Dans un article précédent, j’avais comparé Florian Philippot à un coucou, qui veut éliminer toute la famille Le Pen du Front National.

Le coucou de gauche, Florian Philippot, a réussi à expulser le fondateur du FN de son propre parti. 

A mon sens, il est maintenant possible de lire la stratégie et les arrière-pensées du coucou. Pour arriver à ses fins, c’est-à-dire devenir président du FN, il a encore deux obstacles à éliminer : Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen. Noyauter le FN avec ses partisans et obligés ne lui suffit pas.

La bonne stratégie pour gagner à droite est celle que décrit Patrick Buisson : réussir l’union du peuple français de souche, vivant à la campagne, avec les bourges de droite, habitant les villes.

Cette stratégie gagnante, appliquée par De Gaulle ou Sarkozy, est précisément celle que Marine Le Pen, cornaquée par Florian Philippot, n’applique pas. C’est étonnant, voire aberrant, mais, à mon avis, tout à fait explicable du point de vue de Philippot. Au lieu d’appliquer la stratégie gagnante, Marine Le Pen s’est fourvoyée depuis le début dans une stratégie gauchisante et contrenature. Tous les sondages sont d’accord pour pronostiquer son échec : au 1er peut-être et au 2ème assurément.

On peut ajouter que différentes personnes comme Sophie Montel, et ses sorties sur l’IVG, consolident le fossé entre les deux électorats que le FN devrait au contraire essayer d’unir. Certes, la situation économique de la France est désastreuse. Mais, à quoi bon avoir un travail, si les rues sont couvertes d’affiches pornocrades et si les enfants sont pervertis à l’école par le gender et toutes sortes de théories dégénérées. Les questions civilisationnelles sont tout aussi importantes que les questions économiques.

La question est de comprendre pourquoi cette stratégie perdante continue. Mon analyse est que cette stratégie menant à l’échec conduira aussi à l’élimination à moyen terme de Marine Le Pen de la présidence du FN. En effet, il n’est pas tenable que le candidat naturel du parti échoue indéfiniment. La stratégie de Philippot est donc un travail de sape, visant à discréditer Marine Le Pen à l’usure, tout en faisant semblant de lui être fidèle. Etant donné qu’elle est complètement gouroutisée et aveuglée, l’obstacle va tôt ou tard tomber.

Marion Maréchal-Le Pen est un obstacle beaucoup plus sérieux que Marine Le Pen pour les ambitions du coucou de gauche. Marion incarne naturellement, brillamment et élégamment la bonne stratégie : celle de l’union des droites, décrite par Patrick Buisson. D’autre part, le coucou n’a aucune influence sur Marion, qui est trop intelligente pour avoir besoin d’un directeur de conscience politique.

La stratégie pour éliminer Marion Maréchal-Le Pen, la forcer à se taire ou éventuellement à quitter le FN, consiste à l’opposer à Marine Le Pen. Il existe objectivement des différences politiques entre les deux femmes, qui incarnent respectivement le frontisme de droite et le frontisme de gauche. Tout le monde le voit. Nier cette différence est un écran de fumée sur l’évidence la plus évidente.

Pour Philippot, la stratégie consiste donc à tout faire, avec aussi l’appui des médias, pour mettre Marion Maréchal-Le Pen en porte-faux, en essayant de la faire passer pour une opposante à la ligne officielle, fût-ce à son corps défendant. Cette opposition virtuelle est objectivement vraie, puisque la ligne officielle, gauchisante, est mauvaise et que Marion incarne la bonne ligne.

C’est à mon avis comme cela qu’il faut comprendre l’obstination absurde du FN marino-philippotesque à se positionner sur une ligne gaucho-laïcarde contre-nature. Une lente stratégie d’élimination, mise en oeuvre par le coucou de gauche.

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Le mariage chrétien. Allocutions du pape Pie XII

Au cours de ses audiences, le pape Pie XII avait l’habitude de s’adresser aux nouveaux mariés, venus à Rome pour leur voyage de noces.

Le Saint-Père leur parlait du rôle respectif de l’homme et de la femme, de leur harmonieuse collaboration, de l’amour qui les lie, des grâces sacramentelles auxquelles ils ont droit, des épreuves qu’ils pourront rencontrer, mais surtout des joies qui leur seront données, de la bénédiction des enfants et de l’éducation qui en est le corollaire.

Le Pasteur angélique possédait, à un degré étonnant, le don de renouveler un sujet, de varier son discours ou d’aborder un même thème sous des aspects différents. Chacune de ses allocutions est ainsi profondément originale et ouvre au lecteur des perspectives inédites.

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