Sanctoral

Saint André Corsini, Évêque et Confesseur

André naquit en 1302 à Florence de la noble famille des Corsini ; ses parents, qui l’avaient obtenu de Dieu par leurs prières, le consacrèrent, à la bienheureuse Vierge. Un présage divin montra, dès avant sa naissance, ce qu’il devait être un jour : pendant que sa mère était enceinte, il lui sembla, durant son sommeil, qu’elle avait mis au monde un loup qui, se dirigeant vers l’église des Carmes, fut soudain changé en agneau, dans le vestibule même du temple. André reçut dans sa jeunesse, une éducation pieuse et conforme à son rang ; et comme il se laissait aller peu à peu au vice, il fut souvent repris par sa mère. Mais dès qu’il sut qu’il avait été consacré à la Vierge Mère de Dieu par un vœu de ses parents, l’amour de Dieu s’alluma dans son cœur, et, averti de la vision de sa mère, il embrassa l’Institut des Carmes, dans lequel il eut à souffrir diverses tentations de la part du démon, mais rien ne put jamais le détourner de son dessein d’être religieux. Envoyé bientôt à Paris, il y suivit le cours des études et y obtint le grade de docteur, puis, rappelé dans sa patrie, il fut préposé au gouvernement de son Ordre en Toscane. Sur ces entrefaites, l’Église de Fiesole, devenue veuve de son pasteur, le choisit pour son Évêque. André, s’estimant indigne de cette charge, s’enfuit et demeura longtemps caché. Le lieu de sa retraite ayant été miraculeusement révélé par la voix d’un enfant, il fut trouvé hors de la ville, et reçut la consécration épiscopale de crainte de s’opposer à la volonté divine. Revêtu de cette dignité, il s’appliqua avec plus de soin que jamais à la pratique de l’humilité, vertu qu’il avait toujours cultivée, et unit à la sollicitude pastorale la miséricorde envers les pauvres, ta libéralité, l’assiduité à l’oraison, les veilles, et les autres vertus ; il fut encore illustre par l’esprit de prophétie : de telle sorte que tous célébraient sa sainteté. Les mérites d’André poussèrent Urbain V à l’envoyer à Bologne, en qualité de légat, pour apaiser des troubles. Le Saint eut beaucoup à souffrir dans l’accomplissement de cette mission, et il éteignit par sa grande prudence les inimitiés ardentes qui avaient armé les citoyens les uns contre les autres ; la tranquillité rétablie, il revint vers les siens. Bientôt, épuisé par les travaux assidus et par les macérations volontaires de la chair, et après avoir reçu de la bienheureuse Vierge l’annonce de sa mort le jour de Noël 1372, il partit pour le royaume céleste le jour de l’Epiphanie, l’an du Seigneur mil trois cent soixante-treize, en la soixante et onzième année de son âge. André étant devenu illustre Dar de nombreux et éclatants miracles, Urbain VIII l’inscrivit au nombre des Saints, Son corps repose à Florence dans l’église de son Ordre, et il y est honoré avec la plus grande vénération par les habitants, qui ressentirent plus d’une fois sa protection dans de pressants périls.

Saint Joseph de Léonisse, 1er Ordre capucin, Confesseur

Eufranio Desiderio, est né en 1556 à Leonessa en Ombrie (Italie) dans une famille riche. Dès son enfance, il manifesta une piété exemplaire et entraînait ses compagnons à la prière et aux mortifications. Confié à son oncle, pour son éducation, il refusa le mariage avantageux qu’on lui proposait et dès l’âge de seize ans, entra chez les Frères Mineurs Capucins. A l’âge de dix-huit ans, il fit profession dans le couvent que les Capucins avaient dans le lieu de sa naissance, et changea son nom d’Eufranius en celui de Joseph. Il fut toujours un modèle accompli de douceur, d’humilité, de patience, de chasteté et d’obéissance. La vivacité de sa ferveur rendait très méritoires toutes ses actions, même celles qui paraissent les plus indifférentes aux yeux du monde. Trois jours de la semaine, il ne prenait que du pain et de l’eau pour toute nourriture : il passa aussi plusieurs carêmes de la sorte. Il couchait sur des planches, n’ayant qu’un tronc d’arbre pour chevet. Sa joie n’était jamais plus grande que lorsqu’il avait l’occasion de souffrir des injures et des mépris. Il se regardait comme le dernier des pécheurs, et avait coutume de dire à ce sujet : « Il est vrai que, par la miséricorde de Dieu, je ne suis pas tombé dans des crimes énormes ; mais j’ai si mal répondu à la grâce, que j’aurais mérité d’être abandonné plus qu’aucune autre créature. » Son zèle à crucifier le vieil homme avec tous ses désirs, avait préparé son âme à recevoir les faveurs extraordinaires que le Saint-Esprit communique aux Saints dans l’exercice de la prière et de la contemplation. Il avait une dévotion singulière à Jésus crucifié, et les souffrances de notre divin Sauveur étaient le sujet le plus ordinaire de ses méditations. Il prêchait ordinairement un crucifix à la main ; et ses paroles qui étaient toutes de feu, embrassaient de l’amour sacré les cœurs de son auditoire. En 1587, ses supérieurs l’envoyèrent dans la Turquie, pour travailler, en qualité de missionnaire, à l’instruction des chrétiens de Péra, qui est un faubourg de Constantinople. Il se dévoua avec une charité vraiment héroïque au service des galériens, surtout pendant les ravages d’une peste horrible. Ayant été lui-même attaqué de cette cruelle maladie, Dieu lui rendit la santé pour le bien d’une grande multitude d’âmes. Il convertit plusieurs apostats, dont un était pacha. Les mahométans, furieux du succès de ses prédications, le firent mettre en prison par deux fois, et le condamnèrent à mort. Ils le pendirent à un gibet, par un pied et par une main, et le laissèrent longtemps en cet état. A la fin pourtant on le détacha, et le sultan commua en exil la sentence de mort. Le Père Joseph s’étant embarqué pour l’Italie, prit terre à Venise, et arriva à son couvent après une absence de deux ans. De retour dans sa patrie, il recommença ses travaux apostoliques, et le ciel continua de les bénir comme il avait déjà fait. Notre Saint fut affligé, vers la fin de sa vie, d’un horrible cancer, qui lui causa les plus vives douleurs. Il souffrit deux fois les opérations des chirurgiens, sans pousser le moindre soupir. Il tenait pendant tout ce temps-là un crucifix dans ses mains, et ne faisait entendre que ces paroles : « Sainte Marie, priez pour nous, misérables pécheurs. » Quelqu’un des assistants ayant proposé de le lier durant l’opération, il dit en montrant le crucifix : « Voilà le plus fort de tous les liens ; il me tiendra immobile beaucoup mieux que toutes les cordes. » Sa maladie étant sans remède, il mourut le 4 Février 1612. Son nom se trouve on ce jour dans le martyrologe romain que Benoît XIV a publié. Il fut béatifié par Clément XII, en 1737, et canonisé en 1746 par Benoit XIV.

Bienheureuse Jeanne de Valois, Veuve, reine de France

Sainte Jeanne de Valois, fille du roi Louis XI, vint au monde le 23 avril 1464 toute laide et contrefaite, mais, en revanche, le Ciel révéla en elle, dès ses plus tendres années, une âme d’élite. Sa piété envers la Sainte Vierge marquait son âme du sceau des prédestinés. Elle avait cinq ans lorsque la Mère de Dieu daigna lui apprendre qu’elle était appelée à fonder en Son honneur un Ordre dont le but principal serait l’imitation de Ses vertus.  Jeanne fut mariée malgré elle à un prince (à Louis d’Orléans devenu roi sous le nom de Louis XII) qui l’avait en aversion et ne la regarda jamais comme son épouse. Après quelques années pleines d’épreuves pour elle, le roi Louis XI étant mort, ce mariage, contracté en des conditions déplorables, fut, à la demande du mari, déclaré nul par le Souverain Pontife: “Que Dieu soit glorifié, dit alors la Sainte, mes chaînes sont brisées; c’est Lui qui l’a voulu, afin que désormais je puisse mieux Le servir que je ne l’ai fait jusqu’ici.” Ses adieux au prince furent touchants: “Je vous dois, dit-elle, une grande reconnaissance, puisque vous me retirez de la servitude du siècle. Pardonnez-moi mes torts; désormais, ma vie se passera à prier pour vous et pour la France.” Dès lors la prière devint la compagne inséparable de Jeanne. Son ardent amour pour Jésus-Christ lui fit embrasser les mortifications volontaires, et plus d’une fois on la vit, à genoux au pied d’une Croix, se frapper la poitrine avec une pierre et répandre un torrent de larmes, à la pensée de ses péchés et des souffrances de Jésus-Christ. Elle jeûnait et prolongeait ses veilles, ses prières et ses macérations trois jours au moins par semaine. Consoler les pauvres, les servir à table, laver et baiser leurs pieds, voilà quelles étaient les occupations chères à son coeur. Son humilité aurait voulu cacher à tous les yeux les prodiges de sa charité; elle n’aurait désiré que Dieu seul pour témoin, car elle ne cherchait que Lui dans la pratique de toutes les vertus. L’Eucharistie était sa force mystérieuse; elle ne la recevait jamais que toute baignée de larmes, et c’est au pied du Tabernacle qu’elle trouvait tous les trésors de dévouement qu’elle prodiguait autour d’elle. Elle put, avant sa mort, fonder, selon la promesse de la Sainte Vierge, l’Ordre des Annonciades. Une clarté extraordinaire parut pendant plus d’une heure dans sa chambre, au moment de sa mort le 4 février 1505. On trouva son corps couvert d’un cilice, avec une chaîne de fer. Elle fut béatifiée par Pie VI, qui étendit sa fête à toute la France.

Martyrologe

Saint André Corsini, de l’Ordre des Carmes, évêque de Fiésole et confesseur. Son anniversaire est mentionné le 8 des ides de janvier (6 janvier).

A Rome, saint Eutyche martyr. Il termina sa vie par un glorieux martyre et fut inhumé dans le cimetière de Callixte. Dans la suite, le pape saint Damase orna son tombeau d’une épitaphe en vers.

A Thinuis, en Egypte, la passion du bienheureux Philéas, évêque de cette ville, et de Philorome, tribun militaire. Durant la persécution de Dioclétien, des parents et des amis ne purent les déterminer à s’épargner eux-mêmes: tous deux livrèrent leur tête au bourreau et méritèrent les palmes du Seigneur. Avec eux, une multitude innombrable de fidéles de la même ville, marchant sur les traces de leur pasteur, obtinrent la couronne du martyre.

A Fossombrone, les saints martyrs Aquilin, Gémine, Gélase, Magne et Donat.

Au royaume de Maravar, dans les Indes Orientales, saint Jean de Britto, prêtre de la Compagnie de Jésus. Après avoir converti à la foi un grand nombre d’infidèles, il obtint la couronne d’un glorieux martyre.

A Troyes, en France, saint Aventin, prêtre et confesseur.

A Péluse, en Egypte, saint Isidore, prêtre et moine, renommé pour ses mérites et son savoir.

A Sempringham, en Angleterre, saint Gilbert, prêtre et confesseur, qui fut fondateur de l’Ordre de Sempringham.

A Amatrice, du diocèse de Riéti, la mise au tombeau de saint Joseph de Léonessa, prêtre de l’Ordre des Mineurs Capucins et confesseur. Pour avoir prêché la foi, il endura de cruelles tortures de la part des Mahométans. Rendu célèbre par ses travaux apostoliques et ses miracles, il a été inscrit au catalogue des saints par le souverain pontife Benott XIV.

A Brême, commémoraison de saint Rembert, disciple de saint Anschaire. Au lendemain de la mort de son maître, c’est-à-dire en ce jour, il fut choisi comme évêque de Hambourg et de Brême.

A Bourges, en Aquitaine, sainte Jeanne de Valois, reine de France et fondatrice de l’Ordre de la très sainte Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie, illustre par sa piété et sa particulière participation aux souffrances de la Croix. Le pape Pie XII l’a inscrite aux fastes des Saintes.

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