Nicolas Ross, docteur en histoire, est un spécialiste de l’histoire russe et l’auteur de plusieurs ouvrages de référence consacrés aux Russes blancs. Son nouveau livre met en lumière des documents inédits concernant les bourreaux qui ont mis à mort le dernier Tsar.

Contrairement à ce que l’on a pu croire durant de longues années, les exécutants et les complices de l’assassinat à Ekaterinbourg du Tsar Nicolas II et de sa famille dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 ont souvent raconté ce qui, pour la plupart d’entre eux, a constitué l’événement majeur de leur existence. Ils ont beaucoup parlé et beaucoup écrit, mais sous le sceau d’un secret qui a été rigoureusement gardé jusqu’aux dernières années de l’existence de l’URSS. Alors même que s’échafaudaient dans le monde les hypothèses les plus diverses au sujet de la mort et du sort des dépouilles de la famille impériale, ou de la survie de tel ou tel de ses membres, il y a toujours eu en Russie soviétique des gens qui savaient… mais qui se taisaient.

Quatre des gardes de la maison de l’ingénieur Ipatiev où était détenue la famille impériale avaient été retrouvés et interrogés par les enquêteurs blancs dès 1918-1919, et leurs dépositions constituent les premiers documents publiés dans cet ouvrage. En 1919 également fut rédigé par Iakov Iourovski, le dernier commandant de la maison Ipatiev et le principal acteur de l’exécution de ses occupants, sa célèbre Note, qui ne fut révélée qu’en 1989 et qui connut rapidement un écho international. Après Iourovski, d’autres participants aux événements livrèrent leurs confidences, restées secrètes jusqu’à la fin du pouvoir communiste en Russie.

Les récits des assassins du Tsar et de leurs complices concernent la détention, l’exécution et l’inhumation improvisée des détenus de la maison Ipatiev. Ces textes dévoilent dans ses circonstances les plus quotidiennes l’atmosphère lourde et éprouvante des derniers jours de Nicolas II et des siens. Ils illustrent le projet des dirigeants bolcheviques, qui avaient entrepris d’exterminer tous les Romanov à leur portée. Il fallait, par ce sang, sceller une Russie du futur totalement coupée de ses racines historiques. La cruauté institutionnalisée à l’égard des anciennes élites devait constituer l’un des fondements majeurs d’une Russie nouvelle où on exigerait de chacun non plus seulement un accord passif, mais une participation consentie aux crimes de l’Etat.

Notons qu’aucun des témoignages recueillis en URSS n’était destiné à la publication. Les narrateurs, tous membres du parti, pouvaient donc se permettre une certaine sincérité tant que leur récit s’inscrivait dans le cadre de l’idéologie officielle et restait confidentiel. Cette franchise cynique apparaît particulièrement dans les deux derniers documents, récits des anciens tchékistes Nikouline et Rodzinski, interrogés en 1964 sur l’ordre des autorités du moment.

Un document exceptionnel et bouleversant.

Ils ont tué le Tsar, Nicolas Ross, éditions des Syrtes, 256 pages, 20 euros

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6 commentaires

  1. Gauthier says:

    ” Le 12 mars, le coup d’Etat connu sous le nom de “Révolution de février” éclata. Trois jours plus tard, le 15 mars, le tsar Nicolas II à Pskov, face à la possibilité de voir toute sa famille tuée, abdiqua. La couronne passa du tsar Nicolas II à Michaël, son plus jeune frère. Les francs-maçons étaient toutefois déterminés à broyer le régime tsariste. Et Michaël fut forcé d’abdiquer le lendemain même.
    Le franc-maçon Pavel Milyukov, qui devint Secrétaire des Affaires étrangères dans le gouvernement provisoire, admit dans ses mémoires que le Coup de Février était un complot maçonnique. Le public naïf était ravi, mais lorsque le nouveau gouvernement maçonnique initia une énorme vague de terreur contre l’opposition, leurs sourire se figèrent et furent remplacés par des grimaces choquées. Les premières victimes furent 4.000 policiers. Les foules s’emparèrent d’eux, les frappèrent à mort et traînèrent leurs corps à travers les rues. Ensuite commençèrent les assassinats d’officiers; parmi eux, l’Amiral von Wiren. Le deuxième jour après le coup d’Etat, Kerensky a fait relâcher des prisons tous les criminels. Il y avait 10.000 criminels qui furent relâchés dans Petrograd. Dans d’autres villles, les portes des prisons furent également ouvertes. C’est alors que l’anarchie commença. Les criminels détruisirent les entrepôts, les magasins, les transports ferroviaires. Les gens étaient assassinés et pillés. Alexandre Kerensky était Secrétaire du Conseil Suprême maçonnique “russe” et dirigeant du Grand Orient “de Russie”.

    “A savoir s’ils étaient presque tous francs-maçons, cela ne fait aucun doute; cela veut donc dire qu’il s’agissait d’un complot maçonnique.”

    http://christroi.over-blog.com/article-juri-lina-2-2-dans-l-ombre-d-hermes-les-secrets-du-communisme-vostfr-in-the-shadow-of-hermes-the-sec-124669235.html

    • Whol hdl says:

      En effet: Selon l’écrivain Nina Berberova, Alexandre Kerenski était franc-maçon et faisait partie d’un gouvernement qui a constitué « l’apogée de la franc-maçonnerie russe […] si l’on considère que la première composition du gouvernement provisoire (mars-avril) comportait onze ministres dont dix étaient francs-maçons.

  2. L’URSS n’était qu’une expérience illuminati préalable de ce qui va se réaliser à l’échelle de la planète. Visionnez le documentaire JUri Lina dans l’ombre d’Hermes, les Secrets du communisme :

    Jüri Lina – Dans l’Ombre d’Hermès, Les Secrets du Communisme (1/2)

    https://www.youtube.com/watch?v=7uS_8Cj1xBQ

    Jüri Lina – Dans l’Ombre d’Hermès, Les Secrets du Communisme (2/2)

    https://www.youtube.com/watch?v=YZhIoCr1-ME

  3. S†éфanɵ says:

    Les bolcheviks étaient surtout Juifs à 90%.
    La main qui tua le Tsar fut celle d’un Juif et l’inscription des assassins sur le mur ensanglanté est un passage de l’ancien testament faisant référence à la mort du roi Balthazar et à la perte de son royaume.
    La franc-maçonnerie (créature juive) permet à la Synagogue d’avancer masquée comme en 1789 même si à la révolution dite russe elle s’est montrée moins prudente..

  4. balaninu says:

    Un grand merci pour cet article et merci à “Gauthier” pour son commentaire..
    Ce qui confirme que lorsqu’il y a du grabuge quelque part… la franc maçonnerie n’est pas loin sinon tout contre ! car sous leurs dehors “caritas” ils trompent ce et ceux qui veulent et après “badaboum” voir notre 1789 et la suite… qu’on se le dise la ripoublique n’est que maçonnique ! sortons de cet enfer.

  5. José Antonio says:

    A lire: 2000 ans de complots contre l’Eglise

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