La DILCRAH (délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) n’est pas simplement l’un des outils de l’arsenal de la police de la pensée. C’est aussi un refuge rémunérateur pour politiciens en transit.

Ainsi, Elise Fajgeles, suppléante de Benjamin Griveaux, occupait son siège de député tant que celui-ci était secrétaire d’Etat et porte-parole du gouvernement. Mais il a quitté ces fonctions le 27 mars 2019 et a retrouvé son siège à l’Assemblée nationale un mois plus tard, s’attelant maintenant à tenter de s’imposer pour être le candidat LREM à la mairie de Paris en 2020. Du coup, Elise Fajgeles a été recrutée le 1er juillet à la DILCRAH, comme chargée de mission, avec un contrat sur mesure dont le salaire d’environ 6.000 euros correspond approximativement au traitement de parlementaire qu’elle vient de perdre.

Le Canard enchaîné note que l’écologiste Cécile Duflot avait déjà utilisé le même stratagème pour recaser sa suppléante à la DILCRAH en 2014.

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Un commentaire

  1. daflon says:

    Encore un bon “fromage” pour les politicards au chômage. Tous ces glandeurs s’épanouissent dans ces “machins” aussi dispendieux pour les finances publiques que lucratives pour les traîtres.