Ignace - Renaud Muselier fragilisé
Ignace – Renaud Muselier fragilisé

Le collectif Droite pour la France, qui compte près de 10.000 adhérents principalement LR qui s’opposent aux alliances locales et nationales avec LREM et Macron, salue le ralliement de Guillaume Peltier à Eric Zemmour qu’il qualifie de « séisme politique » et de « symbole de l’impasse dans laquelle s’enfoncent Valérie Pécresse et les Républicains : tourner le dos aux électeurs de Zemmour et de Marine Le Pen pour tenter de séduire ceux de Macron« .

Droite pour la France développe son argumentaire dans une tribune libre sur Causeur :

« Cette impasse, c’est de tourner le dos à l’électorat conservateur, identitaire et populaire qui constitue l’essentiel du peuple de droite. Cet électorat qui avait voté Fillon en 2017 et dont une bonne partie est partie chez Eric Zemmour ou Marine Le Pen. Le mépris des Républicains depuis des années, et de Valérie Pécresse aujourd’hui, pour les Français qui sont pourtant le cœur de l’électorat de la droite explique que la candidate LR peine à dépasser les 15% dans les sondages quand Eric Zemmour et Marine Le Pen dépassent à eux deux les 30%.  Ce mépris pour les électeurs de droite va également aux cadres qui les défendent, y compris aux Républicains. Eric Ciotti, pourtant arrivé en tête au 1er tour du Congrès LR, a dû ainsi donner de la voix quelques heures après le second tour pour éviter d’être mis au placard par une Valérie Pécresse alors peu soucieuse de rassemblement. 

À l’inverse, Valérie Pécresse a les yeux de Chimène pour tous les élus Macron-compatibles, choisissant comme porte-parole nationale Christelle Morançais qui n’avait pas hésité à se faire prendre en photo en train de partager une bière avec Edouard Philippe à la veille du 1er tour des élections régionales.

La tentative d’aller convaincre les électeurs d’Emmanuel Macron de voter pour Valérie Pécresse est pourtant vouée à l’échec, malgré la surenchère démagogique sur la crise sanitaire de la présidente de la Région Île-de-France, qui demandait il y a peu de fermer les écoles à la rentrée scolaire de janvier. Alors que l’on attendrait d’une candidate de droite qu’elle démonte la propagande sanitaire d’Emmanuel Macron, Valérie Pécresse a servi la soupe du locataire de l’Élysée, uniquement guidée par la volonté de marquer des points auprès de l’électorat retraité qui est le dernier resté fidèle aux Républicains.

Plus profondément, le peu d’attention porté à Guillaume Peltier par Valérie Pécresse – qui déclarait, à peine désignée par le Congrès LR, « si vous n’êtes pas à l’aise avec ma candidature, partez ! » – témoigne qu’elle ne comprend ni le peuple de droite ni l’enjeu stratégique de cette campagne : l’union des droites […]

Au lieu d’engager une union des droites que permettait la nouveauté d’une candidature d’Eric Zemmour, Valérie Pécresse a choisi de rétrécir la droite à sa portion congrue, la portion centriste déjà passée chez Emmanuel Macron. La portion chiraquienne qui n’a rien fait pour sortir des politiques de gauche mise en place par Mitterrand puis Jospin. La portion juppéiste qui a trahi Fillon en 2017. 

La droite rabougrie, c’est aujourd’hui celle de Valérie Pécresse, une droite qui n’est ni patriote, ni libérale, ni conservatrice, ni sécuritaire, ni identitaire… une droite qui aspire uniquement à transiger avec Emmanuel Macron au printemps prochain pour obtenir les ministères dont ses cadres se sentent « injustement » privés depuis trop longtemps ».

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