identité malheureuse

« L’identité malheureuse », dans ce livre paru le 16 octobre dernier et qui fait déjà débat bien qu’étant globalement et sans surprise très « politiquement correct ». Le philosophe Alain Finkielkraut s’autorise quelques incursions originales et parfois pleines de bon sens qui méritaient d’être soulignées.

Toute la problématique se situe au niveau de l’identité nationale.

L’auteur y explique avoir été « renvoyé » à son identité française par « ceux qui, de plus en plus nombreux, déclarent leur hostilité au pays d’accueil et par le défi à nos valeurs et à nos mœurs que représentent leurs références et leurs usages. »

Tout en diagnostiquant aujourd’hui en France une immigration que « nous ne savons plus maîtriser » qui débouche inévitablement sur une « crise aiguë de l’intégration » et une certaine suppression des hiérarchies au nom d’un « processus démocratique incontrôlable« .  Alain Finkielkraut en arrive à la  terrible conclusion que « au nom du principe de  » non-discrimination « , la France plonge voluptueusement dans l’océan de l’indifférencié« .

Finkielkraut met en avant également la différence entre « discernement » et « discrimination« . En soulignant que de nos jours on renonce à « l‘assimilation » en prétendant lutter contre les « discriminations« .

« Les lois sont là pour faire la différence » insiste -t-il. Une citation qui mériterait d’être appliquée dans le contexte de la loi Taubira et des lois anti-familale du gouvernement.

Au sujet des lobbies et de leurs théories qui font la pluie et le beau temps sur ce sujet dans notre pays, Alain Finkielkraut n’hésite pas: « l’antiracisme actuel fait de nous des imbéciles ! Au lieu d’un principe de résistance, c’est une forme de lobotomie. »

Quant au séminaire gouvernemental sur la France de 2025, son commentaire sur l’action du gouvernement sur cette problématique est direct:  « On se tient chaud jusqu’au sommet de l’Etat en fermant les yeux. »

Enfin, si l’on demande à ce philosophe ce que pour lui signifie « être français » ?

Il répond: » être français, ce n’est pas être une composante de la diversité française.  »  

Une pierre comme une autre apportée à ce débat sur l’identité nationale mais avec néanmoins quelques « petits cailloux » intéressants jetés dans le jardin de la « pensée unique » et qui font tout l’intérêt de ce travail. A prendre néanmoins de manière globale avec circonspection et recul.

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