De la férie : messe du X° dimanche après la Pentecôte

Sanctoral 

Saints Hippolyte et Cassien, Martyrs

Hippolyte, baptisé par saint Laurent, fut arrêté à son domicile au moment où il prenait en communion la sainte Eucharistie. Amené devant l’Empereur Valérien, et interrogé par lui sur la religion qu’il professait, Hippolyte se déclara hardiment chrétien, et fut pour cette raison flagellé. Les coups n’ayant servi qu’à mieux montrer la constance de sa foi, on le tenta par des présents et des promesses d’honneurs. Mais toutes ces offres lui étant faites en vain, on le livra au préfet de la ville pour être mis à mort. Celui-ci allant chez Hippolyte pour confisquer ses biens, constata que tous les gens de sa maison étaient chrétiens. Après avoir essayé inutilement de les amener à l’apostasie, il fit frapper avec des lanières plombées Concordia, nourrice d’Hippolyte, qui encourageait les autres. Quant à ces derniers, sur l’ordre du préfet, ils furent tués en dehors de la porte Tiburtine. Hippolyte, traîné par des chevaux indomptés à travers des lieux couverts d’épines et de chardons, eut le corps tout déchiré et rendit son âme à Dieu. Le Prêtre Justin ensevelit les restes du Martyr avec ceux de ses serviteurs dans l’Agro Verano. Le même jour, à Imola, le Martyr Cassien subit un très cruel supplice ; on le livra, les mains liées derrière le dos, aux enfants qu’il instruisait, pour être percé et déchiré avec leurs stylets de fer. La faiblesse de ces bourreaux, en rendant le martyre plus long et plus douloureux, ne fit qu’ajouter à l’éclat du triomphe.

Sainte Radegonde, Reine et Veuve

Radegonde, fille d’un roi de Thuringe, fut prise par Clotaire, roi des Francs, dans une guerre entre la Thuringe et la France. Clotaire traita la jeune captive avec beaucoup d’égards, la fit instruire dans la religion chrétienne et lui fit conférer le saint Baptême. Elle eût voulu consacrer à Dieu sa virginité; mais elle dut épouser le roi qui avait massacré sa famille vaincue. Radegonde profita des richesses du trône pour orner les églises, assister les pauvres. Six années passées sur le trône n’avaient point fait renoncer Radegonde à l’espérance de la vie du cloître. L’assassinat de son frère par le roi son époux lui fournit une occasion favorable; Clotaire, fatigué de ses larmes, lui permit de partir. Elle se rendit d’abord à Noyon, et, comme l’évêque hésitait à recevoir ses voeux, elle se coupa les cheveux elle-même, revêtit la bure des religieuses, déposa ses ornements royaux sur l’autel, et fut consacrée au Seigneur. De là, Radegonde se rendit aux environs de Poitiers et se livra à tous les exercices d’une vie austère; elle ne vivait que de pain de seigle et d’orge, d’herbes et de légumes, et ne buvait pas de vin. Son vêtement était un cilice, son lit de la cendre; elle servait les pauvres de ses mains, pansait elle-même les malades atteints de la gale et de la teigne, lavait les plaies des lépreux et souvent délivrait les malheureux de leurs infirmités par des miracles. Un cierge reçu d’elle et allumé près d’un malade suffisait à le guérir; en passant par ses mains, les fruits et les aliments prenaient une vertu dont l’effet merveilleux ne tardait pas à se faire sentir. Elle mourut en 587, à l’âge de 68 ans. C’est une des Saintes les plus populaires de la France.

Martyrologe

A Rome, le bienheureux Hippolyte martyr. Après avoir enduré sous l’empereur Valérien, divers tourments pour sa glorieuse confession, il fut lié par les pieds au cou de chevaux indomptés, trainé cruellement à travers les chardons et les ronces, supplice qui mit tout son corps en lambeaux et lui fit rendre l’âme. Ce même jour, souffrirent encore la bienheureuse Concorde, sa nourrice, qui, avant lui, avait été déchirée à coups de fouets garnis de plomb et s’en était allée vers le Seigneur; puis dix neuf autres personnes de sa maison qui furent décapitées hors de la porte Tiburtine, et inhumées avec lui à « l’Agio Verano ».

A « Forum de Sylla » (auj. Imola), l’anniversaire du martyr saint Cassien. Sur son refus d’adorer les idoles, le persécuteur fit venir ses élèves auxquels il était devenu odieux comme maître d’école, et leur donna licence de le faire mourir. La faiblesse de leurs mains rendit les souffrances de son martyre d’autant plus cruelles que la mort mit plus longtemps à venir.

A Todi, en Ombrie, saint Cassien, évêque et, martyr, sous l’empereur Dioclétien.

A Burgos, en Espagne, les saintes martyres Centolle et Hélène.

A Constantinople, saint Maxime abbé, illustre par sa science et son zèle pour la vérité catholique. Comme il combattait courageusement contre les monothélites, l’empereur hérétique Constant lui fit couper les mains et la langue, le relégua ensuite dans la Chersonèse, où Maxime, après cette glorieuse confession, rendit son âme à Dieu. En même temps, deux de ses disciples nommés Anastase, et plusieurs autres, souffrirent divers tourments et un exil rigoureux.

A Fritslar, en Germanie, saint Wigbert, prêtre et confesseur.

A Rome, l’anniversaire de saint Jean Berchmans, holastique de la Compagnie de Jésus et Confesseur, remarquable par l’innocence de sa vie et sa fidélité aux observances religieuses. Le souverain pontife Léon XIII lui a décerné les honneurs rendus aux saints du ciel.

A Poitiers, en France, sainte Radegonde reine, qui eut une vie éclatante de miracles et de vertus.

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