Le propre d’un virus est d’infecter son hôte et l’hôte de ce micro-organisme est la cellule animale, végétale ou humaine. Il la parasite à partir de son système d’acide nucléique et se reproduit à partir de son seul matériel génétique. Il peut être fort, peut être puissant, et la charge qu’il mène contre sa cible est d’autant plus agressive qu’il la pénètre pour se répliquer en son sein et en parasiter ainsi le métabolisme. Certes tous les virus, et ils sont nombreux, n’ont pas la même virulence et la grande majorité de ces assaillants microscopiques est neutralisée par le système immunitaire de l’organisme attaqué, dont la réponse cellulaire se montre alors plus forte que l’agression dont il est la cible.

S’il n’est pas anodin, celui dont on nous rebat les oreilles depuis un an maintenant n’est pas ce petit soldat – fut-il chimérique – à la face d’un terroriste épouvantable ou d’un agent très spécial et remarquable au service de sa Majesté. Il n’a rien d’un tueur froid et monstrueux. Il est agressif mais pas irréductible. Il a ses cibles, les plus âgées et déjà malades, et seulement elles. Et quand bien même aurait-il fait le tour de la planète au cours de l’année 2020 – ce qui est dans la logique même de son être – il finira par se heurter à l’immunité collective progressive qu’il engendre en dépit des mutations ou des variations auxquelles il se livre pour survivre. A moins d’être sot et même complètement dépourvu de jugement, l’affaire qui paralyse encore la société humaine aujourd’hui n’est pas celle d’un virus qui se soigne, si l’on veut bien laisser la médecine travailler, mais l’exploitation politique qui en est faite par ceux-là même qui obèrent l’économie de la santé depuis des décennies. Car le problème, en effet, n’est pas un problème de santé mais un problème de système de santé. Depuis des décennies, on le sait, les pays occidentaux et industrialisés, et en particulier la France, ont grevé l’édifice au prix de la rationalisation de son fonctionnement, de l’ajustement des coûts, et donc de la suppression de lits d’hôpitaux. Avec la circonstance aggravante que la population de ces pays ne cesse de vieillir depuis le début de ce siècle s’exposant alors, par cycles réguliers de 3 ans,  à ce que les démographes appellent une « année  moisson » ou « moisson des morts ». Effet ciseau. Effet meurtrier. Avec la circonstance aggravante encore que les avortements ont été davantage facilités en France au cours du printemps dernier et que des lois sur l’euthanasie, comme au Portugal désormais, sont votées. Les politiciens véreux qui occupent les palais démocratiques aujourd’hui se rendent coupables du plus fabuleux mensonge planétaire depuis le 11 septembre 2001. Mensonge d’autant plus redoutable qu’il ajoute, comme Janus, à la face de la prétendue gestion de crise celle de l’ingénierie sociale manipulant les foules.

En effet, les modalités de l’agression humaine n’ont pas changé. D’un virus, l’autre. Ce que nous vivons emimpie,France,malade,prunte aux vieilles leçons du marxisme-léninisme dont Bruno Riondel vient de faire le simple mais brillant exposé dans son ouvrage : « l’effroyable vérité » (Editions de L’Artilleur, 2020). Il rappelle dans ce réquisitoire de 800 pages les abominations rhétoriques, mensongères et disruptives auxquelles se livrèrent les professionnels de la déconstruction intellectuelle et politique, qu’un Lénine initia dès Octobre 1917 en Russie et qu’un Staline poursuivit jusqu’en 1953 dans toute l’Europe centrale, orientale et même occidentale. Tout, dans ces sinistres personnages et la cohorte de supplétifs qui les servirent, respire le crime, le mensonge, la perversion intrinsèque et la terreur du vrai. L’influence inouïe que ces deux ordures ont perpétrée dans le monde occidental se mesure dans la moindre sphère sociale, intellectuelle et administrative de nos pays qui ne parviennent toujours pas à s’en abstraire. En bons virus qu’ils sont, des partis communistes existent encore sur tous les continents, en dépit ou grâce à leur mutation, verte ou arc-en-ciel, mondialiste et pacifiste, et un grand nombre de nos élites dirigeantes sont issues de l’ENA, création de Maurice Thorez en 1945, alors ministre de la fonction publique du Gouvernement provisoire de la République française de De Gaulle et secrétaire général du PC français. Thorez, en bon supplétif de Staline, souhaitait ainsi « démocratiser » la fonction publique ! Et depuis Pompidou, les gouvernements français sont entre les mains de cette nouvelle démocratie administrative, cette « République des ingénieurs », disait-il, dont les facilités rhétoriques s’articulent doctement autour de la langue de bois. Rien de vrai ne sort de la bouche de ces initiés, tout est dans sa construction verbale, dans le bavardage plus ou moins amphigourique et dans l’arnaque intellectuelle. Ce virus là est toujours à l’œuvre, indéfectible, il fait tournoyer les esprits et ensevelit les consciences. Il manipule. Nous en sommes là, ballotés d’un virus à l’autre mais dont la souche est identique qui parasite le métabolisme des nations !

Gare à toi vieille France, c’est à ton corps malade que le virus s’attaque ! Pour le vaincre, il te faut renouer avec tes racines, celle de la chrétienté, la catholique ; ainsi tu chasseras l’impie !

Gilles Colroy

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