Sanctoral 

Saint Ephrem le Syrien, Diacre, Confesseur et Docteur de l’Église

Éphrem de nationalité syrienne naquit à Nisibi, ville de Mésopotamie. Son père, qui était prêtre des idoles en même temps qu’il s’adonnait aux travaux des champs le chassa de sa demeure. Il était alors jeune encore, et il se rendit chez l’évêque saint Jacques de qui il reçut le baptême. Il fit en peu de temps de tels progrès dans la sainteté et dans la science, qu’il ne tarda pas à être chargé d’enseigner dans la florissante école de Nisibi. Après la mort de l’évêque Jacques, les Perses s’étant emparés de Nisibi, Éphrem partit pour Édesse : il y demeura quelque temps parmi les moines de la montagne, puis, pour se soustraire à des visites trop nombreuses, embrassa la vie érémitique. Ordonné diacre de l’Église d’Édesse et refusant par humilité le sacerdoce, il brilla de l’éclat de toutes les vertus et s’appliqua à acquérir, par la vraie pratique de la sagesse, la piété et la religion. Fixant en Dieu seul toute son espérance, il dédaignait tout ce qui est humain et éphémère, et aspirait assidûment à ce qui est divin et éternel. Une inspiration divine le conduisit à Césarée, en Cappadoce. Là il rencontra Basile le porte-parole de l’Église, et tous deux se lièrent d’une heureuse amitié. A cette époque, d’innombrables erreurs assaillaient l’Église de Dieu. Pour les réfuter et pour expliquer avec soin les mystères de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Éphrem publia de nombreux travaux écrits en syrien et presque tous traduits en grec ; saint Jérôme atteste qu’il s’acquit ainsi une telle célébrité que, dans certaines églises, on faisait la lecture publique de ses écrits après celle des Saintes Écritures. Ces publications, pleines d’une doctrine si lumineuse, méritèrent à ce grand Saint que, de son vivant déjà, on l’honora comme un Docteur de l’Église. Il composa aussi des hymnes poétiques en l’honneur de la Très Sainte Vierge Marie et des Saints, ce qui lui valut d’être justement appelé par les Syriens, la cithare du Saint-Esprit, et se fit surtout remarquer par son extraordinaire et tendre dévotion à la Vierge immaculée. Il mourut plein de mérites à Édesse, en Mésopotamie, le quatorze des calendes de juillet, sous le règne de Valens (9 juin 373). Cédant aux instances de nombreux Cardinaux, Patriarches, Archevêques, Évêques, abbés et familles religieuses, le Pape Benoît XV, après avoir pris l’avis de la Sacrée Congrégation des Rites, le déclara Docteur de l’Église universelle.

Saints Marc et Marcellien – Martyrs

Marc et Marcellien étaient frères et issus d’une des premières familles de Rome. Ils furent convertis à la foi dès leur jeunesse. Ils furent emprisonnés en 286 à cause de la foi chrétienne par le préfet Fabien, qui les fit ensuite attacher à un poteau, les pieds fixés par des clous. Le juge dit alors aux Martyrs : « Malheureux, revenez à la raison, et arrachez-vous vous-mêmes à ces tourments. » Mais eux lui répondirent : « Jamais nous n’avons goûté d’aussi grandes délices que celles que nous éprouvons à souffrir de bon cœur pour Jésus-Christ ; c’est maintenant que nous sommes fixés dans son amour, et plaise au ciel de nous laisser ici souffrir, tant que nous resterons vêtus de ce corps corruptible. » Ils passèrent un jour et une nuit dans les tourments, chantant les louanges de Dieu ; enfin ils arrivèrent à la gloire du martyre, après avoir été percés de flèches. Leurs corps furent ensevelis sur la voie Ardéatine.

Martyrologe 

A Edesse, en Mésopotamie, saint Ephrem, diacre d’édesse et confesseur. Après de nombreux travaux entrepris pour la foi du Christ, s’étant rendu remarquable par son érudition et sa sainteté, il s’endormit dans le Seigneur, sous l’empereur Valens. Le pape Benoît XV l’a déclaré docteur de l’église universelle.

A Rome, sur la voie Ardéatine, l’anniversaire des saints martyrs et frères Marc et Marcellin. Durant la persécution de Dioclétien, arrêtés par le juge Fabien et attachés à un poteau, ils eurent les pieds percés de clous, et comme ils ne cessaient pas de louer le Christ, on leur perça les flancs avec des lances. Ils entrèrent ainsi dans le royaume des cieux, avec la gloire du martyre.

A Padoue, saint Grégoire Barbarigo, originaire de Venise, Cardinal et évêque des diocèses de Bergame d’abord, puis de Padoue. Ses vertus et sa sagesse pastorale le rendirent si recommandable, que Jea XXIII lui a attribué la couronne des Saints.

A Malaga, en Espagne, les saints martyrs Cyriaque et Paule vierge, qui, sous les pierres dont on les accablait, rendirent leurs âmes à Dieu.

A Tripoli, en Phénicie, saint Léonce soldat. Sous le préfet Adrien, il parvint, après de très cruels tourments, à la couronne du martyre, avec le tribun Hypace et Théodule, convertis par lui au Christ.

Le même jour, saint Ethère martyr. Durant la persécution de Dioclétien, après avoir souffert la peine du feu et d’autres tortures, il fut mis à mort par le glaive.

A Alexandrie, la passion de sainte Marine vierge.

A Bordeaux, saint Amand, évêque et confesseur.

A Sciacca, en Sicile, saint Caloger ermite, dont la sainteté se manifeste principalement dans la délivrance des énergumènes.

A Schoenau, en Germanie, sainte Elisabeth vierge, célèbre par sa régularité dans les observances monastiques.

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