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Rendez-vous le jeudi 1er janvier à 20h45 sur France 2 pour une soirée inoubliable à bord du porte-avions Charles de Gaulle.

Inoubliable aussi la prochaine facture d’IPER pour le plus puissant navire militaire d’Europe, fierté de la flotte française, qui sera inactif entre septembre 2016 et février 2018 pour un entretien en profondeur, notamment de ses chaudières nucléaires.

Coût de l’opération d’après le ministère de la Défense : 1,3 milliards d’euros ; la première indisponibilité programmée de longue durée – ou IPER dans le jargon – datant de 2008 nous avait déjà coûté 0,3 milliards d’euros.

Donc ce sera 4,3 fois plus, ne vous plaignez pas !

L’USS George-Washington sera rénové en 2016 pour 4,7 milliards de dollars, soit 3,5 milliards d’euros.

On a économisé entre 2,5 et 3,5 milliards d’euros avec l’annulation du second porte-avions voulu en 2012 sur le modèle du CDG avec tout de même une ardoise de 200 millions d’euros en 2013 selon la Cour des comptes pour les frais d’études !

Le Royaume-Uni a reporté ses deux bateaux neufs à 2020…

La première indisponibilité non programmée, la perte d’une hélice en mer en 2001, avait déjà coûté 0,3 milliards d’euros, soit 287 millions d’euros exactement. Il avait donc été décidé d’équiper le porte-avions avec celles du « Clemenceau ». La vitesse maximale du navire s’en était trouvée réduite de 27 à 25 noeuds ! La honte, surtout que la vitesse avait déjà été réduite par la surcharge due aux protections de ses chaudières nucléaires.

Une paire d’hélices neuves, fabriquées aux Etats-Unis par Rolls-Royce Naval, équipe désormais le porte-avions français : 6 mètres, 20 tonnes d’alliage de cuivre et d’acier; soit 7,2 millions d’euros la tonne ! La pose est inclue ?

Denis Huche

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