Dans une récente interview, Jorge Mario Bergoglio a fermé la porte à l’ordination féminine. Et ce n’est pas la première fois qu’il le fait, malgré des ouvertures contraires à la Tradition catholique sur d’autres fronts.

Le 22 novembre dernier, El papa argentin a reçu au Vatican une délégation de rédacteurs du magazine jésuite américain America Magazine. Il s’agit de l’un des journaux les plus progressistes dans le monde de l’information religieuse et certainement l’un des plus faisant autorité.

L’entretien a abordé le sujet continuellement évoqué, hier par les ‘réformateurs’ protestants, aujourd’hui par leur disciples les progressistes conciliaires, l’ordination féminine. A un moment donné, au cours de cette rencontre assez informelle, l’éditorialiste Kerry Weber a demandé au pape ce qu’il entendrait dire à toutes « les femmes en deuil parce qu’elles ne pouvaient pas être admises au sacerdoce ».

L’ordination des femmes, un vieux rêve des ‘réformateurs’ protestants

Une question délibérément « partisane » puisque la journaliste dans le passé s’est montrée à plusieurs reprises favorable à l’hypothèse des diaconesses et à la réouverture de la discussion sur l’ordination féminine. Cependant, François a dû la décevoir – du moins sur ce point – puisqu’il a affirmé que « le principe pétrinien n’a pas d’espace » pour l’accès des femmes à la prêtrise. Sur ce point le pape s’est rappelé les limites qu’il ne peut franchir, le sacerdoce ayant été institué par le Christ lui-même.

Peut-être pour faire passer l’amère pilule à la journaliste, Jorge Maria Bergoglio nous ayant habitué à moins de retenue, il a balancé ce « non » par le rappel de tout ce qu’il a fait pour ouvrir les organes de décision de l’Église aux femmes. Non seulement dans la sphère ecclésiale, où il a récemment nommé deux femmes au dicastère des évêques et sœur Raffaella Petrini au poste de secrétaire générale du gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican : François a également déclaré que « quand une femme entre en politique ou gère des choses, généralement elle réussit mieux ». Le Pape a également expliqué que l’exclusion des femmes du sacerdoce « n’est pas une privation ».

Ils ne seront pas contents en Allemagne

Ce « non » bergoglien fera du bruit surtout en Allemagne où l’Épiscopat allemand, engagé dans une voie synodale qui a reçu un avertissement des chefs de la Curie pour son agenda trop révolutionnaire, semble déterminé à poursuivre la discussion sur l’ordination des femmes.

Le pape argentin conciliaire pur jus est doublé sur sa gauche par plus progressistes que lui… ainsi va la révolution conciliaire, elle n’a pas de limites.  

Francesca de Villasmundo  

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