Son activisme n’aura pas persuadé les sénateurs : les sénateurs américains ont infligé un revers cinglant à Joe Biden mercredi soir en enterrant sa réforme électorale, destinée à changer les règles sur l’obstruction systématique, une procédure politique avec laquelle un ou plusieurs membres du Congrès peuvent retarder le plus possible l’adoption d’une loi à l’aide des moyens réglementaires de la chambre. Cette réforme souhaitée par l’actuel président des Etats-Unis en nette baisse dans les sondages avait comme objectif de tenter d’arrêter l’hémorragie des soutiens en vue des élections de mi-mandat de novembre. 

Les sénateurs américains ont infligé un revers cinglant au dirigeant démocrate en refusant d’avancer sur ce texte. A dix mois des législatives de mi-mandat, Joe Biden démocrate voulait avec cette réforme poser un cadre fédéral pour l’organisation des scrutins aux Etats-Unis. Et ce faisant, annuler une série de restrictions adoptées dans une quinzaine d’Etats conservateurs depuis la présidentielle de 2020.

Les démocrates au Sénat cherchaient à tout prix à adopter la grande réforme électorale de Joe Biden pour défaire ces mesures avant les élections de mi-mandat. Mais l’opposition républicaine, vent debout contre cette loi qui confierait selon elle aux démocrates le contrôle des scrutins à travers le pays, a fait bloc mercredi soir. Elle a ainsi privé les démocrates de la « supermajorité » de 60 voix requise au Sénat pour clore les débats et soumettre le texte au vote. Dans une ultime tentative, l’état-major démocrate a essayé de pousser le texte avec ses seules voix via une option dite « nucléaire », mais à laquelle les plus modérés de ce camp, Kyrsten Sinema et Joe Manchin, se sont opposés.

Selon les Démocrates et les ONG bien-pensantes, qui se posent en défenseurs des minorités, ces restrictions discriminent délibérément les électeurs noirs, majoritaires à avoir voté pour Joe Biden à la dernière élection. Dans les Etats républicains, on assure au contraire que ces mesures renforcent la sécurité des scrutins du pays, un argument fort auprès de leurs électeurs.

Joe Biden s’est dit « profondément déçu » mercredi que le Sénat américain ait enterré sa réforme électorale.

L’organisation des élections est plus que jamais un sujet brûlant en Amérique.

Francesca de Villasmundo

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

close

MPI vous informe gratuitement

Recevez la liste des nouveaux articles

Nous n’envoyons pas de messages indésirables ! Lisez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Les commentaires sont fermés

Le dernier numéro de la Revue Civitas !


 

Voici la revue 81 de Civitas sortie la semaine dernière !

Ce numéro de la revue de Civitas permettra à ses lecteurs de mesurer le fossé qui séparerait un Etat catholique de la république dans laquelle nous sommes embourbés. Puisse cette lecture susciter des engagements plus ardents. Et espérons qu’elle permettra à des curieux, y compris non-catholiques, de constater qu’un Etat catholique serait bénéfique pour tout foyer recherchant sincèrement le bien commun.

Cliquez ici pour vous la procurer.

%d blogueurs aiment cette page :