Matteo Salvini, le nouveau ministre de l’Intérieur italien, s’est trouvé de nouveaux alliés en Europe, tels l’Autriche et les pays du Visegrad, pour combattre l’immigration-invasion. Mais l’Union européenne freine déjà des quatre fers !

« L’Europe ne le fera jamais » a déclaré le commissaire européen en charge de l’immigration, Dimitris Avramopoulos, lorsqu’il a entendu le Secrétaire de l’État belge, le nationaliste Theo Francken, parler de « refoulements en mer ». « La politique migratoire européenne, a-t-il continué, est basée sur les principes des droits de l’homme. »

Ce qui préoccupe le mondialiste Avramopoulos c’est la nouvelle politique migratoire italienne qui rompt le front immigrationniste européen. Hier l’Italie s’est rangée, avec l’Espagne du nouveau premier ministre Pedro Sanchez, du côté des pays du Visegrad. En jeu, il y a la possibilité d’un retournement sur la réforme du traité de Dublin qui règle les compétences des nations sur les demandes de protection internationale présentée par les migrants. Maintenant Matteo Salvini veut beaucoup plus avec ses nouveau alliés : d’un côté éviter les départs d’Afrique du Nord en fermant la Méditerranée et en évitant ainsi des litiges sur la relocalisation des clandestins et de l’autre côté défendre militairement les frontières.

« Désormais le drame c’est qu’ils mettent à la mer des bateaux pneumatiques déjà dégonflés ou des barques en bois usées et prêtes à couler tout de suite en espérant que quelques navires des ONG les récupèrent à temps. Mais s’ils ne les récupèrent pas à temps, c’est le drame. »

Le ministre de l’Intérieur italien a donc décidé de prendre en mains sérieusement le dossier de l’immigration. Il a commencé par tisser des alliances européennes pour créer un front commun contre la ligne immigrationniste qui domine à Bruxelles.

Dès sa prise de fonctions, il a parlé avec le premier ministre hongrois Viktor Orban pour décider d’une ligne de conduite. Ensuite il a obtenu le soutien du ministre autrichien Herbert Kickl dont le gouvernement aura bientôt la présidence de l’Union européenne pour le prochain semestre. Les deux ministres ont prévu d’annoncer des « nouveautés » au sommet qui se tiendra à Innsbruck le mois prochain. Selon le quotidien italien Il Messagero, Vienne voudrait obtenir « la défense des frontières européennes également avec des forces militaires ». Une ligne qui conviendrait au belge Francken qui hier, mardi 5 mai, a invité l’Italie « à commencer à repousser les embarcations qui naviguent en mer Méditerranée » : « L’Italie est obligée de sauver les migrants en mer, et doit les accueillir, sans pouvoir les rapatrier en Libye ou ailleurs, a-t-il souligné, mais temps que cela sera possible, nous aurons le chaos. »

L’idée consiste donc à défendre les frontières européennes militairement « en contournant l’article 3 de la Convention européenne sur les droits humains » et en donnant ainsi le départ au refoulement des bateaux qui partent d’Afrique du Nord. Une crainte cependant persiste : les îles italiennes pourraient se transformer en maxi centres d’accueil, comme cela est arrivé en Grèce les années passées. D’où cette volonté d’aller à la racine du problème en trouvant une solution pour arrêter les bateaux au départ d’Afrique. Un voyage en Libye est donc au programme de l’agenda du ministre de l’Intérieur italien, Salvini.

La lutte contre l’immigration-invasion prend de l’ampleur en Europe…

Francesca de Villasmundo

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