Juan Francisco Maria Donoso Cortès (1809-1853), marquis de Valdegamas, est parfois qualifié de Joseph de Maistre espagnol. Après avoir étudié la littérature, l’histoire et la philosophie, il fut d’abord influencé par l’écrivain don José Quintana, qui lui fit lire Rousseau, Voltaire et quelques autres sophistes dont il commença par partager les idées libérales et rationalistes. Mais Donoso Cortès s’en éloigna rapidement, constatant l’anarchie engendrée par les idées révolutionnaires. En 1838, il siège aux Cortès comme député de la province de Cadix. Puis, de 1840 à 1843, il séjourne à Paris en tant que secrétaire particulier de la reine mère Marie-Christine de Bourbon alors en exil. Lorsqu’il revient en Espagne, il est nommé conseiller d’Etat. Puis il devient ambassadeur extraordinaire et ministre plénipotentiaire d’Espagne près la Cour de Berlin avant d’être désigné ambassadeur à Paris. C’est à ce moment, en 1851, qu’il publie son Essai sur le catholicisme, le libéralisme et le socialisme. Donoso Cortès devient ainsi l’émule du contre-révolutionnaire Louis de Bonald et le journaliste et écrivain anti)libéral Louis Veuillot vante ses qualités.

Abel Rivener, qui a déjà écrit de bons ouvrages consacrés à Charles Péguy et René de La Tour du Pin, rend hommage à Donoso Cortès et a constitué cet ouvrage sous forme d’un dictionnaire de cent neuf entrées dont les textes sont extraits des œuvres de Donoso Cortès publiées en 1862 par sa famille, précédées d’une introduction de Louis Veuillot. Le tout se lit avec régal tant la pensée de Donoso Cortès est claire et le style vif et agréable.

Donoso Cortès de A à Z, textes recueillis et classés par Abel Rivener, éditions Dominique Martin Morin, 195 pages, 19 euros

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