Dans une interview avec Ruth Elkrief à Saint-Pétersbourg vendredi matin, Emmanuel Macron a affirmé avec force qu’“il faut arrimer la Russie à l’Europe,” ou encore “ancrer la Russie dans l’Europe”.  A l’occasion de cette rencontre de Saint-Pétersbourg la diplomatie française semble avoir effectué un virage à 90°qui pourrait ouvrir l’horizon soit vers un fédéralisme européen avec la mort des nations, c’est le vœu affirmé de Macron depuis sa campagne électorale, soit vers une Europe des nations avec un mouvement irrésistible des peuples vers leur identité et leur souveraineté. Cela n’est qu’un frémissement mais les lignes pourraient être en train de bouger.  Analyse

Entre Versailles et Saint-Pétersbourg la donne a bien changé et à écouter le long discours d’Emmanuel Macron et ses réponses aux journalistes jeudi soir en Russie, la  guerre froide contre la Russie imposée au monde par les États-unies est belle et bien terminée, en France et même en Union européenne. Il l’affirme: la France est indépendante et mène sa politique comme elle l’entend!  Ni la Russie, ni les USA ne lui dicte sa conduite, dit-il. Et de se référer au Général de Gaulle qui avait inauguré la politique du juste milieu entre les États-unis et la Russie soviétique.

C’est autour  de l’accord sur le nucléaire iranien que les principales difficultés qui opposaient la Russie et la France: en Ukraine, sur la Crimée, et en Syrie, sont désormais à ranger aux oubliettes à entendre Emmanuel Macron, approuvé du chef par Vladimir Poutine, lequel, tout au long de ces échanges semble être resté sur sa réserve, contrairement à Emmanuel Macron plus démonstratif. Sur le plan économique, à l’occasion du grand forum économique tourné vers l’Ouest qui se tient dans la ville, une quantité d’accords ont été signés entre la France et la Russie ainsi qu’on le voit au début de la vidéo ci-dessous, et d’après les deux chefs d’État, ces fructueux échanges culturels et économiques devraient s’amplifier. Au cours du forum vendredi après-midi le président russe a rabaissé les prétentions du président français qui grossissait, selon lui, l’importance actuelle des échanges commerciaux entre les deux pays, même si les Russes font de nombreux lancement à partir de Kourou en Guyane, a-t-il précisé, et l’avion russe Superjet moyen-courrier 100 qui comprend de nombreuses pièces d’origine françaises remporte un bon succès commercial s’est-il félicité. Les deux hommes ont convenu d’un renforcement des échanges commerciaux.

La question des sanctions économiques

La question des sanctions économiques promues par les USA a été évoquée vendredi après-midi, lors du forum, par Macron:

Il faut «consolider la souveraineté commerciale et financière de l’Europe». «Nous sommes en train de travailler activement avec les entreprises, pour que le régime des sanctions, en particulier non-européen, n’affecte pas le bon développement économique [entre l’Europe et la Russie]», a-t-il ainsi fait savoir. Faisant amende honorable il a poursuivi: «Durant ces 25 dernières années il y a eu des incompréhensions et des erreurs sans doute, des erreurs qui ont mené aux tensions».

Voilà un langage très nouveau dans la bouche d’un tenant de l’Union européenne actuelle! C’est que jamais depuis longtemps la France et l’UE n’avaient autant eu besoin de l’appui de la Russie pour honorer les accords dans lesquelles de grandes entreprises françaises et européennes sont engagées en Iran alors que les USA, suite à la rupture de l’accord sur le nucléaire iranien, ont de nouveau mis le blocus sur le pays et imposé au reste du monde de ne plus commercer avec ce pays, sauf à  devoir rendre gorge devant la justice américaine. Reste à savoir si ce discours ira au-delà des bonnes intentions et si la Commission de Bruxelles aura enfin le courage d’affronter les USA en supprimant les sanctions économiques contre la Russie qui ont coûté si cher à l’agriculture française! Cela au moment où les États-unis viennent de renforcer leurs propres sanctions contre la Russie.

Aussi Emmanuel Macron s’est fait tout miel face à Poutine:

Lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg, Emmanuel Macron a souhaité gommer l’image qu’il avait donnée lors de sa première entrevue avec le chef du Kremlin il y a un an à Versailles. (…) Cette fois, nulle animosité. Les deux hommes sont d’accord sur tout. Ou presque. D’abord la Syrie. [Plus question d’évincer ou même d’ignorer Bachar el-Assad ndlr]. La priorité ? Bâtir une nouvelle Constitution et organiser de nouvelles élections. Même « convergence » sur l’Iran. Avec comme objectif, la préservation de l’accord sur le nucléaire signé en 2015. Poutine se dit même prêt à discuter indépendamment des trois questions soulevées par les Européens : la non-prolifération après 2025, les armes balistiques iraniennes et l’activité de Téhéran au Moyen-Orient. Du miel pour Macron soucieux dès le début de « compléter » l’accord. Enfin, harmonie totale sur la Corée du Nord. Les deux hommes souhaitent la reprise du dialogue entre Washington et Pyongyang. Même l’Ukraine a donné lieu à une position commune. Il suffit d’appliquer les accords de Minsk, disent-ils en substance. Source Le Point

Les deux présidents ont convenu également de fusionner le format occidental du “Small group” et le format russe d’Astana pour trouver une issue définitive au conflit syrien. Dans cet optique Emmanuel Macron a consenti à ce que des représentants du gouvernement de Damas soient présents aux discussions. Il s’agit là d’un revirement important, mais sera-t-il suivi par ses partenaires ?

La réception à Saint-Pétersbourg du président Macron accompagné de son épouse, a été retransmise en entier, hier, sur les chaines d’information continue, lui accordant la même importance qu’à sa visite à Washington.

Le crasch de l’avion de la Malaisia Airline au-dessus du Donbass

Lors des questions-réponses de la presse qui a suivi les interventions des deux chefs d’Etat, un journaliste français a posé la question au président russe de sa réaction quant aux conclusions de l’enquête internationale sur les causes du crash de l’avion de la Malaisian Airline au-dessus du Donbass en mars 2014, selon lesquelles l’avion aurait été victime de tirs russes. Fait notoire, sur cette question épineuse, Emmanuel Macron a approuvé les commentaires acerbes de son homologue disant que la Russie ne pouvait accréditer le résultat de l’enquête étant donné qu’il a été refusé à la Russie de prendre part à l’enquête internationale. L’approbation d’Emmanuel Macron sur ce sujet surprend d’autant plus qu’il met en doute les conclusions de la partie européenne menée par la Hollande, dont il affirme que l’enquête est loin d’être achevée. A écouter vers la fin de vidéo pour le croire. Une position qu’il a réitéré sans ambiguïté lors de son interview sur BFMTV vendredi matin.

Dans la forme

Si Emmanuel Macron s’était ridiculisé avec Donald Trump aux USA, le président russe, au contraire, a voulu ostensiblement marquer cette rencontre du plus grand sérieux, voire d’une certaine distance. Macron a tenté le tutoiement sans recevoir d’écho et très vite les échanges se sont retrouvés simplement amicaux et solennels.

Pour certains commentateurs français qui sont intervenus directement après la retransmission télévisuelle, il s’agissait de laisser entendre que Macron avait tenu la dragée haute à Vladimir Poutine et l’avait traité selon les critères de guerre froide chère aux oligarques de Washington. Rien de cela ne s’est passé bien au contraire. La vidéo intégrale, ci-dessous, de la conférence de presse des deux présidents, le montre à l’envi. Macron, en position de demandeur s’est montré plus chaleureux que Poutine. Sans doute aussi Vladimir Vladimirovitch Poutine n’a-t-il pas encore complètement digéré le bombardement de la Syrie sur ordre du président français, avec la fausse attaque chimique. En tout cas la rencontre de Saint-Pétersbourg n’avait rien à voir avec la pantomime américaine au cours de laquelle Emmanuel Macron s’est fait rouler dans la farine par un Donald Trump très “bisouilleur”.

Une chose est certaine, le goût du faste et des gloires architecturales du passé est commun aux deux présidents. Après Versailles et le Petit Trianon, Macron a été reçu au palais Constantin à Saint-Pétersbourg avant de dîner avec son épouse dans le palais fastueusement baroque de la Grande Catherine.

Macron et le respect de la liberté des peuples à choisir leur destin

Le président français a commencé son long discours devant la presse après la brève allocution de son hôte, en insistant sur le respect de la France pour l’expression de la volonté des peuples. Une façon probablement, sans le dire, de vouloir entériner le rattachement de la Crimée à la Russie, et, ainsi qu’il l’a affirmé plus loin, de laisser au peuple syrien le droit de choisir lui-même ses dirigeants, sans a-priori contre Bachar-el-Assad. Un préambule qui pourrait aussi concerner l’Ukraine dont il s’est dit solidaire avec le président russe pour enfin faire en sorte que le traité de Minsk soit appliqué, notamment par la partie ukrainienne.

Macron un “partenaire fiable” pour la Russie ? Et qu’en est-il de la Syrie ?

Si Macron confirme à l’usage sa politique étrangère telle qu’énoncée lors de son discours devant la presse à Saint-Pétersbourg, c’est à un virage à 90° auquel nous allons assister. Le lendemain matin face à Ruth Elkrief (BFMTV) il a longuement développé son point-de-vue des rapports internationaux, affirmant qu’il voulait dialoguer avec le nouveau gouvernement italien qui résulte du choix souverain du peuple italien et surtout ne pas le critiquer. Dés lors on peut s’interroger, pourquoi n’a-t-il pas appliqué cette volonté d’ouverture en direction des autorités syriennes au lieu de bombarder le pays sans même attendre les résultats de l’enquête officielle concernant la prétendue attaque chimique ? La diplomatie française va-t-elle donc désormais renouer des contacts avec la Syrie en rapport avec ces bonnes intentions ? M. Macron n’en a pas dit un seul mot! A-t-il déversé des paroles creuses en Russie ? L’avenir le dira. Quand il se présente comme “un partenaire fiable” de la Russie, celle-ci doit-elle s’y fier ? Du discours à la réalisation, il faut voir si ses résolutions tiendront face aux puissantes pressions occultes de l’Oligarchie qui tire les ficelles à partir de Washington.

La civilisation commune de la Russie et de la France ne passe-t-elle pas par le christianisme ?

Selon Emmanuel Macron, Il faut  « ancrer la Russie dans l’Europe », car le pays « a son histoire et son destin dans l’Europe ». Il n’est certes pas trop tard pour s’en rendre compte! 

Sa longue intervention devant la presse -après un tête-à-tête de trois heures-, truffée des références culturelles et historiques qui unissent par-delà les siècles les deux pays, frôlait par moment la flagornerie tant elle était avenante et en décalage avec la reductio ad Hitlerum de la Russie et de son président, à laquelle les Français sont habitués.  Des observations qui ne manquaient pas de justesse cependant. Ainsi a-t-il dit: “Dostoëvski n’aurait pas été Dostoïevski sans la France”. Ainsi s’est-il aussi, entre autre, réjoui que Pierre-le-Grand au XVIIIème siècle soit venu chercher son inspiration en France pour bâtir Saint-Pétersbourg, vitrine de l’Europe à l’Est.

Mais M. Macron n’est pas remonté aux raisons profondes qui font que la Russie comme la France relèvent de la civilisation européenne, pas seulement par la géographie ni par la couleur de la peau de ses habitants – même si…-, car alors il aurait pu dire que les deux nations ont tété la Bonne Parole à leur naissance, au même Évangile. Il aurait pu remonter à Clovis et au baptême de la France, à Vladimir-le-Grand et au baptême de la Russie en Crimée. Il aurait pu dire qu’avec des liens distendus durant des siècles, les deux pays ont quand même communié au même Sang et au même Corps du Christ, ce qui a fondé sans qu’ils se côtoient diplomatiquement, leur civilisation commune. Mais ces rappels auraient été politiquement incorrects et il a préféré s’en tenir à la période des dites “Lumières” et à l’influence de Voltaire sur la Grande Catherine.  Si la civilisation commune de la Russie et de la France ne remontait qu’à Pierre Le-Grand, aurait-il pu évoquer la civilisation européenne qui unit les deux pays par delà les frontières  et la distance ?

Le fait est que la Russie prolonge l’Europe de l’Oural jusqu’à sa façade pacifique à travers l’Asie sibérienne et on se demande comment l’Union européenne a pu feindre de l’ignorer jusqu’à ce jour. Comment a-t-elle pu mépriser cet immense empire qui implante la civilisation européenne très loin en Asie, depuis que la Russie après l’effondrement communiste, a redressé la tête sous l’égide de Vladimir Poutine ?

La rupture de l’accord sur le nucléaire iranien par les USA au cœur du virage diplomatique de Macron

Quant à savoir si M. Macron va réellement réorienter sa politique en direction de la Russie? Les graves menaces de Donald Trump contre les intérêts français en Iran peut le laisser penser, au moins le temps que durera la crise. En effet ce sont les menaces de Donald Trump contre les entreprises françaises en Iran à travers la rupture de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015 par l’Iran, la Chine, La Russie, la France, l’Allemagne et les États-unis qui sont à l’origine de cette embellie des relations franco-russes. Déjà lors de la précédente crise iranienne et donc du précédent embargo, la BNP Paribas avait du régler à la justice américaine une somme colossale de 9 milliards de dollars pour avoir enfreint ledit embargo. Total aussi avait du régler une lourde addition, d’autres grands groupes français aussi avaient rendu des comptes, et certains continuent de rendre des comptes à la justice US. Tout cela au prétexte principal que ces entreprises françaises utilisaient des dollars pour leurs transactions, ce qui, selon la loi hégémonique américaine, donnerait à celle-ci le droit d’exiger d’elles qu’elles appliquent les lois américaines. Lorsqu’elles ne le font pas elles sont justiciables devant les tribunaux américains.

La Russie au centre du jeu diplomatique

La menace américaine de l’embargo contre l’Iran pèse de nouveau, depuis le 9 avril dernier,  sur les contrats français avec l’Iran. L’administration Trump l’a réitéré lors de la rupture de l’accord sur le nucléaire iranien, et particulièrement en direction des pays de l’Union européenne, lesquels n’ont pas obtenu l’exemption qu’ils ont tenté de négocier. Hier le PDG de Total, parmi les invités, a suivi avec le plus grand intérêt -et il n’était pas le seul de la délégation française- la prestation du président français qui a affirmé que désormais l’Union européenne fourbissait des lois de protection contre la toute-puissance américaine et qu’on ne l’y reprendrait plus. Mais pour vaincre l’ogre américain, il faut une union de tous contre le dollar, de la Russie à la Chine en passant par toutes les nations de l’Union et plus si affinité. Et dans ces tractations diplomatiques, la Russie pourrait avantageusement servir de pivot, que ce soit avec son allié l’Iran qui est au cœur du problème, et avec son alliée la Chine avec laquelle elle a déjà lancé l’utilisation des monnaies locales alternatives au dollar à l’échelle des échanges mondiaux. Un rôle-pivot qu’elle avait déjà assumé victorieusement en 2015 en offrant ses bons offices dans la conclusion de l’accord désormais remis en cause par la partie américaine.

De quels recours la France dispose-t-elle contre l’impérialisme du dollar ?

Au niveau français, ainsi que l’avait expliqué Dominique de Villepin, la ré-actualisation de la loi de 1997 permettra aux entreprises françaises, si elles sont attaquées par la justice américaine, de renvoyer le problème au niveau de l’État français qui traitera à leur place d’État à État. Cette loi de 1997 n’avait pourtant pas été activée pour venir au secours de la BNP Paribas condamnée en 2015, pour avoir contourné entre 2000 et 2010 les embargos imposés par les États-Unis à Cuba, en Iran, au Soudan ou en Libye, à une amende au record historique. Or les entreprises françaises avaient à peine eu le temps de reprendre pied en Iran après la signature de l’accord sur le nucléaire iranien en juillet 2015, accord impliquant la levée des sanctions économiques contre Téhéran, que les menaces de Donald Trump les remettent en cause aujourd’hui; seul un délais de trois mois leur est généreusement consenti. Or le retour de l’embargo sur l’Iran mettra, s’il n’est pas contrecarré, plusieurs entreprises françaises en grande difficulté, ainsi que des entreprises allemandes et d’autres entreprises européennes. Cette rupture de l’accord est un véritable coup de poignard que l’Amérique plante dans le dos de ses alliés européens. Dominique de Villepin donne le détail d’autres procédures que l’UE devrait activer pour contrecarrer les prétentions américaines. On ne peut donc que se réjouir des velléités de l’UE de rompre ce processus.

En Russie, Angela Merkel avait-elle tracé le chemin pour Macron ?

On comprend que pour l’Union européenne l’enjeu vaille bien une messe à Saint-Pétersbourg et Macron semblerait bien être la personne idoine pour la célébrer si Angela Merkel ne l’avait pas précédé. Car des deux côtés du Rhin l’indignation contre la position inamicale des USA est unanime, faisant passer au second plan le renversement de politique européenne que le nouveau gouvernement italien annonce.

Ainsi, trois jours avant le voyage à Sotchi de la chancelière allemande où elle a rencontré M. Poutine, Le rédacteur en chef de Der Spiegel, s’indignait:  «L’Occident tel que nous le connaissions n’existe plus, nos relations avec les États-Unis ne sont pas amicales, on peut à peine parler de partenariat». La chancelière de son côté avait déclaré que l’Europe ne pouvait plus compter sur les États-Unis pour la « protéger ». Ce même  ce 15 mai, le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, se félicitait du front commun européen: «Ce qui est en jeu,  disait-il, c’est la souveraineté européenne, elle nous permet de nous défendre et d’exister».  Une réflexion qui n’a pas du tomber dans l’oreille d’un Macron sourd. Car Emmanuel Macron, à l’étroit en France, voudrait bien coiffer la couronne européenne en activant une fédération des pays membres de l’UE. Or jusque-là ses tentatives de convaincre ses homologues européens n’avaient pas rencontré grand succès. Domnique de Villepin a pour sa part qualifié la position américaine sur le dossier d’“ennemie”.

La France seul pays de l’UE a détenir un droit de véto à l’ONU

Il semble donc qu’en coulisse Madame Merkel à Sotchi ait bien précédé Macron dans sa volonté de nouer des relations fortes avec la Russie, dans leur intérêt  commun de défendre l’accord de 2015. Ainsi a-t-elle réitéré la volonté de l’Allemagne de participer au projet russe de gazoduc Nord Stream 2, mal vu par les  Américains qui ambitionnent de le court-circuiter en proposant un gazoduc à travers l’Atlantique. Angela Merkel a donné d’autres assurances au camp russe, et notamment sur le projet d’une rencontre à quatre selon le format Normandie pour relancer le traité de Minsk sur l’Ukraine, projet que Macron a repris à son compte.

Quoiqu’il en soit, Macron à travers sa  longue déclaration à la presse jeudi soir a, semble-t-il, tenté de jouer plus grand que Merkel, toujours dans l’espoir de prendre la tête de l’Union en profitant de la conjoncture: l’affaiblissement de Mme Merkel sur la scène politique allemande, et l’impossibilité du Royaume-uni d’intervenir non seulement en raison du Brexit mais aussi par le fait que Teresa May s’est empêtrée dans le scandale que son pays a suscité à grands fracas contre la Russie en l’accusant d’avoir empoisonné l’ex-espion Skripal. Emmanuel Macron semble donc avoir trouvé le bon créneau d’autant plus que la France, avec la sortie de l’UE de la Grande-Bretagne, reste le dernier pays de l’Union a détenir un droit de véto à l’ONU. Un droit qui reprendrait de son importance stratégique si la France, ainsi que le prétend Macron, cesse de suivre aveuglément les positions américaines au Conseil de Sécurité de l’ONU. Un droit qu’il fait valoir auprès de Poutine, comme deux alter-égaux qui pourraient s’épauler au Conseil de Sécurité.

Macron assistera au mondial de football en Russie

Alors que pour le moment les dirigeants occidentaux ne se pressent pas pour retenir leur place au Mondial de football de Saint-Pétersbourg, Emmanuel Macron est le premier à avoir promis de venir encourager l’équipe de France si celle-ci dépasse les quarts de finale. Une autre amabilité envers la Russie que le général Choïgou, ministre de la Défense et Sergeï Lavrov, ministre des Affaires étrangères, présents dans l’assistance, ont salué avec un grand sourire.

En marche vers le fédéralisme européen ?

Les Médias de grand chemin qui officient dans notre pays on vu dans la conjoncture actuelle, -à la fois la politique hostile de Trump qui fait l’union des pays de l’UE contre lui, la faiblesse de la chancelière, et le retrait de la Grande-Bretagne de l’Union-, une opportunité pour les projets fédéralistes de Macron, qui jusque-là ont été accueillis fraichement par ses partenaires européens.  Si le président français parvenait en plus à dénouer la crise iranienne avec la Russie cela ne pourrait que lui donner une aura parmi ses homologues européens en faveur de son projet fédéral européen… 

Si Trump, en créant l’union des capitales de l’UE contre lui, avait voulu donner un coup de pouce au projet fédéraliste de Macron, il ne s’y serait pas pris autrement! En effet, la Russie n’a pas à être arrimée à l’Europe, elle est l’Europe tout comme la France, l’Italie, l’Allemagne ou la Pologne. Aussi faut-il voir dans la main tendue de Macron à Poutine pour un arrimage de la Russie à l’Europe un calcul politique en faveur de l’Union européenne, et pas seulement des flatteries pour résoudre le problème de la rupture de l’accord iranien par les Américains.

En Russie la porte s’est-elle ouverte vers une Europe des nations ?

Grâce à l’initiative intempestive de Trump, la France et l’Union européenne qui somnolaient depuis des dizaines d’années lovées au pied de Big brother, pourraient se réveiller, ouvrant des perspectives fort différentes de celles que subissent les pays de l’Union européenne depuis des dizaines d’années avec des projets d’élargissements vers la Turquie ou Israël, et des flux de clandestins musulmans, au bénéfice de l’Oligarchie mondialiste. Une telle évolution, si elle était fédéraliste et mondialiste, pourrait, en fabricant une grande Europe, mettre en péril les nations, leur identité chrétienne et civilisationnelle et leur souveraineté. Mais les ambitions fédéralistes de la Haute Banque et de Macron, telles qu’elles sont apparues depuis sa campagne électorale, pourraient être contrebalancées par les mouvements identitaires et souverainistes qui se réveillent partout en Europe – Italie, Autriche, Allemagne, France, Hongrie, Pologne Grèce, etc.- et qui pourraient ouvrir l’horizon à une Europe des nations. Nous en sommes encore très loin, même si les lignes frémissent ainsi que le démontre la prestation d’Emmanuel Macron en Russie. Les peuples européens avides de conserver leur identité ne devraient pas, dans ce cas, manquer le rendez-vous de l’Histoire. Leur premier rendez-vous commence par les élections européennes de 2019.

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23 commentaires

  1. Lucide says:

    Je crois que vous tirez trop vite des plans sur la comète. ^^

    Même si des mouvements identitaires et souverainistes se réveillent partout en Europe – Italie, Autriche, Allemagne, France, Hongrie, Pologne Grèce, etc.. -, et même si Micron semble “lécher” la botte de Poutine après avoir “ciré les pompes” de Trump, il est et restera un pion parfait de l’Oligarchie qui l’a fait élire.

    “Macron-Rothschild” n’est qu’un énième ‘Puppet’ de la Synarchie Judéo-Maçonnique.
    Aucun doute sur le fait qu’il était parfaitement au courant de la décision de Trump concernant l’Iran et de ses implications en Europe. D’ailleurs, le président américain avait annoncé depuis un bail ses intentions.
    Le ‘jeu de rôle’ bat son plein et Macron tente d’éteindre l’incendie alors que – de concert avec son mentor américano-sioniste -, c’est lui et d’autres sbires européistes qui ont attisé les braises au moyen-orient (cf. les bombardements en Syrie et soutien financier et logistique du terrorisme).

    En gros, c’est un (faux) pompier et un vrai pyromane. 😉

    Son pseudo-rapprochement avec Poutine est purement tactique.
    D’une part, il joue sur la démagogie pure et simple en raison d’un rejet croissant de l’impérialisme américain en Europe et du climat social en France, d’autre part il tente de faire avaler à l’Iran que l’UE serait “souveraine” et “indépendante”, ce qui est un non-sens puisque l’UE est une création sioniste par excellence.
    Sa tactique de l’édredon après les provocations de Trump est signée et grossière.

    Je reste persuadé que Poutine est loin d’être dupe mais, en joueur d’échec aguerri, il laisse venir à lui le petit Micron qui lui fait des ronds de jambe et des promesses de gascon et ce afin de mieux mettre à terre les alliés-traîtres. Une Europe des Nations est une utopie, la Troïka et la haute finance juive veilleront comme du lait sur le feu à ce qu’elle n’existe jamais.
    Quant aux sursauts populistes en Italie ou ailleurs, gardons en mémoire le cas du “social-traître” Tsipras en Grèce !

    Le Nouvel Ordre Mondial a été rappelé avec force est conviction dans le discours de Micron à Washington.
    Normal et prévisible pour un franc-maçon sioniste.

    • Drieularochelle says:

      Quel défaitisme! Avec vous c’est certain qu’on n’arrivera jamais à rien parce qu’on n’entreprendra jamais rien.
      Que Macron soit un mondialiste c’est un fait, mais cela n’empêche d’observer ce qu’il fait et ce qu’on peut en tirer pour le bien de notre pays. Car c’est lui qui en a les rênes que nous le voulions ou non.
      Il vaut tout-de-même mieux qu’il fasse des ronds de jambe à Poutine et qu’il veuille arrimer la Russie à l’Europe plutôt que d’essayer de faire la guerre froide et les menaces guerrières ou bombarder un pays qui ne lui a rien fait. Surtout que maintenant qu’il a besoin de Poutine il est dans ses petits souliers.
      Au lieu de chercher toujours à saboter tout ce qui peut vous faire espérer, si vous cherchiez au contraire tout ce qui peut nourrir votre espérance, qu’en pensez-vous ?
      Car si vous ne profitez pas de la situation actuelle, dites-vous bien que demain ce sera probablement trop tard… :))

      • Pierre Sanders says:

        Vous croyez sérieusement que Poutine ignore que le Mirobolant est une créature de la finance internationale qui le contrôle et le mène là où il a été programmé pour aller ?

      • Lucide says:

        @Dieularochelle,

        Aucun défaitisme à l’horizon, simple constat pragmatique et réaliste connaissant un peu les coulisses de la géopolitique et ‘l’envers du décor’ macron via son parti LREM. 🙂

        Mais bon, après avoir écrit : “Car c’est lui qui a les rênes que nous le voulions ou non”, vous avez l’air d’accréditer le fait que “l’on ne peut absolument pas faire confiance à Macron” ce jour, c’est déjà ça ! ^^

        Non, Micron n’est en rien celui qui ‘tient les rênes’, désolé de vous décevoir une nouvelle fois.
        Seules les éminences grises tels un Attali, un Minc, un Roland Dumas et tous les franc-maçons des gouvernements successifs (tels les pantins Hollandouille ou Sarko) savent qu’ils n’ont aucune marge de manoeuvre une fois qu’ils sont à la tête de la fonction suprême.
        Le vrai pouvoir décisionnel est ailleurs.
        Même Mitterrand (le vendu tardivement repenti), l’a dit clairement avant de quitter ce monde.

        Je ne cherche donc pas à saper vos espérances – légitimes – mais souligne juste les incohérences notoires de la politique macronienne qui ne signifie en rien que l’UE “s’ouvre à la Russie” et s’oppose à la guerre froide via un rapprochement soudain.

        Encore une fois, nous assistons à un théâtre grandeur nature et si des accords sont passés avec la Russie afin de montrer patte blanche, à la moindre injonction américano-sioniste, Micron regagnera le giron et validera la trilogie anglo-saxonne et sioniste qui mène de monde au chaos inévitable, à savoir la GB, les US et bien sûr Israël, tête de pont et tête pensante.

        Deux pas en avant et un pas en arrière, telle est la tactique des sbires de l’Oligarchie ! 🙂

        • Drieularochelle says:

          l y a une multitude de dimensions que vous ne prenez pas en compte dans votre raisonnement. Pour n’en citer que deux, d’une part l’orgueil de Macron et ses ambitions fédéralistes déclarées (qui ne sont pas partagées forcément par d’autres dirigeants européens pourtant très mondialistes eux aussi) et d’autre part, les groupes qui sont intéressés à passer au-dessus la tête des USA en Iran, car leur avenir et leurs milliards y sont en jeu. Des gens comme le PDG de Total ou les pdg de grandes banques et autres PDG d’autres grandes entreprises françaises… Car le fond de l’affaire c’est quand même la crise de l’accord sur le nucléaire iranien… Peut-être et probablement des entreprises qui ont contribué aux fonds de la campagne électorale de Macron… 😉

          Bref, c’est un peu simpliste de se dire: Macron a été élu par la finance internationale donc sa voie est toute tracée. Or la finance internationale se tire dans les pattes sans arrêt. Et la réaction de Macron et de Merkel qui attendent l’appui de la Russie, repose sur ces antagonismes… L’extraordinaire cette fois-ci c’est que les dirigeants de l’UE réagissent, alors que depuis Sarkozy ils sont les toutous des USA pour des raisons idéologiques et de vassalité, ce qui n’était pas aussi systématique auparavant.

          Enfin, rien n’est aussi simple et rien n’est forcément tracé d’avance… Pourquoi vouloir jouer les prophètes ? Observons au jour le jour.

          • Lucide says:

            “Car le fond de l’affaire, c’est quand même la crise de l’accord sur le nucléaire iranien”.
            Euh… ben non, pas vraiment ! ^^
            Le fond de l’affaire est la création du ‘Grand Israël’. (Cf. doc ci-joint)

            Dépassons la finance apatride et mondialiste et concentrons-nous sur l’idéologie dominante et le mondialisme messianique, son essence même.
            Observer au ‘jour le jour’ n’empêche pas une certaine prudence et prévoyance, le tout saupoudré de bon sens et de réalisme.

            L’extraordinaire ne réside pas dans la réaction ponctuelle de certains dirigeants de l’UE mais dans leur soumission avérée et totale aux Américano-sionistes.
            Micron est ‘le caniche’ par excellence de cet empire dont la France, vassale depuis des décennies, n’est plus que l’ombre d’elle-même.

            Nous jugerons sur pièce, n’est pas ?
            Est-ce assez simpliste pour vous ? 🙂

            https://fr.scribd.com/document/253512469/Le-projet-sioniste-du-Grand-Israel-pdf

            • Drieularochelle says:

              Pas d’accord avec vous. Le fond de la visite de Macron à saint-pétersbourg c’est la crise de l’accord sur le nucléaire iranien. Sinon on peut aussi remonter à Adam et Eve.

    • Marandon antoine says:

      aujourd’hui la passe d’arme a lieu entre Poutine et Bibi. Poutine n’est pas dupe que l’UE vassale des EU se trouve comme eux sous la coupe du chef d’orchestre totalitaire qui dirige l’Occident sous haut commandement de l’oligarque.Poutine mesure les risques pour empêcher un affrontement direct avec l’Iran. En effet Israel représente le pion nécessaire à une guerre dévastatrice thermo-nucléaire.
      Macron élu par le coup d’état fomenté par Rothschild en co fait de lui le valet de l’impérialisme guerrier au même titre que Merkel, Baroso, Junker… et que Tsipras effectivement traitre à la patrie d’Hélène

  2. Cadoudal says:

    il faut restaurer l ‘ empire romain chrétien

    ne plus être les esclaves de la République universelle du Talmud.

    • François says:

      Quel rapport avec le sujet ?

      • Cadoudal says:

        l’ alliance souhaitable entre la Russie , qui continue l’ empire romain d’ Orient, et la France , principal débris de l’ empire romain d’ occident.

        • François says:

          Je suis d’accord avec vous. Merci pour l’explication.

  3. Marandon antoine says:

    Macron en Russie: cliché psychiatrique!

    Regardez bien la photographie présidentielle de Macron venu saluer son homologue Poutine. Sa vue a déclenché chez moi un éclat de rire spontané tant parait débile le visage de notre chef d’état. Son sourire crispé, ses lèvres rentrées en dedans comme si la bouche tentait de les avaler pour mieux cacher sa micronie face au regard de son adversaire jaugeant l’insignifiance de son invité. La main en parfaite harmonie avec le corps et reliée au cerveau semble vouloir en afficher le niveau mental. Nous ne sommes plus dans une rencontre historique de dirigeants de la planète mais dans un asile où le patient donne la main à son psychiatre pour en retirer un peu de chaleur humaine.
    La vision cosmique que colporte le fou du roi (Rothschild) rend la France aussi ridicule en Russie qu’aux Etats-Unis d’Amérique.

  4. Horace says:

    Je suis en phase avec les arguments développés dans cet article. Depuis que j’ai participé en novembre 89 à la chute du mur de Berlin, j’attends que l’Europe sorte de cette Guerre Froide animée par les USA. Autant en 47, l’Europe est venue au secours de l’Allemagne ( plan Marshal) en 1990 et suivantes les Etats européens n’ont pas voulu tendre la main aux Russes. Sans aide particulière, ce sont des citoyens qui partaient avec voitures et camionnettes bourrées de matériel pour venir en aide. Mais pour en venir aux déclarations de Macron, la meilleure position est de le prendre au mot et de lui rappeler ses déclarations de temps à autres. Tous les “préjugés” cités dans les commentaires sont autant d’obstacles à la réalisation de ce projet d’un continent euro-asiatique où nous avons tous nos racines. Il est temps de réduire les prétentions US, malgré leur armements et leurs sanctions. Ayons le courage de leur faire un bras d’honneur et leur dire “merde”.

  5. Daubrege Jean-marie says:

    Sans rentrer dans les détails des résolutions de jupilon à l’endroit de la Russie, je ne retiens qu’une chose, la façon dont il s’affirme un partenaire fiable pour cette même Russie. Or, en psychologie, on apprend que l’affirmation unilatérale de sa fiabilité ne signifie jamais une réelle fiabilité, mais bien une tentative d’enfumage. On connaît les tendances à l’enfumage du p’tit micron, on ne sera pas étonné. Et on connaît aussi la perspicacité de Poutine, pas près de se laisser séduire par un ado boutonneux. A suivre, donc, je vois plutôt une main faussement tendue de l’UE, de façon si ostensible et si grotesque qu’elle ne saurait qu’être, si pas refusée, au moins boudée, ce qui sera excuse à une réaction négative, mais ostensiblement désolée de cette même UE…

  6. Daubrege Jean-marie says:

    Un autre exemple, la cuistrerie avec laquelle jupilon nous assène les liens existant entre la Russie et la France, en opposition avec le mépris et la négligence avec lesquelles cette même France a prétendu tenir la Russie ces dernières décades… Le point commun de la chrétienté? Quelle blague, l’apôtre de la laïcité islamisante nous prendrait-il, Poutine et nous, pour des buses?

    Non, tout cela est un jeu, et cette rencontre n’en est qu’une étape dans la tournée des popotes , Washington, Sotchi, et maintenant St Petersbourg… J’entends bien l’espoir qui renaît chez certains lecteurs, mais j’y vois bien là le moyen de les ficeler dans l’espoir, justement, et de les écarter d’autres voies qui vont gagnant les esprits… Gardez-vous de faire confiance à une supposée “belle-gueule”!

    • Drieularochelle says:

      Vous avez raison, on ne peut absolument pas faire confiance à Macron, belle gueule ou non, ce n’est pas le problème.

      Ce que je trouve intéressant dans tout cela quand même c’est que l’UE se fâche avec les USA, en espérant que cela dure. Et si en plus l’UE, même mondialiste, s’ouvre à la Russie en compensation, cela ferait une double bonne chose. La Russie ne peut qu’apporter un contrepoids intéressant aux USA comme le dit bien Horace. A suivre.

  7. willie says:

    Si ce virage à 90° de la France vis-à-vis de la Russie est une réalité,ça devrait se traduire par le repmlacement de Le Drian et l’entourage sioniste dans son ministère,pour nommer un Védrine,ou un de Villepin.Notre plus grande perte de crédibilité au niveau diplomatique et international est dû à Sarkozy,Juppé,Hollande,Fabius,Ayrault,et LeDrian.

  8. willie says:

    Un autre possibilité pour expliquer ce revirement assez spectaculaire,et la réaction tiède de Poutine,c’est la détention de 300 militaires,conseillers et troupes d’élite (snipers)français qui se sont faufilés en Syrie pour guider les terroristes et s’attaquer à la Syrie,qui sont tombés aux mains de l’Armée Arabe Syrienne au gré de ses reconquêtes du territoire, à la Ghoutta,le Sud de Damas,et ailleurs..Le dernier en date,un groupe de 60 français,armées de fusils de précision,qui ,au lieu de passer d’Iraq en Syrie par une poste de SDF,se sont dirigés vers une poste de l’Armée Syrienne par erreur,et se sont rendus sans combat.

    • François says:

      Exact. L’information concernant les derniers 60 français capturés par l’armée loyaliste syrienne est très crédible. C’est bien dommage que Damas n’exhibe pas ces prisonniers français, au moins pour l’opinion publique les choses seraient plus claires. Dans l’attente, il n’existe encore aucune certitude même s’il est sûr que des français sont déployés en Syrie.

  9. naim says:

    Il faut ne jamais perdre de vue que contrairement à Poutine qui agit avec certaine indépendance, Macron n’est qu’un larbin des puissants qui l’ont placé à l’Élysée. Toute action de sa part est entourée de brouillard tant que l’on ignore ce qui se trame dans les arcanes de de ceux qui tiennent les ficelles. Les gestes d’un fantoche comme Macron sont articulés par un joueur habile qui manipule toutes les ficelles. L’acteur se trouve caché mais on peut le reconnaître facilement si l’on parvient à vouloir le regarder.

  10. Yseult says:

    Poutine est indépendant parce qu’il a eu le courage d’arracher son indépendance des mains des oligarques qui l’ont mis en place.
    Donc dire que Macron est dépendant de ceux qui l’ont mis en place n’est pas suffisant. Il faut observer ce qu’il fait sans a-priori: ce qui est bien et ce qui est mal et tirer les conclusions ensuite. Je trouve que Macron est moins redoutable qu’Hollande pour le moment. Par exemple sur le plan banlieue, avec son histoire des deux mâles blancs il les a bien eu. Il paraît que Borloo pleure tout ce qu’il sait et que les banlieues ne sont pas très contentes de lui.
    Il faut l’attendre aux actes, sans illusions bien sûr, son coup d’Etat pour prendre le pouvoir ne plaide pas en sa faveur.

  11. pamino says:

    les États-unies sont les successeuses des États-générales