XXIV° Dimanche après la Pentecôte

Avant le dernier Dimanche après la Pentecôte sont insérés les dimanches restant après l’Épiphanie, cette année les 5ème et 6ème, dont on prend les oraisons, l’épître et l’évangile ; les chants sont ceux du 23ème Dim. après la Pentecôte. 

L’Introït est tiré de Jérémie comme l’ancienne Épître de ce Dimanche. La demande du pardon revient sans cesse dans la bouche du peuple chrétien, parce que la fragilité de la nature entraîne sans cesse, ici-bas, le juste lui-même. Dieu sait notre misère ; il pardonne sans fin, à la condition de l’humble aveu des fautes et de la confiance dans sa bonté. Tels sont les sentiments qui inspirent à l’Église les termes de la Collecte du jour.

ÉPÎTRE. Instruit à l’école de l’Homme-Dieu, qui a daigné habiter cette terre, le chrétien doit s’exercer à la miséricorde envers ses frères. Ce monde, purifié par la présence du Verbe incarné, deviendra pour nous l’asile de la paix, si nous savons mériter les titres que nous donne l’Apôtre, d’élus de Dieu, saints et bien-aimés. Cette paix doit remplir d’abord le cœur de chaque chrétien, et l’établir dans une joie continuelle qui aime à s’épancher dans le chant des louanges de Dieu. Mais c’est principalement le Dimanche, que les fidèles, en s’unissant à la sainte Église, « dans ses psaumes et ses cantiques », accomplissent ce devoir si cher à leur cœur. Dans l’usage ordinaire de la vie, souvenons-nous aussi du conseil que nous donne l’Apôtre, à la fin de cette Épître, et songeons à faire toutes nos actions au nom de Jésus-Christ, afin d’être agréables en tout à notre Père céleste.

ÉVANGILE. Le royaume des cieux dont parle ici le Sauveur est son Église militante, la société de ceux qui croient en lui Néanmoins, ce champ qu’il a cultivé avec tant de soins, est parsemé d’ivraie ; les hérésies s’y sont glissées, les scandales s’y multiplient : devons-nous pour cela douter de la prévoyance de celui qui connaît tout, et sans la permission duquel rien n’arrive ? Loin de nous cette pensée. Le Maître nous apprend lui-même qu’il en doit être ainsi. L’homme a reçu la liberté du bien et du mal ; c’est à lui d’en user, et c’est à Dieu de faire tourner tout à sa gloire. Que l’hérésie donc s’élève comme une plante maudite, nous savons que le jour viendra où elle sera arrachée ; plus d’une fois même on la verra sécher sur sa propre tige, en attendant le jour où elle doit être arrachée et jetée au feu. Où sont aujourd’hui les hérésies qui désolèrent l’Église à son premier âge ? Où seront dans cent ans d’ici celles qui, depuis trois siècles, ont causé tant de maux sous le beau nom de réforme ? Il en est de même des scandales qui s’élèvent au sein même de l’Église. Cette ivraie est un fléau ; mais il faut que nous soyons éprouvés. Le Père de famille ne veut pas que l’on arrache cette herbe parasite, dans la crainte de nuire au pur froment. Pourquoi ? Parce que le mélange des bons et des mauvais est un utile exercice pour les premiers, en leur apprenant à ne pas compter sur l’homme, mais à s’élever plus haut. Pourquoi encore ? Parce que telle est la miséricorde du Seigneur, que ce qui est ivraie peut quelquefois, par la grâce divine, se transformer en froment. Ayons donc patience ; mais, parce que l’ennemi ne sème l’ivraie que pendant le sommeil des gardiens du champ, prions pour les pasteurs, et demandons pour eux à leur divin Chef cette vigilance qui est la première garantie du salut du troupeau, et qui est signifiée, comme leur première qualité, par le nom que l’Église leur a imposé.

Sanctoral 

Saint Willibrord, Évêque

Saint Willibrord fut annoncé à sa pieuse mère par une éclatante lumière qui lui apparut en songe. Dès sa plus tendre enfance il fut placé, pour son éducation, dans un monastère de l’Angleterre, son pays. Après de brillantes études, ordonné prêtre à trente-trois ans, il sentit le feu du zèle dévorer son âme et résolut de porter l’Évangile aux barbares du Nord. Il s’embarqua donc avec douze compagnons et aborda sur les rivages du Rhin, au pays des Frisons. La conversion de ces peuples farouches, commandés par des chefs cruels, présentait des difficultés incroyables; aussi le zèle de l’ardent missionnaire ne fut-il ni toujours ni partout couronné de succès. Plusieurs fois, Willibrord s’exposa au martyre en combattant de front les superstitions des pays où il passait; mais son heure n’était pas venue; Dieu le destinait à de plus longs travaux. Il reçut la consécration épiscopale des mains du Pape Sergius Ier, et revint travailler avec une nouvelle ardeur à la conquête des âmes. Poussant ses missions plus avant vers le nord, il eut le bonheur de gagner à Jésus-Christ la plus grande partie des contrées connues depuis sous le nom de Zélande et de Hollande. Le don des miracles ne contribua pas peu à ses succès. Dans une course apostolique, le saint évêque et ses compagnons entrèrent, harassés de fatigue, dans la maison d’un habitant du pays, qui fut très honoré de les recevoir, mais n’avait pas une goutte de vin à leur offrir. Les missionnaires en avaient un peu: leur chef le bénit, et quarante personnes purent satisfaire leur soif. Une autre fois un païen, lui voyant traverser sa propriété, lui adressa des injures; le lendemain, il fut frappé d’une manière foudroyante par la main de Dieu. Tout pauvre qu’il était, le Saint donnait toujours. Douze mendiants vinrent un jour lui tendre la main; il n’avait qu’un petit flacon de vin, il les fit boire, et le flacon se trouva plein comme auparavant. Ainsi Dieu favorisait l’oeuvre de Son serviteur. Souvent, par l’eau bénite et le signe de la Croix, l’apôtre mettait en fuite l’ennemi des âmes. Dieu lui donna un puissant auxiliaire en son compatriote Winfrid, devenu saint Boniface. A sa mort, son tombeau, trop petit, s’allongea pour le recevoir, et son corps exhala un délicieux parfum.

Martyrologe

A Padoue, la mise au tombeau de saint Prosdocime, premier évêque de cette ville. Ordonné évêque par le bienheureux Apôtre Pierre, il en reçut mission d’aller prêcher la parole de Dieu dans cette cité; il y brilla par beaucoup de vertus et de prodiges et fit une bienheureuse fin.

A Pérouse, saint Herculan, évêque et martyr.

Près de la cité de Schwelm, en Germanie, la passion de saint Englebert, évêque de Cologne. Comme il se rendait de Soest en cette localité pour y consacrer une église, il fut arrêté et couvert de blessures par des sicaires; il subit ainsi un glorieux martyre pour la défense de la liberté ecclésiastique et pour l’obéissance due à l’église romaine.

Le même jour, saint Amarand martyr. Ayant achevé le cours d’une existence fidèle, il fut enseveli près d’Albi, en Gaule, et son âme jouit de la gloire éternelle.

A Mélitène en Arménie, la passion des saints Hiéron, Nicandre, Hésyque et de trente autres martyrs, qui furent couronnés pendant la persécution de Dioclétien, sous le préfet Lysias.

A Amphipolis, en Macédoine, les saints martyrs Aucte, Taurion et Thessalonice.

A Ancyre, en Galatie, la passion des saints Mélasippe, Antoine et Carine, sous Julien l’Apostat.

A Alexandrie, le bienheureux évêque Achillas, remarquable par son érudition, sa foi, la sainteté de sa vie et la pureté de ses mœurs.

En Frise, la mise au tombeau de saint Willibrord, évêque d’Utrecht. Ordonné évêque par le pape saint Sergius, il prêcha l’évangile en Frise et au Danemark.

A Metz, en Gaule, saint Ruf, évêque et confesseur.

A Strasbourg, saint Florent évêque.

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