O tempora, o mores…

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2 commentaires

  1. balaninu says:

    Ah! comme tout cela fait du bien à entendre !!!! Alors qu’aujourd’hui il n’y a de cesse de nous rabaisser ! Merci ! un vrai moment de bonheur ! cela fait du bien.

  2. « L’exposé principal apparaît dans un article retentissant du Soleil : « À quoi servirait un monarque ? » Là, il entreprend de démontrer que l’Affaire fait la synthèse des faiblesses de la République, qu’elle lui pose une « colle » dont elle ne saura se dépêtrer qu’au prix de funestes dégâts. C’est le « vieux parti républicain » lui-même qui donne l’État qu’il a fondé en pâture aux déchirements de l’opinion, en attisant le scandale au lieu de l’empêcher. Or, « ces deux autorités publiques, la royauté, l’armée, se défendent et se garantissent l’une l’autre dans les monarchies. Un roi peut réprimer les écarts. Les fautes et aussi les crimes de ses officiers sans faire scandale ». Au lieu de remplir cette fonction, la République répond par des hésitations, des incertitudes et des luttes internes. « Des intérêts rivaux, de bas intérêts d’élection ou de parlement, qui n’ont rien à voir avec l’intérêt national, se heurtent dans ces tristes têtes. Et personne pour les départager et pour les lancer en avant ! Personne pour leur dire : – Je ne suis ni le ministère Méline, ni le ministère Bourgeois, je ne suis ni la Juiverie, ni le Consistoire, ni l’Église, je suis l’homme de la race qui fit la France. Au nom de cette race et de cette patrie, toute cette boue va être enlevée d’ici quelques heures… Personne. Pas un homme. La nerveuse, l’ignorante opinion publique est seule reine et la situation devient révolutionnaire par le caprice d’un groupe de momiers genevois et de banquiers sémites… Dreyfus, Esterhazy ! Prétextes. Ce n’est plus de justice que rêvent les Français, mais de salut public. Mais le même salut public exige que la première magistrature de l’État constitue une loi vivante, un arbitraire intelligent. Quelques patriotes sensés ont ainsi retrouvé la valeur de la Monarchie. »

    Stéphane Giocanti, “Charles Maurras le chaos et l’ordre”, (2006, Flammarion, pp. 162-163).

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