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Image : capture d’écran du site La Croix

« Bientôt Margot se sera mise aux fourneaux. »

Sortez les mouchoirs ! Margot, électrice d’Anne Hidalgo et d’Emmanuel Grégoire, ne parvient pas à endiguer le torrent de larmes qui va bientôt provoquer un dégât des eaux chez son voisin à l’étage en-dessous.

C’est que Margot en a gros sur la patate.

Figurez-vous qu’elle vient de découvrir dans Le Monde et Le Parisien que les livreurs du Ghana et du Bangladesh qui lui apportent trois fois par semaine ses sushis et ses salades détox mangue broccoli quinoa sont honteusement exploités.

Vous pensez bien que ça, pour Margot, c’est inacceptable. Elle qui, depuis la classe de seconde se donne corps et âme (si elle en a une) à l’action syndicale, c’est plus qu’elle n’en peut supporter.

Sauf qu’il y a des choses que Margot feint d’ignorer.

1. Quatre-vingt-dix-huit pour cent des livreurs qui pédalent pour apporter à Margot ses plats détox sont nés à l’étranger ;

2. Les immigrés qui pédalent (vous me direz c’est bon pour la santé) ont été « invités » pour ça. Et Dieu – à l’existence duquel Margot ne croit pas – sait qu’elle et ses copains militants n’ont pas ménagé leurs efforts pour ouvrir encore plus grand nos frontières ;

3. et il suffirait qu’au lieu d’attendre avachie devant une série Netflix que le Bangladesh ou le Ghana lui apporte son dîner, qu’elle bouge ses fesses qu’elle a grosses vu qu’elle grignote des biscuits et des barres chocolatées entre les plats détox, qu’elle aille les acheter elle-même. Elle pourrait même – pourquoi pas – se mettre à la cuisine.

Il me semble que le temps est venu d’interroger nos modèles et de tirer les conclusions qui s’imposent.

Cette histoire de grève des livreurs est bien entendu une manœuvre politico-médiatique bien orchestrée pour faire culpabiliser le bon peuple, Margot compris. On connaît la musique : « c’est de ta faute, sale blanc égoïste, si ces gens sont exploités.

Il suffirait que tu paies cinq euros de plus pour tes sushis et tout serait arrangé.

Margot serait pourtant disposée à faire un effort.

Seulement voilà, une augmentation des salaires des livreurs aurait pour effet immédiat d’attirer d’autres livreurs prêts à travailler pour moins cher. Par voie de conséquence, au lieu d’aller dans la poche de Mahmoud du Bangladesh, les cinq euros tomberaient inéluctablement dans la profonde escarcelle de la plateforme.

Le modèle économique dit « de plateforme » (c’est le terme consacré par le Bureau international du travail) est un concept assez récent, entièrement pensé et exploité par les Anglo-Saxons mondialistes.

Il répond à une demande de services accessibles à une clientèle nomade qui peut, n’importe où, et dans sa langue, s’offrir à pas cher des services uniformisés par la mondialisation. Plus besoin, par exemple, de parler la langue du pays pour commander un taxi. Plus besoin non plus pour un taxi ou un livreur de connaître la ville. C’est la machine qui parle, c’est la machine qui guide.

Dans ce modèle économique où le travail de l’homme est un ennemi sinon à éliminer ou à tout le moins à réduire au maximum, la compression des coûts est indispensable.

Problème, le service – c’est assez rare pour être souligné – ne peut être délocalisé. Qu’à cela ne tienne ! Puisqu’on ne peut pas délocaliser au Bangladesh, c’est le Bangladesh qui se délocalise.

Et ça, ça ne dérange pas Margot puisqu’elle vous l’a dit, elle est prête à payer cinq euros de plus.

Pas pour qu’un blanc ait du travail, mais pour que Mamadou soit plus heureux – c’est très important – chez nous. Pas dans son loft. Faut quand même pas exagérer.

Si l’on en croit une étude de 2023 de Médecins du monde, 98% des livreurs sont nés à l’étranger et 64% n’ont pas de papiers en règle.

Le premier responsable est donc l’État qui devrait veiller à contrôler et interdire le séjour des personnes qui résident sur le territoire sans droit ni titre, enfreignant ainsi les lois que ce même État a édicté. Sauf que de cela Margot n’en veut à aucun prix.

D’abord parce qu’en bonne gauchiste elle s’arrange avec la loi quand elle ne lui convient pas, et ensuite parce que cela aurait pour effet de tirer le prix de la livraison de sushis vers le haut.

Les solutions ?

D’abord payer le juste prix des choses.

Nous entendons souvent dire que l’apport migratoire (défense de rire) est nécessaire car il existe un certain nombre de tâches que les « locaux » refusent d’effectuer.

C’est absolument faux. Ils refusent de les effectuer pour rien. Si nos pays ont acquis une architecture, des traditions culinaires, des techniques et toute une série d’autres savoir-faire…

Bref tout ce qui fait une civilisation, c’est bien parce que les nationaux ont travaillé dur. Bien entendu, personne ne conteste le fait que la prospérité engendrant le confort, certains ont tendance à se laisser aller.

Mais si au lieu d’enseigner aux têtes blondes qu’il existe des tâches subalternes indignes d’eux et que, hors du tertiaire point de salut, on leur disait que tout travail est une valeur précieuse, les choses s’arrangeraient probablement.

En attendant, un système social adipeux et sur-protecteur pour les uns et dispendieux pour les autres aboutit à une absurdité où on déplore une pénurie de main d’œuvre malgré des millions de chômeurs.

Qu’on ne s’y trompe pas. Les gauchistes pro-immigration sont directement coupables de l’exploitation de l’homme par l’homme qui prétendent dénoncer.

L’immigration de masse n’engendre que du malheur. Elle consiste à faire venir des gens qui seraient mieux chez eux dans des pays qui seraient mieux sans eux. Elle déstabilise durablement l’économie du travail. Sans parler du surcroît de délinquance qui n’est pas notre sujet.

Qu’on me comprenne bien, je suis loin d’être contre l’immigration dans l’absolu.

En situation de plein emploi et de persistance de pénurie de main d’œuvre dans certains domaines, il est normal, voire salutaire de faire venir une main d’œuvre bénéficiant des mêmes salaires et des mêmes droits que les travailleurs nationaux.

À l’exception des droits civiques et de séjour illimité, il est hors de question de restreindre les droits des travailleurs étrangers.

Donc point n’est besoin de faire tout ce cinéma judiciaire plus ou moins savamment orchestré par des militants pour faire parler d’eux.

Il suffit de n’ouvrir les frontières aux livreurs du Bangladesh que lorsque le taux de chômage sera à zéro et que Margot se sera mise aux fourneaux.

Jacques Frantz

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