
Il faut se rendre à l’évidence, les éléphants ne sont pas immortels.
Vous me direz, cela fait longtemps qu’on le sait et qu’on le dit, surtout depuis que le Parti socialiste ressemble à un cimetière.
Tout de même, Jospin mort est, pour ceux de ma génération, une page qui se tourne.
C’est qu’il n’en reste plus beaucoup de ces socialistes pachidermiques qui ont marqué l’histoire de la destruction de la France.
Il y a beau temps que les Rocard, Mauroy, et autres Emmanuelli peuplent désormais le royaume des ombres.
Il reste le vieux Chevènement.
Qu’on se rassure, je sais rester digne et assume – même si ça ne se fait plus – d’ôter mon chapeau devant un convoi funèbre quel qu’il soit.
Car ne pas respecter quelqu’un qui va paraître devant Dieu pour recevoir la juste rétribution de son passage ici-bas est l’apanage de la gauche.
Or combattre un adversaire, c’est d’abord s’efforcer de ne pas lui ressembler.
Qu’on se rassure encore, je ne perdrai pas de temps en un portrait nécrologique dont vous trouverez pléthore ailleurs.
En revanche, respect ne signifie pas complaisance.
Et comme dit la chanson, « non, je n’ai rien oublié ».
Pas oublié le passage de Jospin au ministère de l’Éducation dite nationale.
Les ZEPs, la dévalorisation du Bac, c’était Jospin. Pas oublié non plus le calamiteux passage de Jospin à Matignon, cadeau de Chirac avec la dissolution de 1997.
Jospin à Matignon, ce sont les 35 heures, Straus-Kahn à l’économie, sans oublier les lois de parités qui sont devenues à tel point tyranniques que même un conseil municipal doit obligatoirement être composé d’autant d’hommes que de femmes.
Et peu importe si ce sont des hommes incompétents car, nous le savons, il n’existe pas de femmes incompétentes.
Je n’oublie pas non plus le PACS qui a ouvert la voie à l’abomination du mariage entre personnes de même sexe.
Bref, le marasme funeste dans lequel se trouve aujourd’hui la France doit beaucoup à Lionel Jospin.
Mais comme je voulais à toute force terminer sur un beau souvenir, je veux me rappeler le 21 avril 2002 ou le camp national a vibré tandis que le camp antinational a tremblé.
Je me revois, une coupe de champagne à la main, tandis que Lionel Jospin annonce quitter la vie politique.
Dehors ! Jospin restera un trotskiste installé au PS pour faire carrière.
Et à ce titre, il ne sera jamais regretté.
Jacques Frantz
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