014 est très explicite à ce sujet:

« Le ministre de l’économie Emmanuel Macron a discrètement donné son accord au rachat que son prédécesseur Arnaud Montebourg avait tant critiqué. Un feu vert nécessaire suite au décret sur les investissements étrangers.

En mars, Arnaud Montebourg s’était vivement opposé au rachat de SFR par Numericable, prenant bruyamment parti pour l’offre rivale de Bouygues. Son successeur Emmanuel Macron a, pour sa part, béni ce même rachat. Le 28 octobre, le ministre de l’Economie a discrètement donné son feu vert à l’opération.

Ce feu vert était nécessaire suite au décret sur les investissements étrangers, signé le 14 mai dernier par Arnaud Montebourg justement. Ce décret soumet à l’approbation de Bercy tout rachat dans les télécoms.

Quelques jours après, Emmanuel Macron a aussi autorisé au même titre la vente d’Alstom à General Electric, en publiant cette fois un communiqué.

Paradis fiscal

Si Numericable est une société immatriculée en France, son actionnariat n’est pas français. En effet, le câblo-opérateur est détenu à 75% par la société luxembourgeoise Altice. Elle-même est détenue à 57% par Next LP, une société immatriculée à Guernesey et contrôlée par Patrick Drahi.

Un actionnariat qu’avait épinglé Arnaud Montebourg: « Numéricable a une holding au Luxembourg, son entreprise est cotée à la bourse d’Amsterdam, sa participation personnelle est à Guernesey dans un paradis fiscal de Sa Majesté la reine d’Angleterre, et lui-même est résident suisse! », avait déclaré le ministre du Redressement productif le 14 mars sur Europe 1.

(…)Contacté, Bercy a confirmé avoir donné son feu vert, en précisant qu’Emmanuel Macron sera « attentif aux suites de l’opération, notamment dans un secteur aussi stratégique que les télécoms ». Interrogé à plusieurs reprises, Numericable n’a jamais répondu. »

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