De très nombreux auteurs, journalistes et chroniqueurs étaient venus signer leurs ouvrages à la fête du livre de Radio Courtoisie ce 15 juin 2014, espace Champerret. Parmi eux : Bernard Antony, Jean-Bernard Cahours d’Aspry, Pierre Hillard, Philippe Pichot-Bravard, Claire Séverac, Nicolas Tikhobrazoff, Marion Sigault, Frédéric Valandré, et bien d’autres. Deux conférences étaient présentées à cette occasion.

Tradition et révolution, par Philippe Pichot-Bravard

Remplaçant Philippe de Villiers, qui ne pouvait être présent, Philippe Pichot-Bravard est intervenu à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage La révolution française[1]. L’historien et docteur en droit a rappelé les fondements idéologiques de cette révolte, dont la principale visée était de faire table rase du passé et d’imposer un vocabulaire doctrinal, où l’objectif à atteindre était la régénération d’un homme nouveau. Véritable bouleversement des mentalités, elle a entraîné la transformation de l’ancienne France et l’exaltation de certains principes non sans liens avec la politique menée par le gouvernement actuel. Nécessité apparaît de former cet homme nouveau dès les origines et l’école, par exemple, a pour vocation de contribuer à cette réification[2]. Selon l’intervenant, il devient urgent de s’élever contre les répercussions actuelles de cet évènement historique, de la tyrannie du relativisme à l’imposition du véritable carcan idéologique que proposent des mesures gouvernementales comme la théorie du genre.

Les dangers des médicaments, par le Professeur Paul Deheuvels, le Docteur Bernard Dalbergue et Claire Séverac

« Les effets secondaires dus à la prise de certains médicaments constituent la quatrième cause de mortalité en France » annonçait le professeur Paul Deheuvels pour ouvrir la conférence sur les Dangers des médicaments. En 1997, près de 10 % des malades en secteur hospitalier ont été victimes d’accidents médicamenteux ; l’IRDES (Institut de Recherche et Documentation en Economie de la Santé) annonce d’ailleurs pour la même cause un chiffre de 34.200 décès.

Les intervenants ont dénoncé la succession de scandales récents ayant trait à certains médicaments tels que le Di-Antalvic, le Vioxx, le Prozac[3] ou le Mediator[4]. La mise sur le marché d’un médicament coûte entre 500 millions et 1 milliard d’euros, occasion pour laquelle les entreprises pharmaceutiques sont amenées à produire des enquêtes ; or, seul un petit nombre d’experts autorise le passage sur le marché. En Europe, c’est l’organisme EMA (European Medicines Agency) qui en est à l’origine ; ses membres constituant sont des « professionnels nommés par les États-Membres [5]» et toute accusation de conflits d’intérêts apparaît donc fortuite (sic).

Depuis les années 2000, en France, les laboratoires pharmaceutiques ne créent pratiquement plus de nouveaux médicaments mais achètent leurs molécules à des laboratoires universitaires – notamment américains. Les entreprises pharmaceutiques apparaissent désormais moins scientifiques que commerciales, comme en témoigne la politique de santé préventive sans cesse exaltée par les messages du Ministère de la Santé et les campagnes de vaccination permanentes auxquelles elle a recours. Rappelons qu’en Allemagne, où la vaccination n’est pas obligatoire, le tiers de la population n’y fait pas appel et ne s’en porte pas plus mal.

La nécessité d’entrer en résistance est imminente ; que cela soit sur un plan idéologique ou pratique, il est nécessaire de faire connaître une voix contestataire qui, quoique noyée dans le brouhaha de la pensée unique, apparaît de jour en jour plus visible.

 



[1] La révolution française, Philippe Pichot-Bravard, préface de Philippe de Villiers, 2014, éditions Via Romana, 294 pages.

[2] A cet égard, a été rappelé l’ouvrage récent de Vincent Peillon La Révolution française n’est pas terminée (2008) où le ministre de l’Education écrit : « C’est à elle [l’école] qu’il revient d’être la matrice qui engendre en permanence des républicains […]. L’école doit opérer ce miracle de l’engendrement par lequel l’enfant, dépouillé de toutes ses attaches pré-républicaines, va s’élever jusqu’à devenir le citoyen, sujet autonome. C’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Eglise avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi ».

[3] Le Prozac a été mis sur le marché en 1986 et continue d’être produit ; suite à son ingérence, ce seraient pourtant près de 250.000 personnes qui ont tenté de se suicider entre 1986 et 1999. En France, on estime que 30 % des plus de 65 ans ont recours au Prozac.

[4] Commercialisé par le groupe Servier, le Mediator était censé avoir des vertus contre le diabète ;  n’ayant pas très efficace sur ce mal, il a été utilisé comme coupe-faim, action pour laquelle il a été souvent prescrit. C’est Irène Frachon qui a révélé le caractère nocif de ce médicament, entraînant des insuffisances cardiaques. En 2012, le Docteur Dukan a été sanctionné par l’Ordre des Médecins pour l’avoir recommandé à certains de ses patients.

[5] « The Agency’s scientific committees are made up of independent professionals nominated by Member States ». Source : site de l’EMA.

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