Le Conseil d’État a rejeté aujourd’hui les recours déposés par  “L’œuvre française” et les “Jeunesses nationalistes”, contre leur dissolution par deux décrets du 25 juillet 2013 dans la foulée de la mort à Paris du militant d’extrême gauche Clément Méric.

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Le site Jeune Nation, proche des deux mouvements nationalistes concernés, réagit :

Le Conseil d’État « chambre d’enregistrement des forfaitures » comme l’a indiqué Yvan Benedetti, a confirmé ce mardi la dissolution de l’Œuvre française et des Jeunesses nationalistes (JN). Agissant après une visite du président du Congrès juif mondial – qui avait ensuite exigé l’interdiction de l’Aube dorée (XA, Χρυσή Αυγή) grecque et du JOBBIK hongrois – Manuel Valls avait pris pour prétexte la mort d’une racaille dans les rues de Paris en juin 2013 pour « dissoudre » les deux mouvements nationalistes. Ni ceux-ci ni aucun de leur membre n’avaient pourtant le moindre lien avec l’agression commise par le gang extrémiste de Clément Méric, ni avec la mort consécutive de ce dernier.

« Il n’y a pas de place dans notre pays pour la haine, la xénophobie, l’antisémitisme ou des actes anti-musulmans » avait alors déclaré Manuel Valls. À l’inverse, il n’avait évoqué ni le racisme antiblanc ni l’anticatholicisme, qui fondent leur République, ni la dissolution des milices d’extrême gauche, qui ont commis depuis des dizaines d’émeutes à travers le pays, et qu’il continue à protéger. Il avait alors qualifié l’Œuvre française de « matrice de l’extrême droite ».

Les employés de leur République ont validé les conclusions du rapporteur public qui avait évoqué de prétendues « provocations à la haine » et une prétendue « constitution de milice privée », qui avaient conduit, avec quelques autres mensonges, à la « dissolution ».

La duplicité de la décision du Conseil d’État apparaît clairement dans le communiqué publié après le jugement. Ainsi, ce sont des accusations aussi vagues que d’avoir « participé à des commémorations de la mort de Philippe Pétain, a choisi des emblèmes rappelant ceux du régime de Vichy et a commémoré ou fait référence dans ses publications à des personnalités favorables à la collaboration avec l’ennemi pendant la Seconde Guerre mondiale » alors même que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) avait condamné la France sur un sujet proche. À l’époque, concernant le maréchal Pétain, l’un des juges avait expliqué :

« La liberté d’expression implique tout autant le droit de présenter un personnage public sous un jour favorable que celui de le présenter sous un jour défavorable. De même, elle implique tout aussi bien le droit de désapprouver une décision judiciaire le concernant que celui de l’approuver.
En particulier, il ne peut être interdit à ceux qui veulent servir la mémoire d’un tel personnage et promouvoir sa réhabilitation de s’exprimer librement et publiquement en ce sens.
Il est normal que ceux qui souhaitent faire part d’idées de ce genre mettent en lumière les mérites de l’intéressé ou ce qu’ils pensent être ses mérites. On n’est pas en droit d’exiger qu’ils évoquent aussi ses torts, réels ou supposés, ou certains d’entre eux. »

Enfin, les juges ont estimé que l’Œuvre française pouvait être assimilée à une « milice privée », parce que les camps-école de Jeune nation étaient des « camps de formation avec des exercices d’entraînement à l’action de force », sans jamais démontrer – et pour cause – la réalité de cette assertion.

Concernant la dissolution des Jeunesses nationalistes, le procédé arbitraire est encore plus gros puisque, alors même qu’aucun tribunal n’a jamais condamné ni les JN ni aucun membre des JN, les employés de Manuel Valls prétendent que les communiqués, déclarations et actions ont incité « à la haine, la discrimination et la violence envers des personnes en raison de leur nationalité étrangère, de leur origine ou de leur confession musulmane ou juive ».

Une bien étrange conception du droit, puisque plusieurs groupuscules et parti bien connus d’extrême droite ont vu ses communiqués, ses affiches, ses membres être condamnés pour de tels motifs sans jamais être dissous.

« À moins de nous dissoudre dans l’acide, Manuel Valls nous trouvera toujours en travers de sa route » avait déclaré Yvan Benedetti à l’époque des dissolutions. De fait, si le gouvernement Valls se dissout peu à peu dans les sondages d’opinion à mesure que l’invasion, le chômage et la criminalité augmentent, les nationalistes sont plus que jamais présents.

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