Le pape François est au centre d’une nouvelle polémique. Pour les Frères Franciscains de l’Immaculé est en acte un dessein, venant de très « haut », visant à discréditer leur institut religieux.

François contre des Franciscains ! Le pape qui a choisi le nom du poverello d’Assise est accusé dans une tribune parue hier sur Corrispondenza Romana d’avoir contribué à la persécution des FFI.

L’auteur de cette charge contre l’actuel pontife est le père Paolo Siano, la « voix courageuse » de ses frères qui revient sur la mise à mort de son Institut débutée le 21 janvier 2012 :

« Durant ces 6 années j’ai assisté : à l’objective dévastation de ma famille religieuse (Frères, Sœurs et laïcs), à la persécution (toujours en cours) du père fondateur et du charisme authentique des FFI approuvé par Jean-Paul II. Le futur de notre vocation, me concernant et concernant d’autres frères qui comme moi défendent la personne et la ligne des fondateurs, est incertain. A la lumière de certains faits je suis convaincu qu’au moins tant que durera ce pontificat nous sommes passibles de surveillance, d’obstruction, de harcèlement… »

La « voix courageuse » rappelle au monde la rencontre du 21 janvier 2012 entre 5 frères révoltés contre le père Manelli et son gouvernement et le Conseil Général des FI dont le père Siano faisait partie :

« Durant cette rencontre du 21.01.2012, les trois frères italiens nous ont dit, en substance, ceci (je suis témoin) : « Si vous ne retirez pas le latin du Séminaire [de l’époque, le Séminaire théologique de l’Immaculée Médiatrice – STIM ] nous vous dénonçons à la Congrégation [CIVCSVA] où vous savez qu’il y a des « modernistes » [ou « progressistes »] qui vous feront mettre sous tutelle. Et c’est arrivé ainsi. Nous ne nous sommes pas pliés à la menace et arrivèrent la Visite et la mise sous tutelle. »

Celle-ci eut lieu le 11 juillet 2013. Le décret de mise sous tutelle par la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée précisait :

« Le Saint Père François a décidé que chaque religieux de la Congrégation des FFI est tenu de célébrer la liturgie selon le rite ordinaire et que, éventuellement, l’utilisation de la forme extraordinaire (Vetus Ordo) devra être explicitement autorisée par les autorités compétentes, pour chaque religieux et/ou communauté qui en fera la demande. »

Le père Siano énumère dans sa tribune certaines nouveautés contraires au charisme de l’Institut :

« Tout cela confirme le programme imposé par le « haut » : re-faire, ou manipuler, les FFI (charisme, histoire, formation, pensée et conscience). »

« En somme, à la lumière des ces 6 dernières années, il est clair que depuis le début certains avaient l’intention de nous détruire. La résistance, y compris juridique et judiciaire, a ralenti le plan qui cependant continue. »

Le père Siano évoque alors une dérive progressiste de son ordre depuis la mise sous tutelle :

«En effet, nous sommes convaincus que ceux qui ont fait et font encore « un discernement » sur nous FFI, bref, ceux qui veulent « nous re-programmer », sont en fait influencés par au moins quelques-uns de ces principes qui ont constitué le système commun du thomisme transcendantal de Karl Rahner et de la théologie de la libération de Gustavo Gutierrez (1971). Des ecclésiastiques et des travailleurs ecclésiaux formés à une tel état d’ esprit progressiste ne peuvent qu’espérer et provoquer notre destruction. Tant qu’ils sont influents dans l’Église, nous n’avons pas d’échappatoire. » 

« Faire appel aux Dicastères du Vatican serait inutile ! »

est la triste déduction du père Siano qui conclut :

« En science et conscience devant le Juge Divin, le Dieu d’Israël, nous ne pouvons pas continuer à nous taire et à assister silencieux et passifs au triomphe d’injustices et de mensonges qui crient vraiment vengeance devant Dieu. Que Dieu et la Sainte Vierge Marie Co-Rédemptrice, nouvelle Esther, nous aident à savoir souffrir pour le bien de l’Église. Nous ne savons pas quel sera notre avenir : FFI ? prêtres diocésains ? réduit à l’état laïc ? Seule une intervention extraordinaire de la Grâce peut nous sauver. Sinon, « nous mourrons », du point de vue de la vocation, mais avec honneur, et non en traîtres. Amen! (Fr. Paolo M. Siano) » (Traduction de Francesca de Villasmundo)

Avec honneur et non en traitres, bel exemple à imiter…

Et saisissante reconstitution des faits à méditer, surtout par ceux qui nourrissent quelques espoirs d’union avec le “bon” François…

Francesca de Villasmundo

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