On le surnomme « La bête » (the beast). Ce train part du Chiapas, pays des Mayas au sud du Mexique ;  puis passe par Mexico pour arriver à Huehuetoca sur la frontière avec l’Amérique. Il n’est pas conçu pour porter des humains car c’est un train de marchandise complètement décrépi. 1500 migrants l’investissent, une bonne partie d’entre eux voyageant sur le toit. Ceux-ci espèrent passer la frontière américaine pour y trouver une nouvelle vie. Pour ce faire ils sont confrontés à un terrifiant voyage.

Depuis longtemps des bandes criminelles rançonnent les « passagers ». Pour avoir le droit de monter, ils doivent payer l’équivalent de 150 euros. Le long des 160 kilomètres, les attaques sont fréquentes. Quand le train s’arrête en périphérie de Mexico, des gangs de criminels d’une violence extrême demandent un droit de péage. Celui qui n’a pas d’argent se voit battu. Les femmes violées. Ils peuvent être obligés de travailler pour les gangs et même tués. Sales, fatigués, affamés, les passagers repartent.

Les conséquences tragiques pour ceux qui prennent le risque de prendre le train peut être vu à Alberge, au centre médical de Jésus Bon Pasteur qui prend en charge ceux qui perdent des membres durant l’équipée dans le train. Certain cas comme celui d’un garçon qui a perdu un bras et une jambe sont absolument effroyables.

Normalement les migrants doivent être orientés vers les centres de contrôle américains ; mais beaucoup d’entre eux préfère traverser le Rio Grande, ce fleuve qui partage le Mexique de l’Amérique. Ils le font sur des chambres à air, un assemblement de vieilles planches en bois au vu et su de la police mexicaine. Celle-ci est corrompue et n’hésite pas à capturer des migrants pour les remettre aux gangs. Il est aussi possible de faire appel à des passeurs.

De plus, le trafic de migrants est une activité très lucrative qui génère des retombées sur le plan local en raison de cette véritable « industrie » aux multiples ramifications. S’est développée le long de la frontière une véritable économie locale.

Du côté de l’Amérique les patrouilles de frontières ainsi que les tribunaux d’immigration sont submergés. Si bien qu’une forme de tolérance réciproque des deux pays concernés s’est installée. Toutefois, les hauts fonctionnaires, y compris le vice-président des États-Unis, ont voyagé en Amérique centrale avec un message sévère pour ceux qui envisagent le voyage, et le président Barack Obama est à la recherche de 3,7 milliards de dollars du Congrès pour répondre à la crise.

Environ 44.000 mineurs non accompagnés venant du Salvador, du Guatemala et du Honduras ont été appréhendés à la frontière des États-Unis d’Octobre à la fin de Juin. Actuellement rien que pour l’année 2013, plus de 10.0000 enfants sont en détention. Obama a été incapable de régler cette affaire ; ceci, avec le nouveau système de soins qu’il a imposé aux Américains, a fait imploser sa popularité.

Effectivement des discussions officielles ont été menées avec le Mexique. Il va de soi qu’une amélioration du contexte économique du pays permettrait de trouver une solution. Les États-Unis se sont engagés à fournir un effort financier. Le feront-ils ? Le problème semble insoluble.

Pour l’instant il est d’abord question de faire « une bordure semi-fermée ». Elle aura comme simple conséquence de « faire augmenter les prix du passage. »

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Ce numéro 80 de la revue Civitas est un numéro spécial de 100 pages.

On y trouvera d’une part un dossier consacré au Great Reset. Pour beaucoup cette expression (en français Grande Réinitialisation) demeure un peu mystérieuse. Pourtant, il ne s’agit pas d’une question anecdotique, bien au contraire.

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